Le Patriarche Maronite d'ântioohe, Georges âmira
au r. p. général mutius vltelleschi.
De Chanoubin, notre siège patriarcal, dans le mont Liban, 8 avril 1636.
(Archives S, J.)
Sommaire : Désir d'envoyer des étudiants maronites au collège maronite de Rome ; grosses dépenses et avanies occasionnées par la dernière élection patriarcale. Il annonce en termes très humbles son élection. Elève de la Compagnie, il recommande sa situation obérée au Général, son ancien maître, afin qu*il en informe le Pape.
Ho ricevuto la sua gratissima con molto mio cbntento^ e piacere sentendo délia Sua Sanita ; ringrazio Sua P. R°^ délia particolare affezione ed amore suo verso délia mia persona, e délia nostra
(i) Mittere disposueram, imo et scripseram per R. P. Epiphanum Gu'meutanum ex sua visitatione Indica redeuntem. Verum, quia navi anglicana ex hoc portu solvente, ipse a gubernatore hujus loci in carcerem conjectus est, ibi subsistere coactus est usque ad navis venetas discessum,
3 use post octo aut decem dies pandet vêla nothis, priorem viam elegi (c. à . qu il a envoyé au R. P. Général le paquet de lettres par la voie de Constantinople). Lettre datée d'Alexandrette, 8 mars 1636.
(2) Voir la lettre du pape Urbain VIII confirmant ce patriarche, le 3 mars 1635. Bullarium Maronitarum, Rome 1911, p. 143. Autres lettres d'Urbain VIII, ibid. p. 142-153 ; lettre du Pape Paul V au même personnage, alors qu'il était encore archevêque d'Ehden, p. 122. — Voici d ailleurs quelques détails intéressants fournis par des hommes qui ont bien connu le vénérable archevéaue :
« J'ai conversé plus d'un an au mont Liban avec l'illustre Seigneur Georges Emire, qui fut sacré par Paul V archevesque d'Edem, lieu de sa naissance ; et il receut de Sa Sainteté, par un privilège spécial, (à cause de sa piété et de sa doctrine), permission de célébrer la Sainte Messe en langue et cérémonies latines, et en syriaque et cérémonies des Maronites ; de sorte que, selon le temps et sa dévotion, il célébrait en lune ou l'autre langue,
nazione, per conto di mandare flgliuoli per impârare costi nel . collegio nostro in Roma non manca da parte nostra ; ma dalla 'parte delR. P. Rettore del Collegio che non manda seoondo il solito provvisione et viatico per condurre i flgliuoli costi, non avendo noi commodità di provedergli. Credo che li nostri legati avranno presentato le littere nostre à S. P. R^a e l'avranno informato di tutto il successo nella morte dell' lUmo Pat*» Giovani di bon» memoriae. Dopo la sua morte, e nella elezione del Patriarca nuovo (1), e con quante avanie, quanti denari, quante tirannie edanni gravissimi di questa povera Sedia Antiocha sono stati ; per6 prego la S. P. R. si compiacci d'informare S. S*» et la sacra Cong. intorno a questi nostri bisogni e nécessita, e délia gran somma di denari pigliata ad usura che cagionerà la ruina di questa povera Sedia ; io parle con S. P. R. confldentemçnte per l'amore che gli porto et sempre portaro seconde il mio débite essendo lei mio carissimo maestro, a cui sono obligatissîmo : e S. P. R. si ricordera che iô indegnamente sono stato eletto a questo Patriarchato contra ogni mia volontà quasi primo frutto del Collegio in questa dignità, e délie fatiehe dei RR. PP. délia Compa dî Gesù sebbene veramente frutto molto aoerbo. Tuttavia per essere il primo e nuovo sole essere grato alli Padroni ed il flgliuolo se non sarà governato dalli suoi Padri,
ce que les Souverains Pontifes ont rarement concédé à d'autres ». Eug. Roger, La Terre Sainte, Paris 1646, p. 494.
« 11 est vtai que tous ces plaisirs là (goûtés à Ehden, au dessus de la région des cèdres) seraient morts, s'ils n'étaient animez de la douce, agréable et religieuse conversation de Tillustrissime archevêque Georgi TAmire, oui faisait son séjour ordinaire en ce lieu, les saintes actions du quel sont des miracles, et ses éloquentes paroles des oracles qui sortent de sa bouche, tantôt en langage chaldéen ou arabesque, tantôt en idiome hébreu, tantôt en italien »,
Le Bouqtiet Sacré ou le Voyage de la Terre Sainte par le P. Jean Boucher, mineur observantin, Rouen, 1696, p. 499 ; voir aussi ce fasc. des Doc, n. 9, D ; Al'Machrïq, 1, 390 ; II, 180 ; lll, 255 ; V, 689.
(i; Pierre Jean, fils de Makhlouf d'Ehden, patriarche (1609-1634). Comme on le voit, le patriarche Douhaihi, Chronol, des patriarches Maronites, p. 37-38, a par mégarde avancé d'un an la mort du patriarche Jean Pierre et l'élection de Jean Amira. — Lettres du Pape Paul V au patriarche Jean Pierrt y Bullartutn cité, p. 123 et suiv. — Lettre de confirmation, 21 octob. 1619, p. 127-128. A la suite sont données d'autres lettres des Papes Grégoire XV et Urbain VIII.
pâtira assai : Ora, ôssendo io senza alcuno mio merito frutto e figliuolo délia Comp^, mi conviene ricorrere a lei acciochè ci soccorra con il suo favore in questi nostri bisogni appresso la Sedia ÂposU e abbia riguardo sopra li nostri negocii, e sopra il collegio seconde il suo solito. Con che faciendo âne per non tediarla per lunghezza di parole, mi offero a quanto sarà buono in servizio suo pronto ed apparecehiato racoommandomi aile sue santé orazione ed accetti sagriâcii.