‹ Documents inédits sur le colonel de Longueuil, 4th edChapitre 3 sur 4 · MONTCALM · texte numérisé non relu

MONTCALM

Louis Joseph, Marquis de Montcalm, maréchal des camps et armées, commandant de l'ordre royal et militaire de St-Louis, commandant en chef des troupes de terre dans l'Amérique septentrionale et l'armée du roy au camp de Carillon.

Il est ordonné au sieur de Longueuil, enseigne en premier des troupes détachées de la marine de faire service en qualité de second officier à la compagnie de volontaires dont nous avons confié le commandement au sieur de Montesson '^' capitaine des mêmes troupes.

Fait au camp de Carillon, le Pr. 8me 1758.

MOXTCALM.

Il est ordonné à monsieur de Longueuil, enseigne en premier des troupes de la colonie, de prendre le commandement de la compagnie de volontaires que nous avions donné à monsieur de Marin, lieutenant des mêmes troupes.

A Carillon, le 20 octobre 1758.

Montcalm.

(1) Joseph Michel Le Gardeur de Montesson, né en 1716, épousa en 1745 Françoise de Boucherville.

Longueuil, chevalier de l'ordre royal et militaire de St-Louis^ gouverneur des ville et gouvernement des Trois-Rivières.

Il est ordonné au sieur de Longueuil, aide-major des troupes de la colonie de partir avec le sieur de Normenville, lieutenant des dites troupes, avec un détachement de canadiens et de sauvages, pour aller dans le haut de la rivière de Bécancour à la découverte d'un parti anglais que l'on dit avoir vu.

Ils ne se tiendront embusqués sur la route que pour tenir à peu près le détachement, et visiteront dans la fourche du Nord- Est s'ils ne rencontreront pas l'ennemi ; et feront des découvertes un peu avancées dans le bois, pour tâcher de découvrir leur marche. Supposé qu'ils rencontrent le chemin, ils me donneront avis et suivront par derrière l'ennemi pour tâcher de découvrir leur route et voir leur couches, afin de savoir la quantité de monde qu'ils sont à peu près.

Il aura grande attention à ne le point découvrir et à attaquer mal à propos, au surplus m'en rapportant à sa prudence.

Aux Trois-Rivières, le 14 mars 1760.

LOXGUEUIL.

Par Son Excellence Guy Carleton, capitaine général et gouverneur en chef de la province de Québec, maréchal des camps et armées de Sa Majesté, commandant le département septentrional, etc., etc., etc.

Paroisse de Soulanges,^ Monsieur de Lonmieuil, porteur de la Isle Perrot. } , / i • • ,

G. C. J présente, est charge de Visiter les paroisses

dénommées à la marge, d'y faire la revue des milices, recevoir

les officiers, qui ont des commissions, recommander aux emplois

vacans, et dresser les Etats, dont du tout nous fera son rapport.

Ordonné aux compagnies des dites paroisses de tenir dix

hommes par compagnie prêts à marcher au premier ordre qu'on

leur en fera de notre part, à la défense de St-Jean, ou à tel

autre lieu dans les limites qu'on leur indiquera, et les capitaines

À qui un aura .sig'uitié cet ordre, signeront leurs noms sur l'autre côté de cette feuille.

Fait et donné à Montréal, ce 29 jour de juin 1775.

Guy Carletox.

Par Richard Prescott, brigadier général des armées du roy.

M. Le Moine, chevalier de Longueuil, partira incessamment pour se rendre à Longueuil, et y prendra sous son commandement les miliciens canadiens qui doivent s'y trouver et les •conduira immédiatement au fort KSt-Jean.

Donné sous ma signature à Montréal, le 5ème septembre

R. PREscorr.

Monsieur de Longueuil assemblera le dixième milicien de •chaque paroisse, depuis Châteauguai jusques à la Rivière de Sorel, et agii'a selon que les cas l'exigeront, et les ordres qu'il recevra du brigadier général Prescott. pour empêcher les ennemis de pénétrer dans la province : un nombre proportionné d'officiers de milice accompagnera leurs miliciens, enjoint aux officiers de milice et aux miliciens de lui obéir en tout ce qui dépendra d'eu.K pour le service de Sa Majesté.

Fait et donné au Château St-Louis de Québec, sous le cachet de nos armes, ce 6 septembre 1775.

