‹ Documents inédits pour servir à l'histoire de BourgogneChapitre 1 sur 51 · DEJUSSIEU, IMPRIMEUR, RIE DES TONNELIERS · texte numérisé non relu

DEJUSSIEU, IMPRIMEUR, RIE DES TONNELIERS

MBLIOTHEO

De

INTRODUCTION

Il y a deux manières de travailler pour l'histoire : Tune qui consiste à présenter sous un jour brillant les renseignements que l'érudition des siècles passés a péniblement amassés , l'autre dont le but est de rechercher, réunir et préparer les matériaux inconnus de l'histoire, et de tracer dans des champs inexplorés des sentiers nouveaux, où l'historien pourra plus tard s'avancer sans crainte , à l'aide d'un guide sur. Le travailleur de la première manière est à -peu-près assuré du succès; son rôle, à lui, est tout extérieur, et plus ses allures seront vives et décidées, plus le public applaudira, sans trop s'inquiéter souvent si la valeur du fond correspond à la richesse de la forme. Le travailleur de la seconde manière n'a point à espérer d'aussi prompts succès, et c'est lentement qu'il suivra le chemin qui conduit à la renommée ; il usera son intelligence , et peut-être sa vie, à réunir les pierres d'un édifice qu'un autre construira; heureux si ceux qui plus tard en franchiront le seuil, daignent jamais s'apercevoir et le louer de l'ardeur désintéressée qu'il aura mise au service de l'œuvre commune.

De ces deux voies si différentes , la plupart des sociétés savantes de France ont eu le bon esprit de choisir la moins brillante. On doit les louer d'avoir négligé les rapides succès , pour se dévouer à des travaux souvent obscurs et toujours laborieux , persuadées qu'en fait d'œuvres historiques la forme peut passer, tandis que le fond , s'il est bon, restera toujours.

VI INTRODUCTION

La Société d'Histoire el d'Archéologie de Chalon-S.S. n'a pas voulu être la dernière à suivre cet excellent courant d'idées , et elle a confié à son président la publication de Documents inédits pour servir à l'Histoire de Bourgogne. Cette tâche laborieuse, acceptée avec un entier dévouement, nous en offrons aujourd'hui les prémices dans ce premier volume.

La Bourgogne possède déjà de semblables compilations, et c'est grâce aux matériaux qu'elles renferment que les historiens ont pu écrire sur l'histoire de cette province. Nous disons sur l'histoire, car qui pourrait affirmer que l'histoire de Bourgogne ait été définitivement écrite? Parmi ces compilations, une seule est un recueil dans la vraie acception du mol, c'est celle d'Etienne Pérard 1 , œuvre précieuse malgré quelques négligences et l'absence d'indication de sources. Les autres n'ont été publiées que sous forme de preuves à l'appui d'ouvrages généraux ou spéciaux. Le premier en date est l'Histoire des Ducs de Bourgogne, d'André Duchêne 2 , dont les preuves sont intéressantes, quoique le but généalogique de l'ouvrage ait trop souvent entraîné son auteur à tronquer des pièces. Après lui vient le bénédictin Dom Plancher 3 , dont l'œuvre a plus de valeur que certaines personnes ont paru le croire, et qui, dans ses preuves, a élevé à notre histoire un véritable monument; le Gallia Christiaua k ; le Bibliotheca Sebusiana de Samuel Guichenon5 , dans ce qui a rapport à la Bourgogne.

f Recueil de plusieurs Pièces curieuses servant a l'Histoire de Bourgogne , etc. Paris, Claude Cramoisy , 1664, in-folio.

2 Histoire généalogique des Ducs de Bourgogne de la maison de France , etc. , par André Ducliesne, tourangeau. Paris, Sébastien Cramoisy , 1628 , in— 1°.

3 Histoire générale et particulière de Bourgogne, etc., par un religieux bénédictin de l'abbaye de St-Bénigne de Dijon , 3 vol. in-folio. Dijon, 1739, 1741, 1748; continuée dans un 4me volume.

