‹ Documents historiques inédits tirés des collections manuscrites de la Bibliothèque royal et des Archives ou des Bibliothèques des départementsChapitre 98 sur 165 · N° XXXVIII · texte numérisé non relu

N° XXXVIII

RELATION DES CHOSES QUE j'Ai NOTÉES EN CK VOYAGE QUE j'Ai FAIT EFC FRANCE, AU CAMP DU DUC d'aNJOU, FRÈRE DU ROY.

(D'après l'original anonyme.)

MARS ET AVRIL I 56g.

La bataille en laquelle mourut le prince de Condé advint le 1 3' jour de mars, et fut ainsi que, par délibération de l'admirai, lequel voulant le jour précédant faire bravade à l'armée dudit duc d'Anjou par une escarmouche qu'il fit à Chasteau-Neuf, ville assise sur la Charente, du costé de Bordeaux, où il y avoit un pont, duquel ceux dudit sieur d'Anjou estoient maîtres, par lequel on pouvoit venir à l'armée du prince de Condé, estant logé en deçà laditte rivière de Charente, là où elle demeura tout le reste de ce jour qu'ils avoient fait laditte escarmouche qu'estoit le iae, et se logeoit à une demy-lieue près de laditte rivière; et cognoissant l'admirai le désir que les catholiques avoient de combattre les huguenots, de quoy tous les jours ils en cherchoient les occasions, il vouloit le lendemain, qu'estoit le i3e, la leur donner par autre escarmouche qu'il avoit délibéré de donner, et faire que partie

de l'armée des catholiques passassent ledit pont, et après donner dessus avec toutes les forces des huguenots, se promettant par ce moyen les deffaire sans qu'ils pussent estre secourus, pour ce que les catholiques ne pouvoient venir au secours en escadron sinon à la file : et de tout cecv l'on entend que ledit amiral en faisoit plusieurs discours la nuit avec les siens, en se gaudissant et disant que le lendemain ils verroyent de ses tours. Estant préveu tout cecy par le conseil dudîtduc d'Anjou, mesme de monsieur de Tavannes, lequel a la superintendance et manyment des affaires de la guerre en ce costé-là, trouvèrent qu'il estoit nécessaire de n'attendre aultre occasion de combattre l'ennemy,car auparavant il se logeroit en lieux fort avantageux et là où ne leur pourroit beaucoup nuire, et que pouvant passer la rivière, l'advantage seroitégal pour les uns et lesaultres. Pour quoi à toute diligence on feit dresser deux aultres ponts sur laditte rivière, lesquels furent faits deux ou trois heures avant le jour, et dès lors commencèrent les catholiques tellement que, avant l'aube du jour, toute l'armée fut passée et se trouva du mesme costé des huguenots; n'estant l'admirai averti des ponts qu'avoient esté faits, bien lui vint-on dire que les catholiques passoient, mais il entendoit que c'estoit seulement par sur ledit pont de Chast eau-Neuf, qu'estoit tout ce qu'il demandoit; et comme lui-même s'avança à l'aube du jour d'aller recognoistre les catholiques, lesquels ne se découvraient sinon bien près, et se tenoient au long de la rivière, qu'est une vallée fort peuplée d'arbres, et estant ledit amiral sur un hault, il descouvroit le bagaige des catholiques environné de huit cent hommes qui estoient demeurés de l'autre costé de la rivière, et jugea ledit admirai que ce devoit estre l'arrière-garde desdits catholiques , dont il fut fort joyeux , et pour ce il manda incontinent au prince de Condé, qu'estoit logé à une demy-lieue en deçà, qu'il s'avanceast et qu'il fisl marcher tous ses gens : à quoy le prince fut fort diligent, de manière que en peu d'heure il se trouva bien près des catholiques, et se commença l'escarmouche. Et dès lors se commença à descouvrir toute l'armée des catholiques en escadrons et bataille; ce que recognoissant l'admirai se trouva fort estonné et trompé, et vouloict obvier de ne combattre, mandant au prince qu'il se deust retirer, et de mesme feit le semblable à leur infanterie et artille*