Guy Carletox.

Par Richard Prescott, brigadier général des armées du roy.

Monsieur Le Moine, chevalier de Longueuil, prendra sous son <;ommandement, le détachement des volontaires canadiens '^* qui sont actuellement à Montréal, et les conduira eu toute diligence au fort St-Jean.

(1) Il s'agit de la compagnie de seigneurs canadiens qui défendirent si noblement le fort de St-Jean. (Voir Le Fort St-Jean, par M. Lucien Huot.)

Donné à Montréal sous ma signature ordinaire, à Montréal, le 7ènie septembre 1775.

R. Prescott.

Montréal, 13 Septembre 1775.

Monsieur,

J'ai eu le plaisir de recevoir votre lettre, je vois que votre troupe est bien petite mais bien brave, il y a une petite troupe partie ce soir. J'espère qu'elle grossira bientôt, je vous prie de recommander à ceux qui sortiront d'être bien circonspects et de ne point trop suivre leur valeur, ça été la perte du pauvre Perthuis. <^> J'ai tâché de consoler sa pauvre femme en lui accordant une pension pour vivre honnêtement. Outre la troupe qui doit vous joindre demain ou après-demain, M. de Bellestre et de Lanaudière ne tarderont pas à arriver.

Tenez, je vous prie, une liste exacte de ceux qui entreront ou sortiront, la date de leurs entrée et sortie, laquelle liste vous m'enverrez ayant soin d'insérer leurs noms et les paroisses dont ils sont.

J'ai l'honneur d'être avec beaucoup d'estime,

Votre très humble et très obéissant serviteur,

Guy Carleton.

Montréal, le 2 de Juillet 1777.

Monsieur,

Il vous est ordonné de passer d'ici à Sorel pour le service du roy et de faire la visite de toutes les paroisses au sud de la rivière St-Laurent jusqu'à St- François etNicolet et d'ordonner à un nombre des miliciens de chaque compagnie de milice de toutes ces paroisses de se transporter à Sorel pour obéir aux ordres qu'ils recevront là des commissaires du roy, et vous aurez la bonté d'être exact et rigoureux dans votre visite, et

(1) Perthuis. (Voir l'Invasion du Canada, pages (i3, 44, 166, 247, 314.) par M. l'abbé Verreau qui a bien voulu m'aider de ses précieux conseils, pour la publication de cet ouvrage.

de prévenir chaque paroisse, que je suis déterminé de les faire obéir aux ordres qu'ils recevront des officiers du roy, ou de les faire châtier sévèrement en cas de désobéissance, et comme il est ordonné aux officiers qui commandent les troupes allemandes dans ces quartiers là d'obéir aux ordres (ju'ils recevront de vous, il vous est donné en charge, qu'ils euvoyent leurs soldats vivre à discrétion chez les habitants (jui refuseront d'obéir aux ordres ci-dessus.

Après avoir fini votre visite du côté du sud, vous passerez au nord où vous expédierez la même besogne, donnant en charge très fortement aux officiers des troupes allemandes de ne faire aucune grâce aux habitants qui sont de mauvaise volonté, mais de laisser leurs soldats vivre à discrétion chez eux et que je leur commande de changer les quartiers de leurs troupes d'une paroisse à l'autre, suivant ce que le service du roy exigera.

J'ai l'honneur d'être,

Monsieur, Votre très humble serviteur,

Allan Macleax,

Brigadier Général.

Monsieur Longueuil,

Inspecteur Général.

Monsieur

Québec, 11 Août 1777.

Par des rapports que je viens de recevoir, j'apprends qu'il n'y a que quatre cents canadiens arrivés à Tyconderoga.

Comme il a marché cinq cents des compagnies de ce district et par l'information de Monsieur Tonencour, '^' trois cents ont été envoyés des Trois-Rivières pour les services de l'armée du

(1) Godfroy de Tonnancourt, colonel des milices, et l'un des principaux citovens de Trois-Rivières. Voir l'Invasion du Canada.

général Burgoyne, il est nécessaire que vous vous informiez, pour m'en donner avis, de ce qui a causé cette grande diminution, si contraire aux ordres précis qui ont été donnés à ce <sujet.