à L'Histoire de l'église de Lyon occupe le 4",e volume de cette précieuse collection.

s Bibliotheca Sebusiana, sive variarum chartarum, diplomatum,etc...

INTRODUCTION. Vil

A la suite de ces ouvrages, il faut placer des œuvres plus spéciales, desimpies monographies concernant des familles, des villes, des communautés, etc. Je citerai l'histoire de la maison de Vergy 6 , celles des maisons de Coligny 7 et de Bouton 8 ; les deux histoires de Chalon-S.S. 9 ; le Bibliotheca Cluniacensis i0 , collection avant tout bourguignonne; l'histoire de Bresse et Bugey M ; les deux histoires de l'abbaye de Tournus ,2, celle de l'église de Sl-Étienne de Dijon 13; enfin la lettre sur la comtesse Béatrix de Chalon ,4. D'autres livres , parmi les anciens, contiennent aussi des documents précieux ,

miscellse centurise II... illustravit S. Guichenon , etc. Lugduni , apud G. Barbier, 1666 , in-4<\

6 Histoire de la maison de Vergy , etc. , par André Duchesne , 1625 , in-folio.

7 Preuves de l'Histoire de la maison de Coligny , par le S. Du Bouchet , 1662, in-folio.

8 Histoire généalogique des comtes de Çhamilly, de la maison de Bouton, par Pierre Paillot, 1671. Paris, Hélie Rosset, in-folio.

9 Histoire civile et ecclésiastique , ancienne et moderne , de la ville et cité de Chalon-S.S, , etc. , par le P. Claude Perry, de la compagnie de Jésus. Chalon-S.S., Philippe Tan , 1669 , in-folio.

L'illustre Orbandale ou l'Histoire ancienne et moderne de la ville et cité de Chalon-S.S., 2 vol. in-4°. Chalon , Pierre Cusset, 1662.

k> Bibliotheca Cluniacensis , collecta A. M. Marrier, édita cum notis, Andréa Quercetano. 1614, in-folio.

ti Histoire de Bresse et Bugey, par S. Guichenon. Lyon, 1650, in-folio.

12 Histoire de l'abbaye royale et de la ville de Tournus, parle P. François Chifïlet, de la compagnie de Jésus. Dijon, Ph. Chevance, 1664, in-4°.

Nouvelle Histoire de l'abbaye royale et collégiale de St-Philibert . et de la ville de Tournus , etc. , par un chanoine de la même abbaye (Jueniiij. Dijon, Fay, 1733, in-4°.

*3 Histoire de l'église abbatiale et collégiale de St-Estienne de Dijon , par l'abbé Fyot. Dijon , Jean Ressayre , 1696 in-folio.

i* Lettre touchant Béatrix comtesse de Chalon , etc., par le père Pierre François Chifïlet, de la compagnie de Jésus. Dijon, Phil. Chevance , 1656. in-4°.

Mil INTRODUCTION.

mais en plus petit nombre et très-disséminés ; je ne les mentionne ici que pour faire sentir combien serait utile un inventaire complet de tous les documents bourguignons publiés jusqu'ici.

De nos jours, nous avons vu paraître de consciencieux travaux sur notre histoire provinciale. Je ne citerai que ceux qui renferment des documents inédits. Les Chartes bourguignonnes, de M. Garnier15; l'Histoire de St Martin d'Autun, de M. Bulliot ,6, et le Cartulaire de l'Yonne t7, auquel M. Quanlin a imprimé le cachet de son érudition. A ces travaux il convient d'ajouter le Cartulaire de Si-Vincent de Mâcon , ouvrage imprimé mais non publié, auquel M. Ragut met la dernière main.