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rie sans attendre la réponse dudit prince, laquelle il fist envoyant dire audit admirai qu'il estoit si advant et près des catholiques, qu'il ne se pouvoit retirer sans grande perte et fuite , et que nécessairement il falloit combattre; ce qui desplut fort audit admirai, lequel ne youloit rien hasarder. Toutesfois , voyant la nécessité, il fut contraint de le faire et chargea avec six cent chevaux le premier, et fut sa charge fort froide sans enfoncer, sinon laisser au long l'escadron qu'il chargea : ce que voyant ledit Condé dit fort haut: «Voilà l'admirai qui a fait un tour de clerc; mais je lui veux montrer comment il faut charger,» et ayant fait quelque harangue à ses gens, il s'avança avec son escadron qu'estoit bien de huit cent chevaux, et en s'approchant faisoit faire plusieurs courbettes à son cheval, par réjouissance, et chargea avec grande force un escadron de chevaux que menoit le sieur de la Hocette, lequel il enfonça, rompit et deffît entièrement, et passant oultre, chargea celui de messire de Guise et de Martiguer, et l'enfonça encore; et lors monsieur de Tavannes, qui donnoit ordre partout, feit charger les reitres de Bassompierre au flanc dudit Condé, tellement qu'ils le contraignirent de se retirer et rompirent grande partie de son escadron , lequel ledit Condé pensoit ralier, ce qui lui fut erapesché, car il fust chargé une aultre fois par M. de Guise et les reistres, et en ceste charge se mirent en fuite ceux dudit Condé, le cheval duquel fut blessé de plusieurs coups de pistolets et tomba par terre, demeurant dessoubs un bras et une jambe dudit Condé, lequel appercevant un gentilhomme nommé monsieur d'Argence, qui estoit au service du roi, l'appella disant : «Ho Argence mon amy, sauve-moy la vie et je tedonne cent mille escus. » Ce que lui promit faire ledit Argence et le releva; et comme cecy se passoit devant, monsieur d'Anjou survint là auprès lui, faysant suivre les ennemys qui fuyoyent, et reconnoissant ledit prince la cornette dudit d'Anjou, il dit :« Voyez la cornette de Monsieur, je suis mort; » et d'Argence luy dit : « Non estes, Monsieur, bouchez-vous le visage,» car il avoit osté auparavant son habillement de teste ; mais Dieu vouloit qu'en arrivant ledit d'Anjou, plusieurs recognurent ledit Condé , et fut commandé que l'on le tuât, ce que fut incontinent fait; et en recepvant le premier coup, ledit Condé dit :« Et à celte heure serez-vous eontens?» et ne dit jamais autre parolle. L'admirai , Dandelot, La Ro-

chefoucault, Montgomery et plusieurs autres principaux se sauvèreot à Cognac et à Saint-Jehan d'Angely, et quant à l'infanterie , elle s'estoit desjà auparavant retirée à Jarnac, rompant le pont après eux afiu qu'ils ne fussent suivis. Il ne mourut personne de nom que ledit Coudé, et le nombre des morts de son couseil fust de trois à quatre cens, la plus part gentilshommes, et environ cent de prisonniers, que quasi sont tous ès mains des rayttes. Du costé du sieur d'Anjou, il en mourut de quatre-vingt à cent , entre lesquels fut blessé le comte de Lamirande , qui depuis mourut. Ceste deffaite estant passée en la sorte que dit est, l'amiral a esté deux mois sans se laisser voir et parler à personne, au bout desquels il reprint quelque courage, et feit assembler toute la noblesse qui leur estoit restée, à laquelle il feit une longue harangue sur le désastre qui leur estoit advenu, lequel il attribuoit à la mauvaise vie qu'ils menoyent, et que Dieu les avoit voulu chastier ainsi qu'il faisoit par le passé. Les siens alléguant quelques passages du Vieux Testament, après il dit qu'il ne falloit point perdre courage et que si bien ils avoient perdu leur chef, qu'il ne leur en manquoit un autre, qui estoit le prince de Navarre, lequel estoit présent à laditte assemblée, en nommant lequel ledit amiral avoit la main au bonnet et lui fit une grande révérence. Ce fait, il feit une reveue de leurs gens, desquels ils trouvèrent encore en nombre de deux mille et sept cent chevaux, dont les mil cinq cent sout gentils hommes, et de huit à neuf mille piétons, dont il est quatre mille bons arquebusiers gascons. Quelques jours après le conte de Larochefoucault alla en Angleterre, et ne sçail-on en quel elTet.

Les ennemys ne se sont montrés en campeigne depuis laditte delfaite à jusques le mardy de la sainte sepmaine , que quatre cornettes des leurs se mirent aux champs pour recognoistre l'armée des catholiques, lesquelles cornettes furent rencontrées par les sire de Guyse et de Brisac, qui , semblablement, alloyent pour voir ce que faisoit l'ennemy avec six cent chevaux; et prindrent la fuyte lesdits ennemys, que ne peut estre si soudaine que lesdittes cornettes ne demeurassent prinses, et plusieurs que tués que prisonniers, lesquels ont demandé pardon audit seigneur d'Anjou , promettant de cy-après servir le roy fidellement, et dient que depuis la mort de Condé grand partie de gen-

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tils hommes qui sont avec l'amiral l'abandonnoyent volontiers et poseroyent les armes s'ils sçavoyeut que le roy les receut en grâce : ce que les en a assuré ledit seigneur d'Anjou, tellement qu'il n'y a jour qu'il ne se en passe quelques uns de son costé, et les permet ledit sieur d'Anjou de servir le roy en son camp. L'on espère que plusieurs feront les mesmes, voyant la douceur et bon traitement que l'on leur fait. Plusieurs de ceux qui furent prisonniers et mis à rançon ont voulu demeurer au camp de mondit sieur d'Anjou , sauf environ dix ou douze que, par l'advis de quelques-uns du conseil, sont retournés trouver ledit amiral et ont promis de faire quelque service notable au roy.