Comme je m'intéresse toujours au soulagement du peuple, des oi-dres sont, par cette occasion, expédiés au brigadier général MacLean, pour que les corvées cessent pendant la récolte, autant que les services indispensables du roy, dans la conjecture présente le permetteront, me reposant sur votre attention et les connaissancesque vous devez avoir de la nécessité, que les travaux diôérents se recommenceront ensuite, avec une diligence proportionnée au besoin. Il doit être entendu cependant que cette indulgence ne s'étend pas aux déserteurs qui par leur mauvaise conduite ont perdu tout droit aux faveurs, que je suis toujours disposé à accorder aux bons et fidèles sujets de Sa Majesté.

Je suis.

Monsieur,

Votre très obéissant serviteur,

Guy Carleton.

m. longueuil.

George R.

Trusty and well be loved we greet j^ou well. We being well satisfied of the loyalty, integrity, and ability of our truly and welbeloved. Joseph de Longueuil, esqr., bave thought fît herebj^ to signify our will and pleasure, that forthwith upon receipt of thèse présents you swear and admit him the said Joseph de Longueuil, esqr., to be of our council in our province of Québec and for so doing this shall be your warrant and so we bid you farewell. Given at our court at St. James

the twentieth day of August, 1777, in the seventeenth year of our reign.

By His Majesty's comiiiand.

Geo. Germain.

Jos. D. E. Le Moyne de Longiieuil, esqr., to be of the Council of Québec.

A Québec, le 17 Novembre 1777.

Monsieur,

J'ai reçu la vôtre du 6 novembre, avec le rôle de la compagnie de monsieur de Rouville ; vous devez être assuré que je n'oublierai pas les veuves des canadiens qui ont été tués, ni les familles dont les hommes sont retenus prisonniers.

Je ne doute point du mauvais comportement de beaucoup d'habitants,il faut espérer qu'avec le temps on trouvera le moyen de les réduire à la raison, et de leur faire comprendre combien ils ao-issent contre leurs véritables intérêts.

Nous avons été très occupés à cause du départ des vaisseaux, cela va être fini, et sous peu vous recevrez votre commission.

J'ai l'honneur d'être avec la plus parfaite estime.

Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur,

Guy Carleton,

M. DE LoXGUEUIL,

Insp. des Milices.

Guy Carleton, Knight of the Bath, captain gênerai and governor in chief of the Province of Québec and territories depending thereon, etc., etc., gênerai and connnander in chief of His Majesty's Forces in said province and the f routier thereof, etc., etc., etc.

To Joseph Dominique E. Le Moyne, de Longueuil, esqr., greeting.

Whereas by an ordinance, made and passed in the Législative Council of the Province of Québec, the twenty-ninth day of

Mardi, iu the seventeenth year of His Majesty's Reign, it is among other things enacted, for the good ordering andtraining of the iiiilitia of the said province, that certain inspectors of the said militia shall be appointed for certain purposes and duties therein particuhirly mentioned. Therefore reposing spécial trust and contidence in your expérience, loyal ty and good conduct, I by thèse présents, do appoint you, the said Joseph Dominique E. Le Moyne de Longueuil, during pleasure, an inspecter of the militia in the said province in and for the several districts thereof ; and in the said office of inspecter in each and every the districts aforesaid to do, act and perform ail and whatsoever may be of you commanded and directed by the said or any future ordinance and régulation touching the militia of the said province and of the districts aforesaid, and each and either of them ; and in ail things that you the said Joseph D. E. Le Moyne de Longueuil as inspecter aforesaid do well and faithfully obey the several and respective orders and commands touching and concerning the well ordering and training of the militia aforesaid in the said province, and in the several districts aforesaid which from time to time you shall receive from the captain gênerai and governor in chief of the said Province of Québec, and in his absence from the lieutenantgovernor or other commander in chief of the province aforesaid or which you may at any time receive from any person or persons by the commander in chief aforesaid especially nominated and appointed for that purpose.

Given under my hand and seal at arms, at the castle of St. Louis, in the city of Québec, the twenty-fif th day of November one thousand and seven hundred and sevent}^ seven, and in the eighteenth year of the reign of our Sovereign Lord George the third bj;- the Grâce of God, of Great Britain, France and Ireland, king, defender of the faith and so forth.

Guy Carletox,

By His Excellency's Command,

Frank Le Maistre

Monsieur,

Berthier, ce 5 Mars, 1778.