Nous n'avons point à parler ici des desiderata de notre histoire; cependant nous ferons une exception en faveur du Cartulaire de Cluny. Nous avons étudié avec soin cel immense recueil , où la Bourgogne tient la plus grande place, et nous pouvons affirmer que sa publication si désirée sera véritablement un événement scientifique. Donnons aussi en passant un souvenir de gratitude à ces savants laborieux qui sont morts à la peine, sans avoir rien ou presque rien publié, mais dont les noms sont restés attachés à leurs collections magnifiques. Quel Bourguignon instruit n'a pas ouï parler de Delamarre, Perard, Bouhier, Peincedé, etc., et Fontette18, qui , plus heureux que ses émules, a pu du moins laisser le catalogue imprimé des

i5 Chartes bourguignonnes inédites, des IXroe, Xme et XIn,e siècles . etc., par Joseph Garnier. Paris, imp. roy., 1845, in-4°.

■s Essai historique sur L'abbaye de St-Martin d'Autun, etc. , par G. Gabriel Bulliot. Au tira , M. Dejussieu , 1849.

«7 Cartulaire général de l'Yonne, Recueil de documents authentiques pour servir à l'histoire des pays qui forment ce département, etc.. sous la direction de M. Max Quantin. 2 vol. in-l°.

18 Dans son édition de la Bibliothèque historique du père Lelong.

INTRODUCTION. IX

manuscrits île son cabinet. Ces savants sont nos premiers maîtres , et le plus souvent nous n'aurons qu'à éditer les matériaux qu'ils ont collectionnés.

Toutefois ces travaux, quelque précieux qu'ils soient, ne peuvent suffire; car souvent ils sont dirigés dans un ordre d'idée qui ne nous convient plus, et les transcriptions, quand elles ne sont pas écourtées , ont besoin d'être contrôlées. Dans l'état actuel des études hisloriques, la recherche des versions originales est donc indispensable à quiconque veut donner à son œuvre une valeur durable. C'est pour ne pas faillir à cette obligation que nous avons entrepris des recherches suivies dans nos archives, choisissant de préférence les fonds inexplorés , et si notre travail manque d'intérêt, ce ne sera pas à la pauvreté des fonds dépouillés qu'il faudra s'en prendre , mais bien à la négligence involontaire de l'auteur. Nous indiquerons sommairement les sources principales où nous avons puisé et où nous puiserons encore.

Les archives de la chambre des comptes du Duché de Bourgogne sont le fonds le plus important, le caput ordinis de toute histoire de cette province. Ce que ce fonds contient de trésors historiques est tellement considérable que, malgré les emprunts qu'on lui fait chaque jour, il n'est pas à craindre qu'on arrive de longtemps à l'épuiser. Nous ne pouvons entrer ici dans aucuns détails ; qu'on nous permette seulement de signaler les registres de la comptabilité bourguignonne, qui ont l'inappréciable avantage de fournir des renseignements journaliers, parfaitement datés et réunis naturellement dans l'ordre chronologique. Nous avons fouillé avec ardeur dans cette mine inépuisable , et nous parlerons bientôt de ce que nous en avons extrait.

Quoiqu'il n'v ait pas un seul volume de cette immense collection qui ne renferme des renseignements précieux à quelque point de vue, certaines séries méritaient surtout notre

X INTRODUCTION

examen. ZNT o n s avons commencé par les comptes de la recette de tontes les finances, dont une partie se trouve à Dijon, et le reste dans les archives de la chambre des comptes de Lille19. Après ces comptes généraux , nous avons étudié ceux de la recette des deux Bourgognes, aussi intéressants que les premiers , plus intéressants même si on se place au point de vue de l'histoire delà province. Au-dessous' de ces deux séries, viennent les comptes des receveurs des Bailliages, puis, placés encore plus bas dans l'ordre hiérarchique de la comptabilité , ceux des châlellenies , prévôtés , gruerie, etc. ; puis enfin les comptes des receveurs spéciaux et temporaires de tailles extraordinaires, octrois, dons gratuits, emprunts, etc. Ce n'est qu'au milieu du XIVe siècle que ces comptes commencent à présenter quelque suite : ils finissent au XVIe. Ils ne représentent donc qu'une période relativement restreinte de notre histoire : c'est là leur défaut ; mais, pour ce temps , ils ont une importance considérable ; on en jugera par le total des articles de l'inventaire, qui montent à 5386, parmi lesquels 294 comptes généraux 20.

