‹ Documents historiques inédits tirés des collections manuscrites de la Bibliothèque royale, et des archives ou des bibliothèques des départementsChapitre 89 sur 139 · PI · texte numérisé non relu

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Avant dels sos dos enveied, Un asne adducere se roved.

Cum cel asnez fu amenaz, De lor manlelz ben Tant parad, De lor mantelz, de lor vestit Ben li appreslunt ; o ss'assis.

Per sua grand bumilitad, Jhesus rex magnes sus monled, Si cum prophètes ant mulz dis Canted aveien de Jesu Crist.

Anz petit dis que cho fus fait, Jhesus lo Lazer suscitet, Chi quatre dis en moniment Jagud aveie, loz pudenz.

Cum ço audid tota la gent Que Jhesus ve l'oreis poderz Chi eps lo morz faise reviuere, A grand honor enconlr'ixirent.

Alquant dels palmes prendent troncs, Alquant dêls olivers les branches ; Encontr'al Rei qui fez lo cel Issid lo di le poples lez.

Canten li gran e li petit :

Fili Davit, filiDavit!

En avant des aient dwx il envoya « Lui amener un âne il ordonna.

Quand cel âne fut amené , De' leurs manteaux ils Tont bien fiaré , De leurs manteaux , de leurs habits Bien ils Tapprétent ; il s'y assit.

Par sa grande humilité, Jésus roi grand dessus monta , Si comme les prophètes longtemps auparavant Avaient chanté de Jésus-Christ.

Peu de jours avant que ceci fût fait, Jésus le Lasare ressuscita ,

Qui quatre jours dani le monument Avait été couché, tout puant.

Quand tout le peuple apprit ceci, Que Jésus réellement avait pouvoir Que même les morts il fît revivre, A grand honneur ils sortirent a sa renc<Mitre.

Quelques-uns prennent des primes les tiges. Quelques-uns des oliviers les branches ; À la rencontre du Roi qui fit le del Sortit en ce jour le peuple joyeux.

Chantent les grands.et les petits :

Fils de David , fÛs de David !

(ioogle

DOCUMENTS fflSTORIQUES INÉDITS.

Palis vestit, palis mantenls Davant estendent as sos pez.

Gran foies aredrengan davan , Gran e petit Deu van iaudant, En sobre tôt petiz en fan Osanna! semper van clamant.

A la ciptad cum aproismet, Et el la vid , el la s garded ; De son piu cor greu suspiret , Des SOS sanz olz fort lagrimet.

a Hierussalem , Hierussalem l <c Z'ai te dis, et per tes pecbet « Pensar non vols, pensar no 1 poz, <c Non t'o permet tos granz orgolz !

a Venrant H an, venranl li di (c Qu'ez t'asaldran oi inimic; <c II tôt entorn t'arberjaran , (c Et à terra crebantaran.

<c Los tos enfanz qui in te sunt a A maies penas aaoidrant, « En tos belz murs, en tas maisons (C Pedras sub altre non laiserant.

<c Li toi , caitiu ^ per totas genz (C Menadeneren à toimenz.

Le drap de leurs habita «C de leurs muHeaux Devant ils étendent à ses pieds.

De grandes troopesmarèbent devant ; Grands et petits Dien vont kinaat; Bien haut tous les petits enfants Osanna ! vont ausntAt criant.

A la dté quand il approcha Et qu'il la vil , il la regarda ; De son piteux coeur profondéaieot il soupira , De ses saints yeux fort il fleura.

« Jérusalem ! Jérusaleni !

•> Je te Tai dit, et pour tes péchés

«c Penser ne veux, penser ne le peux,

» Ton grand orgueil ne te le peroMt point !

1 5 «c Viendront les ans, viendrom les jours « Que t'assiégeront les eaneiMs ;

« Us t'entoureront tout autour « Et te renmtrront à lefrt.

16 «Tes enfants, qui sont dans toi, « Us tueront à grands tennaenta;

« Dans tes beaux murs, dans tes maisons « Pieire sur antre ils ne iaissaront.

17 « Les tiens, captifii, parmi tous les peuples « Emmèneront avec teurmeiMs ,

u Quar eu te fiz , nu m cognog^ist , (c Salvar te siggnum receubist. »

Gum cho ag dit et percridat, En templum Deu semper intret.

Los marchedant quae in trobed A grant destreit fors los gîtez.

Los SOS talant ta fort monstred Que grant près pavors als Jadeus ; De dobpla corda \z vai firend , Tôt lor marched vai desfazend.

Felo Judeu cum il cho vidren , Enz lor cors grand a(ra)n enveie, Fer mais conselz van demandan Nostre Sennior cum tradissant.

Lo fel Judes Escarioth .

Als Judeus vengue en rebost :

« Que m'en darez? el vos tradran. « — Vostres talenz ademplirant. »

Trenta deners dune li en promesdrent Son bon sennior que lor tradisse; Si chera merz ven si petit !

Hanc non fud honi qui magis Taudis!

Et à cel di que dizen Pascbes, Cum la cena Jbesus oc faita,

« Car je te fit, ta ne me connus pas , •> Pour te sauver on signe ta reços. »

Après qa*il eot dit ceci, et haut répété, Dans le tcnple de Diea incontinent il entra. Les mardiands qu'il y troofi A grands coops ddion il les jeta.

Ses Tolentés si fort il montra Que grande peur prit mu ^tn& ; D*une double corde il va les frappant , Tout leur marché fl Ta défiusant.

Les félons Jnifii quand cela ils virent En leur cœur eurent grande jalousie ,

Par mauvais conseil ils vont demandant Qu'on leur livre Notre Seigneur.

Le félon Judas Iscarioth Aux Juift vient en secret :

« Que me donnerez- vous? et je "vous le livrerai. « — Tos volontés nous satisferons. *•

Trente deniers alors ils lui promirent Pour que son bon seigneur il leur livrât ; Une si chère marchandise il vend si peu ! Jamais ne fut homme qui l'entendit I

Et dans ce jour qo*ifs nomment Pâques Quand la cène Jésus eut faite.

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