J 'envoyé par cette occasion mes ordres à Monsieur Sevestre pour les faire parvenir au plus prompt aux capitaines de milice du district de Montréal, de préparer une tierce partie de leur compagnie respective, pour le service ; et de les tenir en état de faire route des le moment même qu'il leur sera ordonné. II Jui est aussi indiqué de prévenir des officiers en proportion du nombre des miliciens. La milice des Trois- Rivières a déjà reçu mes ordres sur ce même sujet.

Je suis,

Monsieur,

Votre très humble serviteur,

Guy Carleton.

Monsieur de Longueuil.

Monsieur,

Je vous rends mille grâces pour les peines que vous avez eu la complaisance de vous donner à me mettre au fait aux demandes de vos habitans pour les corvées qu'ils firent l'été passé pour le roy. Cy-inclus, vous avez un ordre pour la somme marquée.

J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Avec une considération la plus parfaite.

Votre très humble et très obéissant serviteur,

Québec. Barrv St-Legeh.

Mars 23me, 1778.

Sur l'entête de cette lettre est écrit : J'ai reçu de M. Danby cent douze piastres le 25 mars 1778.

SoREL, LE 8 Octobre 87.

Monsieur,

J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire et monsieur de Bonne '^' qui en était le porteur m'a remis son mémoire. Tout ce que je puis vous dire à cet égard, monsieur, c'est qu'en accordant quelques avances aux officiers qui ont servi sous M. Bourgoin (et qui pouvaient en avoir besoin) M. de Bonne n'est entré pour rien dans les considérations ; ce que j'ay fait payer à ces messieurs ne décide rien sur le rang qu'ils peuvent avoir obtenu de monsieur Bourgoin, (et que j'ignore parfaitement) ; mais dès que M. Bourgoin m'aura notifié les promotions qu'il a faites pendant la campagne, les officiers qui y seront compris prendront le rang et recevront la paye de la date de leurs promotions ; ainsi j'ay conseillé à M. de Bonne d'avoir patience jusque à ce temps là. Je prends, monsieur, une part sincère à la perte que vous venez de faire, et je vous prie de me croire avec un parfait dévouement.

Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur,

Fred. Haldimand a m. de loxgueuil.

Québec, Avril 24, 1786.

Monsieur,

J'ai bien des remerciements à vous faire pour les peines que vous vous êtes données à me satisfaire au sujet des pensions que je viens de recevoir par la dernière poste. Madame La Morandière trouvera sa requête exaucée ; votre recommandation l'ayant confirmée par rapport à ses circonstances, j'ai donné les ordres que son nom soit ajouté à la liste pour vingt-cinq louis par an à commencer du premier de ce mois de mai prochain;

(1) L"hon. Pierre Amable de Bonne de Lesdiguières, fonda le parti des chouaycns au parlement. Fils du chevalier de Bonne, tué à Québec, en 17.59. Il avait épousé la fille du marquis de Lotbinière.

mais, connue vous savez, le paiement ne sera dû (juc vers le premier de novembre. Les desmoiselles Dumusseaux *^* ont été payées cet hy ver par le colonel Campbell et seront ajoutées à la liste pour une continuation de cette pension. Je n'oublierai pas non plus, si l'occasion se présente, mesdemoiselles du Passy et du Buisson, ainsi que Melle Térèse Cabanac ; mais ayant déjà excédé la somme qui a été accordée en pension de cette espèce par messieurs mes prédécesseurs, et les dépenses de la liste civile ayant monté extraordinairement hautes, cette dernière année par différentes circonstances comme vous savez bien, monsieur, je me sens retenu dé ce côté plus que je n'aurais autrement été. Je vous prie bien de m'excuser ce griffonnage étant extrêmement pressé d'affaires aujourd'hui et de vouloir être persuadé sur toutes occasions que je suis, monsieur, avec infiniment d'estime et d'égard,

Votre très humble- et obéissant serviteur,

Henrv Hope.

A Monsieur de Longueuil.

Québec, Nov. 23me 1786.