19 A Dijon les comptes généraux son! au nombre de 294, comprenant les années de 1352 à 1552 ; mais dans ce nombre figurent les comptes des argentiers , de la gruerie , et de certains impôts généraux. Les receveurs de toutes les finances, chefs suprêmes de la gestion des deniers de l'état , ne paraissent qu'au temps où la Flandre fut unie aux possessions de Bourgogne ; c'est, entre leurs mains que versaient en dernier ressort les receveurs généraux des deux Bourgognes et ceux de Flandre. Les comptes de cette catégorie , qui sont à Dijon , finissent en 1421-22. Ceux qui sont à Lille commencent en 1411 et finissent en 1481. Ces deux collections se complètent donc l'une par l'autre. Quelques années figurent même dans les deux fonds. A Lille , les années 1424, 1438, 1439 et 1440 , nos 115, 131, 132 et 133, sont en double. Ne pourrait-on pas, par un échange amiable, enrichir les archives de Dijon de ces quatre années qui n'ont à Lille aucune utilité.

20 Dans cet état ne figurent pas les comptes de la province de Bresse, qui diffèrent beaucoup des comptes bourguignons. Ils forment une série à part, et sont rédigés sous forme de rouleaux interminables , nj qui en rend l'étude matériellement difficile .

INTRODUCTION. XI

Ces comptes ont été peu consultés. En dehors île quelques compilations importantes qui sont restées à l'état de manuscrit, nous ne connaissons que deux ouvrages imprimés où ils aient été utilisés d'une manière suivie : l'un, publié au siècle dernier sous le nom de Mémoires pour servir à l'Histoire de France et de Bourgogne 2I, où l'on trouve une série de renseignements concernant les officiers des Ducs de la race de Valois ; et le recueil de M. de Laborde22, intitulé les Ducs de Bourgogne, auquel il ne manque, pour nous autres Bourguignons, qu'une chose , c'est d'être un peu plus bourguignon. En effet, l'auteur s'est arrêté à l'examen des comptes qui existent à Lille > ce qui l'éloigné un peu de notre province et limite son point de départ au temps où la Flandre entra dans le domaine des Ducs de Bourgogne. Mais, fût-il complet, l'ouvrage de M. de Laborde laisserait encore de grandes lacunes à combler, parce qu'il contient exclusivement des documents sur les arts et l'industrie.

Des archives très-intéressantes aussi sont celles des états généraux de la province et de quelques états particuliers, et surtout les registres des élus triennaux. Malheureusement ces archives ne prennent corps qu'à dater du XVIe siècle. Les papiers des états du Maçonnais sont à peine aussi anciens et ne commencent qu'au milieu de ce siècle23. Dans cet ordre de recherches, il y a beaucoup à faire , mais on ne peut espérer de trouver de documents bien anciens.

Nous avons aussi consulté avec soin les archives des villes de la province, dont les plus importantes sont celles de Dijon,

2« Publié sans nom d'auteur. Paris, Michel Gaudoin, 1729, in-quarto.

22 Les ducs de Bourgogne, Étude sur les lettres, les arts et l'industrie pendant le XVe siècle , etc. , par le comte de Laborde , 3 volumes in-8°.

23 Arch. du département de Saône-et-Loire.

XII INTRODUCTION

Chalon , Mâcon , Beaune, etc. Les renseignernenls locaux y abondent avant tout : aussi n'y avons-nous puisé qu'avec une certaine réserve. Toutefois il s'y trouve une série de documents particuliers d'un grand intérêt, je veux parler des registres des délibérations générales et particulières de la commune : là sont consignées, sous forme de procès verbaux, toutes les discussions, délibérations et décisions. L'histoire intérieure et publique de la cité comme corps, et , jusqu'à un certain point , celles des simples bourgeois , y paraît dans l'ordre chronologique avec une vérité saisissante. Nous puiserons largement dans ces sources vives , et déjà , dans ce premier volume, on pourra juger par les extraits que nous avons empruntés aux registres de Mâcon , du parti qu'on peut tirer de cet Ordre de documents si négligés jusqu'ici.

