LX APPENDICE
dirent à ladite Nicliole les paroles qui s'ensuivent ou les semblables : « Mamie, nous ne savons où nous devions « ne puissions trouver le priour et les religieux de eéans € fors que céans en leur priourté et monastère, et nous y « sûmes venus, et vous disous que, se nous avons esté ou « nos pères eussont été du temps passé hommes du priour € de céans, nous le désadvouons du tout en tout, et re- 0 nonçons tout à plain pour nous et nos hoirs à sa sei- « gneurie et justice, de lui de ses prédécesseurs et suc- « cesscurs, et advouons Mons. le duc de Bourgogne^ eui « nous somme bourgeois ; et se lidis priour fut séans, ou « que vous nous peussiez dire où il e?t, nous l'amasse- (( rions mieulx désavoué à sa personne. » — Laquelle Nicole leur dit de rochef : « Par ma fey, je ne say où il * « est. » — Adonc, le dit sergent de mon dit seigneur le Duc print lesdis frères et les receut comme bourgeois de Monseigneur, et fît défense, t'în l'absence dudit priour, laquelle il fist plux volentiers à sa personne, que icelui priour ni ses gens ne attentassent aux corps ne biens desdits frères en aucune manière, ni aucune personne qui se porteroit pour lesdits frères, à peine de cent marcs d'argent h appliquer i\ mondit seigneur le duc de Bourgogne, et sur quan qu'il se pourroit mefifairc, quant les dits frères l'ont advouhé en la présence de mondit s' le bailly comme leurs bourgeois de sa bonne ville de Dijon, aux us accousturaez à ceu^ de la d. ville, si comme appert par lettres dudit desaveu, données dudit bailli, et aussi de la relation d'icelluy sergent sur ce faite, la teneur desquelles insérée en la fin de ces présentes. Et ainssin luy signifia de par mon dit seigneur que lesdits frères et leurs biens et toute leur famille sont en l'espécial tuition et salvegarde de monseigneur le duc de Bourgogne, desquelles paroles et choses dessusdites et faites, les dits frères et sergent, ledit sergent comme touche et qu^il regarde mondit seigneur et lesdiz frères en tant comme