Monsieur,

Comme vous me paraissez impatient de savoir mes idées sur les différents sujets dont votre lettre du 20me fait mention, je m'en vais vous les donner en brief sans perte de temps, quoique la poste ne fait qu'arriver ce matin et par consécjuent ne laisse pas beaucoup à préparer des i-éponses par son retmir. Par la population donc je comprends qu'on veut que le comité considère tous les différents objets qui puissent en aucune façon contribuer non seulement à augmenter le nond»re des bons sujets qui est la véritable richesse de tous pays : mais à conserver les \'ies, mœurs et santés de ceux qu'on a déjà ce qui est comme vous pouvez aisément voir, monsieui", un champ de

(1) D"Aillebout des Musseaux.

•considération bien étendu, mais dont il n'y a question, il nie semble à présent, pour les membres du conseil dans les rapports, qu'ils feront que de faire mention de ce qui peut devenir un •objet de législation en fait de règlement ou d'encouragement. La même façon d'agir s'appliquera également aux autres objets de votre considération tels que Vajjricidtiire et l'établissement des terres du roy, non concédées, au sujet du dernier des quels j'ai à vous dire que depuis votre départ son excellence a communiqué au conseil les instructions du roy par par rapport à cet objet qui ordonne à son gouverneur de ne concéder des terres qu'en fief et seigneuries telles qu'elles sont •concédées à vous autres seigneurs à présent à l'exception de certains privilèges et droits dont il y a mention fait ; et monsieur de Lery était instruit au même conseil comme un des membres du même comité avec nous de donner son attention que des extraits de cette instruction soient faits aussitôt que la traduction serait finie et qu'elles vous soient envoyées ainsi qu'aux autres membres, à Montréal, pour vos informations particulières, je ne sais pas si cela sera accompli par cette poste, mais je prendrai garde qu'il ne l'oublie pas par celle de lundi et voilà tout mon cher monsieur, que j'ai le temps de vous marquer à présent, mais que j'espère vous fera comprendre au moins mon idée sur tout ce qui est en question à ce sujet. J'ai l'honneur d'être avec la plus parfaite considération,

Monsieur, Votre très obéissant, fidèle et très humble serviteur,

Henry Hope.

A Monsieur,

Monsieur de Loxgueuil.

Montréal.

Québec, May 17me 1787.

Monsieur,

Ce m'est une mortification sensible de ne pouvoir pas vous rendre une réponse plus satisfactoire au sujet de la remission

de cette amende, à laquelle il y a des difficultés que je vousavoue franchement je ne comprens pas après tout ce qui s'estpassé, que nia foi si j'étais dans sa place je la payerais sans m'inquiéter davantage d'une fayon ou d'autre, me consolant parfaitement dans l'idée (jue toutes les personnes d'une façon de penser juste sont convaincues de mon innocence, et que l'accusation n'aurait été jamais portée sans un esprit de parti et faction. Voilà au moins mes véritables sentiments, monsieur, à ce sujet que je vous permets de répétera monsieur Francbère si vous trouvez bon, étant tout ce qui dépend de moi de faire dans cette occasion. Monsieur le juge en chef à qui j'ai envoyé votre lettre m'a fait entendre cependant que c'est son dessin de vous écrire, et dans ce cas vous en serez plus éclairé peut-être que je ne suis des raisons qui s'opposent à votre demande si bien intentionnée.

Ne cessez pas de me croire, monsieur, sur toutes les occasions- (|ui dépendent de moi.

Votre très fidèle et très obéissant serviteur,

Henry Hope.

Je vous prie de faire mes compliments à monsieur de Bonne et de l'assurer de ma part que je ne manquerai aucune occasion dans mon pouvoir pour lui rendre service, mes respects sincèresaussi à ces dames.

A monsieur.

Monsieur de Longueuil, Etc.

Québec, juin 18me 1787.

Mon cher monsieur,

J'ai reçu votre faveur du lime courant dont je vous pried'accepter mes remerciements, étant parfaitement sensible desmotifs de zèle qui vous portent à ces communications, aux quelles je ne manquerai jamais de donner toute l'attention qui leur sont si dues.

Par rapport à l'aventure que vous me dites être arrivée à Montréal entre le capitaine La Croix et le sieur Papineau, j'en ai vu le détail et voici vraiment mes sentiments que ce serait de donner trop de conséquence à cet homme qui n'en serait que trop flatté pour que le gouvernement s'y mêlât, et quoique bien prévenu en faveur du capitaine La Croix je m'étonne que messieurs de l'état-major n'ont' pas envisagé la chose dans cette pointe de vue, et au lieu de se joindre à la plainte du capitaine ne l'ont pas engagé à mépriser des discours impertinents tela que ceux du sieur Papineau sont réprésentés d'avoir été à l'occasion.