Mais il ne faut pas croire que ces registres, qui ont été continués jusqu'à nos jours , nous soient parvenus intacts. Plus que d'autres, les archives municipales ont été victimes des révolutions politiques et de l'incurie des dépositaires. Voici en quel état nous avons trouvé les collections des principales villes de la province :

Les Registres du Secret de la commune de Dijon, dans leur état actuel , commencent en 1341 et sont au nombre de 300 volumes24.

Les Registres secrétariaux de Mâcon sont tout aussi complets, car le premier volume existe encore et date de 1346, année de la création de l'échevinage.

Les Registres des Délibérations générales de Chalon-S.S. ne commencent qu'en 1 482 et sont au nombre de 60 , de 1 482 à 1789. Les volumes antérieurs ont été détruits avec lapins

24 Nous omettons d'indiquer ici les lacunes, souvent très-importantes, qui existent dans cette collection et dans celles des autres communes.

INTRODUCTION. XIII

grande partie des archives, lors du sac de la ville par le sire de Craon, au temps de la succession de Bourgogne, en 1477.

Les Registres des Délibérations de Beaune se composent de 79 volumes , de 1 525 à 1 789.

Les Registres de Bourg en Bresse commencent en 4 440.

En dehors de la province de Bourgogne , nous ne mentionnerons que les Actes du Consulat de Lyon , les seuls que nous ayons consultés avec fruit , et dont le premier volume est de 141*6.

On peut voir par ce court résumé que les registres communaux sont une des sources les plus abondantes de renseignements, non-seulement pour notre histoire provinciale, mais encore, quoique dans une moindre mesure, pour l'histoire générale.

Les archives ecclésiastiques sont une mine non moins riche; c'est là surtout que les documents primitifs abondent ; mais, hélas ! clans quel état ces archives nous sont-elles parvenues. A quelques exceptions près, elles sont ruinées, et, pour certaines communautés, elles ne sont plus qu'un souvenir25. Nous ne leur avons point fait d'emprunts pour ce volume , mais nous les avons étudiées , en commençant par celles dont *

25 Voici quelques indications empruntées aux états officiels. A ne considérer que le nombre des chartes de leurs archives ecclésiastiques , les départements de l'ancienne Bourgogne sont loin d'être sur la même ligne. Tandis que la Côte-d'Or a conservé 96,168 chartes dans ses chartriers presque intacts, et que l'Yonne en possède encore 35,164, Saône-et-Loire n'a plus dans ses fonds dilapidés que 7,480 chartes, parmi lesquels celui de Cluny , si considérable autrefois, ne figure que pour quelques centaines de pièces. Mais Saône-et-Loire est riche à côté de l'Ain , qui n'a plus que 1446 chartes , et surtout de la Nièvre , dont les 798 chartes ne peuvent dissimuler la misère. Il faut avertir toutefois que ces relevés datent de 1848 , et que depuis ce temps les ordres ministériels et le zèle des archivistes ont fait rentrer dans les dépôts beaucoup de chartes.

XIV INTRODUCTION

l'histoire était moins connue ou le siège plus rapproché de nous. C'est ainsi qu'ont été dépouillés les fonds des abbayes cisterciennes de La Ferté , de Maizières et du Miroir, des bénédictins de St-Pierre de Chalon et de Tournus, et surtout de l'abbaye de Cluny et du prieuré clunisien de St-Marcel26, de l'évêché et du chapitre de Chalon -S. S. Nous avons aussi retrouvé quelques carlulaires , et peut-être pourrons-nous reconstituer ceux qui sont perdus 27. Il y a bien à faire de ce côté, et la perte de la plupart des inventaires rendra ce travail long et fastidieux28; toutefois il nous sera possible de l'entreprendre.

Nous n'avons point eu et nous ne pouvions avoir l'idée de publier un corps complet des sources de notre histoire provin-

26 Parmi les fonds les plus riches, nous nous contenterons de citer les suivants :

Abb. de St-Bénigne de Dijon. . . 7,081 cb. de 836 à 1790.

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