Documents historiques sur la comédie française pendant le règne de S.M. l
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je paraîtra sans douté un peu Ux au plus grand nombre des «t des étrangers qui sont enlomédie-Française. Un musée, la une dizaine de bustes, de six ou es qui décorent le foyer public et •irs! Malgré le mérite de certaines vres, cela ne justifie çuôre cette tion qui implique l'idée d'une m considérable. Quelle imagination j de ces écrivains ! A ce compte4é, sséderait dix içille muséeSr et les Cook et C^ ne sauraient plus à^ de se vouer et se contenteraient crainte de ne pouvoir les visiter de parcourir les . Halles et de faire sion de la colonne Vendôme. Voilà ement quelques-unes des réflexions nous semble déjà entendre. Or, rien plus exact ; la Comédie-Française de bel et bien un musée particulier, lusée précieux, original» fort curîeui^ parfaitemfflit ignoré, hormis des rareà L^és qui ont la bonne fortune d'être i dans rintimité de la nîaîson de Moun musée qui a fourni à un de nos et confrères, M. René Delorme, le d'un ouvrage des plus intérQssaâts, avec un très grand luxe par un jeune teur, M. OUendorff. !
musée, dont les éléments sont dîsséun peu partout dans l'édifice, sous le tstyle d'entrée • dans les escaliers, au er du public, dans les couloirs du théâ- , dans quelques loges, au foyer des ar-^ tes, dans les salles de l'administration,, ns les galeries, etc., etc., ne compte^ as moins de 171 peintures^ 63 dessms,quarelles ou miniatures, 1 10 sculptures :
tues, bas-i^llefs, bustes en marbre, plà'^-^ , bronzes et terres-cuites, figurines en ce rapiique.
Les peintures sont signées : Mignard, Ce-:
sar Van Loo, Largillière, Netscher, de Troy, Lenoir, Charles Lebrun, Jouvenet, Fragpnard, Lagrenée, Nattîer, David, Delacroix, Boilly, Gros, Nonnotte, Ingres, Dubuflfe, Geoffroy, Picot, Robert Fleury, Lehmann, Lefévre, Géromc?, Perignon, Boulanger, Vigée Lebrun,' Chaplin, Muller, Côignet, etc. Au bas des statues et des bustes, nous lisons les noms suivants : Houdon, Caffîeri, Pajou, Clésinger, Gatteaux, Oliva, David d'Angers, Etex, Dantan alué, Chapu, Duret, BaKholdi, Feuchères, Coysevox, Dantan jeune, Jouffroy, etc. Quand il s'agît de tels noms et d'un chifire d'œuvres aussi
din îL y a un an; du ^Mièpe de MlgnarJ^ du portrait de Mlle Duclos par LargUUérer de celui de Mlle Joïy par Davîfl, du Baron de de Troy, des portraits réunis de la Champmeslé et de Mlle Desmares, par François de Troy, du Prévilie de César Van- Loo; du Lekain- de Lenoir, du buste de Dufreny par Pajou; des bustes de Rotrou, de C(n*neille, Piron, Th. Co^iieille par Caffieri, etc., ce qui donne au musée de la Comédie-Française un prix inestimable et un très vif intérêt, c'est que tous les tableaux, sculptures, dessins, etc., sont dea documents historiques d'une authenticité indiscutable, concernant exclusivement Isi Comédie-Française, les artistes célèbres qui en oat tuk partie depuis aa fianâation: Ba« ron, Fleury, Talma, Mole, Poisson, Lekain, Larive, Firmîn, Monval, Ligier, Miohot, Grandmesnil, Pré ville, Baptiste aîné. Dugazori, Dufresny, Joanny, Michot, Mmes Vestris, Champmeslé, Duclos, Joly, Fleury, Dumesnli, Rachel, Mars, Raucourt, etc., ei les écrivains dont les œuvres forment son répertoire incomparable.
Un des tableaux les plus précieux au point de vue historique, est une composition, sans nom d'auteur, datée de 1670, provenant de la galerie du cardinal de Luynes, archevêque de Sens, et donnée en 18â5 à la Comédie-Française par un amateur, M. Alfred Lorne. D acres une inscription, placée ea haut de la toile sur un écusson, elle représente les Farceurs français et italiem depuis soixante ans et plus. La scène est un décor de place publique, au milieu duquel paradent tous les types de la comédie française et de la comédie italienne, gambadant et grimaçant. Trois personnages ont été traitésavec une déféi^ence évidente par l'artiste : Jodelet, Poisson et Molière.
Le grand poëte, dans le costume d'Arnolphe de V Ecole des femmes, calme et dicne et debout à la gauche du tableau, montre du doigt les fantoches de la comédie italienne. Sa physionomie correspond exactement au signalement' qu'a laissé de l'immortel artiste Mlle Poisson. On est donc autorisé à considérer ce portrait comme ab solument authentique.
^ Les. tableaux de Geffroy : la Comédie.
Française en mo et la Comédie^Fran çajfeeri J86A, sont également du plui haut intérêt au point de vue historique ; ÎL nous offrent les portraits des artistes com« posant^la troupe de la maison deMolièn et de Corneille à ces deux époques et danj les costumes t^rpiques de leurs principaux rôles, Nou§ citerons aussi dans le mêm< genre lesqmsse du Dernier moment rf< laitm* de Robert-Fleury, où nous trou
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Cômëdie-Françaîse et sur la vïe cle quelques artistes et écrivains. Nous signalons entre autres une pétition collective adres-^ sée en 1789 au président de l'Assemblée nationale par les artistes pour réclamer leurs droits de citoyens français:
a Des hommes honnêtes^ w* y est-il dit, » peuvent braver un préjugé que 1*^ loi » désavoue; mais personne ne peut braver M un décret ni même le silence de l'As- » ssemblée sur son état. »
Le musée de la Comédie-Française est un musée assez important et assez intéressant pour que Ton doive regretter qu'il ne soit pas plus coimUf et que le public si in* telligent qui se presse chaque soir dans notre premier théâtre dramatique ne puisse le voir et l'admirer» Nous nous associons complètement au vœu formé par *M. René Delonne pour la création au théâtre Français d'une galerie ispéciale, d'un foyer très vaste, où toutes ces œuvres précieuses, tous ces documents artistiques si curieux, disséminés» enfouis et perdus dans des salons et des couloirs mal éclairés et exîgusrseraient exposés aux regards du public. Cette galerie des ancêtres et des gloires de la Comédie-Française formerait une annexe toute naturelle et très utile du théâtre où le culte de leur mémoire et l'étude de leurs œuvres, constituent ime des traditions les plus religieusement conservées. .
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