AU ROI DE NAVARHK
Marteillc , 6 Janvier
Monsieur mon cousin, en ensuivant le propoz que avons eu ensemble de mes cousines vos fdles, la royne et moy en avons souvent eu devys, comme celles qui veullent leur bien, honneur et advantage Ht est requis pour le bien de vostre maison que madame ma cousine leur mère les amène toutes à Lion et qu'elles y soient à la fin de ce
movs, où le roy sera de retour de sou voyage, et pareillement la roy ne et moy; et m'a escript ledit seigneur qu'il désire les y trouver; et aussi vous y verroit voulontiers, mais congnoissant que tous deux ne pourriez laisser vos affaires de par delà, j'escriptz à mon cousin vostre père que je trouve bon qu'il viegne accompaigner madile daine nia cousine et vosdites filles, qui, je vous asseure, sont très fort désirées; ainsi que ce porteur vous pourra dire. Remettant sur luy, ne vous feray plus longue lectre, priant Dieu, monsieur mon cousin, qu'il vous doinl ce que désirez. A Marseille, le sixiesme jour de janvier.
Vostre humble et bonne cousine, Lovsi .
Susvription. A monsieur mon cousin le roy de Navarre.