Si
' — 8 — ment. Ce léger travail , tout de circonstance, était bien imparfait, et je ne Tai jamais considéré que comme un jalon préparé pour un chroniqueur futur. J'y reviendrai sans doute moi-même, si une plus grande tâche, dont je rêve Taccomplissement, peut se réaliser jamais.
Aujourd'hui, une ère nouvelle s'ouvre pour la Comédie française comme pour la France.
Un grand règne, que l'avenir proclamera illustre, va faire revivre pour l'art les traditions impérissables du règne auguste qui a inauguré le dix-neuvième siècle. La Comédie française , qui a revu , sous Napoléon P', ses plus beaux jours de gloire et de prospérité , espère en Napoléon III une même grandeur et une même fortune. Cette grandeur, cette gloire , cette fortune sont inséparables de la protection du souverain.
Je n'ai donc qu'un but bien simple : celui de remettre autant que possible en évidence quelques années écoulées, mais non pas complètement oubliées, de la Comédie française, de 1802 à 1814, alors que le maî-^ tre du monde dictait ses lois.
' — 10 — plir ce labeur immense qu'aidé par les travaux antérieurs de ses devanciers.
Je publie donc seulement des documents , dont la plupart sont inédits, pour prouver que 'la Comédie française est un monument impérissable , et que le plus grand génie des* temps modernes a mis une de ses gloires les plus chères à consolider ce monument et à eiî perpétuer la durée-
Voilà pourquoi je mentionne les actes constitutifs de la Comédie française , depuis son organisation jusqu'à! ^^^ jours; voilà pourquoi j'insiste sur les années écoulées de 1802 à i8i4< C'est non pas ThistoirCj mais le tableau de rhistoired'un règne pour le Théâtre-Français.
Uigiiizea oy