La princesse de Condé estant visitée par l'admirai pour la consoler de la mort de son mary, dit audit amiral plusieurs injures en l'appelant méchant, traître, qu'il avoit mené son mary à la boucherie, et qu'il s'en estoit fuy.

Les vicontes de Lauguedre font tout leur possible pour eux venir joindre avec l'admirai ; mais jusqu'à présent ils ont esté empeschés par monsieur Monluc.

Ledit admirai avec environ huit cent chevaux s'estoit parti d'avec les siens en prétention d'aller rencontrer le duc de Deux-Ponts et avoit desjà cheminé douze lieues, mais estant advërti ledit sire d'Anjou, le feit devancer par quinze cens chevaux qui lui avoit gagne le devant, et ainsi fut contraint de retourner d'où il venoit.

Les huguenots fuyent toutes les occasious de venir aux mains avec les catholiques et n'attendent jamais. Il est vray qu'ils se peuvent maintenir quelque temps où ils sont , et jusqu'à ce que en ce quartier il y ayt deux champs pour le roy, car pendant qu'ils tiendront les places deçà et delà de la Charente, l'on ne leur pourra faire grand mal, à cause que quand ils sont d'ung costé et que l'on les y va chercher, ils repassent de l'autre, ayant les passages à commandement , ce que n'ont les catholiques; et faut nécessairement prendre les villes qu'ils tiennent sur la rivière, ce que ne s'est peu faire jusques à présent, pour ce que ledit sire d'Anjou n'avoit nulle artillerie pour battre, laquelle lui est arrivée jusqu'à vingt canons, et délibéré aussi de partir son camp en deux, et n'y aura partie qui ne soit autant et plus forte que toute la

troupe des ennemys, lesquels, selon mou jugement, se perdront tous avant qu'il passe trois moys, ou bien seront contraints de fuyr en Angleterre.

L'on entend par les prisonniers qu'il y a près d'un mil Ion d'or à la Rochelle, lequel s'est ramassé de longue main, tant du domaine de Guienne qu'ils ont levé un an devant, et une taille qu'ils firent de cinq cent mille francs, de quoi ils ont esté payés, et le reste est venu d'Angleterre, et cest argent se gardoit pour le payement des gens dudit duc des Deux-Ponts, sur lequel les huguenots ont tout leur espoir. Mais ayant vus en quel estât estoil la France et les villes de passages gardées, se trouve qu'il est impossible que ledit de Deux-Ponts puisse passer, car pour arriver jusques-là où est l'admirai , il y a cinq ou six grandes rivières à passer, tous les ponts desquelles sont rompus de tous costés, et tous les bateaux retirés aux villes; ès quelles villes il est incroyable la garde que l'on y fait, car les portes y demeurent fermées nuict et jour, et ne peut y entrer et sortir personne qu'il n'ait bous passeports et certifications ; et davantage , ils se sont tellement asseurés des huguenots, que, s' estant fait quelque massacre d'aucungs, tous les autres s'en sont fuys et n'y en est demeuré nuls ès villes; joint aussi que par édit du roy il est commandé à un chascun d'aller à la messe. Le peuple est tant animé contre lesdits huguenots, considérant le dommage qu'ils ont soulTert et souffrent pour eux, que la pluspart des paysans menacent les seigneurs qui sont huguenots de les brusler dans le chasteau; et quand il passoil par le pays de la Beausse, il y eut des payssans qui sachant que le seigueur faisoit faire un presche en un boys, ils attendirent qu'il retournât et le tuèrent.

C'est belle chose que de voir en quelle dévotion le peuple va au service divin et le désir qu'il a de l'extirpation de ces hérésies, dont il est tout apparent qu'elles ne régneront plus eu France, pour le bon ordre que l'on y tient.

Ledit duc d'Anjou promet beaucoup de sa personne ; il est de nature mélancolique, homme qui ne s'ayme sinon à la guerre; il tient assez sa réputation avec un chascun, il est fort crains, cruel, libéra), il méprise beaux vêtements, il s'abille tout simplement, il parle autant bien qu'homme qui se trouve, et ne parle sans propos; il rit peu

souvent, il est vigilant et diligent au possible , au reste il est fort dévot. Et quand il est à la messe, il ne cesse d'être en oraison, et mesme après la messe finie il demeure un quart d'heure à genoux parfaisant ses oraysons. Tous ceux qui sont de son conseille n'ai entendu aucun soubçon sur eux, sinon ont esté toujours tenus pour grands catholiques et gens de bien. Ce sont messieurs de Nontpensier, de Sansal, de Tavannes, de Martiguer et président Byrago, et quelquefois on y appelle Carnavalet eu choses que l'on veut bien qu'il sache.

Pendant que j'estoys là vindrent les nouvelles comment le duc de Deux-Ponts estoit entré en Bourgoigue, et ce jour-là je disnay eu la compagnie desdits du conseil , et n'y failloit sinon monsieur de Montpensier. Se venant à parler de ladilte entrée en Bourgoigue, ils murmuraient fort de ce que le duc d'Alve n'avoit fait empescher ce passage, et mesmes d'avoir refusé l'entrée à monsieur de Nemours, qui s'esloit offert d'y entrer; et sur ce monsieur de Martiguer dit que c'estoit à sa descharge pour charger son compagnon , et que monsieur le duc deust considérer que tel chemin que prendroient les affaires de France, le suyvroot les Estais du roy son maistre, et qu'ils nous avoyent osté le plus grand ennemy que nous eussions. Car tout le desseing que ledit prince de Condé avoit, estoit de mener la guerre ès Pays-Bas. Quant à monsieur de Tavannes, il dit que s'il eût esté en la place de monsieur de Nemours, qu'il n'eust demandé congé, mais qu'il fust entré dedans, et dit encore que qui l'eût creu , il y a longtemps que le comte de Bourgoigne, etc., et ne dit davantage. Enfin tous unanimement louèrent beaucoup la conduite et les, etc., etc., qu'avoit fait faire ès pays de par deçà, dont ilsavoient donné le mesme conseil au roy de Fiance quand il fut à Bayonne , lequel le conestable répugne fort. Mais tous recognoissent que ce conseil estoit bon, puisque de celuy ledit duc en avoit usé et bien conduit les affaires de son maistre, et qu'il leur falloil confesser que c'estoit le plus grand capitaine qui se trouva au monde , et le prioyent de prendre leur querelle en protection et s'ayder les uns les autres puisque c'estoit pour un mesme fait, et quant à eux ils ne craignoient les armées qui sont pour le jourd'huy dressées contre eux , sinon que d'icy à deux ou trois moys il ne s'en mette sus quelque autre nouvelle, que Casymire ou autre prince d'Almaigne

amène. En ce cas ils disoyent qu'il faudrait que monsieur le duc y fist fasce, car autrement ils seroienl contraints de venir à quelque parti qui seroit dommageable aux deux royaumes , et y procédant monsieur le duc en ceste sorte ils s'assuroient de fiuir toutes les guerres dedans troys mois, avec l'entière ruyne de leurs ennemys.

Je parlay à un hérault du roy de France qui avoit esté envoyé vers ledit duc des Deux-Pou ts , pour savoir son intention , ce qu'est ce qu'il vouloit dire , et lui notifier la mort de Condé; ledit hérault dit que le prince d'Orange lui dit qu'il faisoil tout son effort pour diverlir ledit duc de Deux-Ponts à ce qu'il n'allast en France, et que volontiers il faisoit cet office parce qu'il estoit très-humble serviteur du roy de France; mais quant à dire que Condé estoit mort, que c'estoit mensonge , et que le jour le duc de Deux-Ponts avoit heu lettres de luy.

Les deux mareschaulx enfans du con nés table sont à leur maison à Gentilly, et auparavant la mort de Condé celui de Montmorency avoit fait faire levée de souldats sans commandement du roy, et disoit que c'estoit par son plaisir et feignoit d'aller visiter avec lesdits soudars son gouvernement, ès villes duquel , mesme à Compiègne, l'on ne vouloit laisser entrer. Le roy en estant adverty lut manda que ses gens n'estoyent nécessaires et qu'il les licentiast, ce qu'il délaya de faire jusques au second commandement que vint après la mort de Condé , entendant lequel il le licentia. L'on a mauvaise opinion de luy et tient -on pour certain qu'il vouloit faire quelque chose s'il eust heu les moyens. 11 ne va point à Paris, car il sçait qu'il y est fort mal voulu. Et quant au mareschal d'Anville, il demeure quoy en sa maison, dont l'on est fort esbahy, car il a toujours bien fait pour le passé.

Il se dit tout publiquement au camp dudit duc d'Anjou que, ayant mis fiu à leurs guerres, ils sont délibérés de la faire en Allemaigne , et se vanger de leurs ennemys, car ils cognoissent que la condition du François est qu'il ne peut demeurer sans guerre, et par ainsi qu'ils la veulent entretenir hors du pays.

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