L'arrivée de Mi Lord lui-même de votre côté (ce que vous pouvez attendre je crois en peu de temps) va remettre toutes les choses j'espère dans le train à être souhaité et tous égardsr en attendant permettez que je vous assure de mes amitiés sincères étant avec véritable estime.

Mon cher monsieur.

Votre très humble et fidèle serviteur,

A Monsieur, Henry Hope.

Monsieur de Longueuil, Montréal,

Québec, mars 28me 1787.

Monsieur,

En réplique à votre lettre du 24me courant avec une noteincluse contenant les noms de certains volontaires qui ont servi avec l'armée de monsieur Bargogne, et ont été fait prisonniers, etc., etc., j'ai le plaisir de vous marquer que son Excellence Lord Dorchester veut bien consentir, qu'ils reçoivent des terres et des vivres sur les mêmes conditions que les compagnies canadiennes doivent les avoir ; et que s'il y a aucun autre situé de même pour qui vous jugerez convenable de me transmettre des pareils certificats et recommandations,, qu'ils en recevront également, toujours entendu ((ue c'est leur intention de s'y établir.

Vous ne faites pas mention d'avoir reçu ma lettre du I7me du courant, qui était une réponse à la vôtre au sujet de cette amende, non plus que si vous en aviez reyu depuis de monsieur Smith selon l'intention qu'il m'annonçait. J'espère cependant que la mienne vous est parvenue, par la quelle vous aurez vu au moins qu'il n'y a pas été aucune négligence de ma part. Ayant l'honneur de vous assurer, monsieur, que je suis en tous temps et sur toutes les occasions, avec beaucoup de sincérité et d'estime.

Votre très obéissant, fidèle serviteur,

Henry Hope.

A Monsieur,

Monsieur de Longueuil.

Québec, 24 Juin 1787.

Monsieur,

L'attention que vous et madame de Longueuil ont la politesse de marquer sur l'arrivée de Lady Dorchester demande notre reconnaissance, my Lady joint ses remerciements aux miens.

Je suis, monsieur,

Votre très obéissant ser^'iteur,

Dorchester.

Monsieur de Longueuil.

Répd le 15 8/1787.

Québec, le 15 Octobre 1787.

Monsieur,

Je suis commandé par le brig. géu. Hope de vous signifier de la part de Mi Lord Dorchester que si tous les canadiens étaient prêts à recevoir leurs proportions de terres du roi sur le lac St-François, dans ce moment il n'aurait aucune objection à ce que la personne dont vous faites mention fut employée pour cet objet, mais qu'il ne veut pas augmenter le nombre des

sous-voyers ou arpenteurs sur l'établissement pour la province J'ai l'iioinieur d'être avec considération, Monsieur, Votre très humble et obéissant serviteur,

John Craigie.

Le géu. Hope me charge de vous dire qu'il répondra à votre

lettre du 4 de ce mois par le courrier prochain.

A Monsieur,

Monsieur de Longueuil, Etc.

Québec, le 8 Novembre 1787.

Monsieur,

En réponse à la lettre (|ue vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 5 de ce mois, j'ai celui de vous informer qu'elle a été mise devant Son Excellence et qu'il n'y aura aucune objection à ce que le sieur Pierre Rémi Gagnier, pour ([ui vous vous intéressez, soit establi dans son art d'arpenteur p(jurvu que cela puisse se faire en conformité avec les règlements pr.escrits par les ordonnances. Pour cela je crois qu'il serait nécessaire que M. Gagner remet au greffe sa commission de notaire, et qu'il en tire certificat pour être envoyé icy avec les preuves ou certificats requises par la loi, pour lui obtenir une nouvelle commission, ou pour le faire rétablir dans l'ancienne. C'est à lui à juger s'il peut fournir ou passer par les preuves requises par l'ordonnance pour ;in arpenteur, en tout cas vous me trouverez toujours prêt, en tant que sera convenable d'avancer cette affaire ou toute autre en la(|uelle vous prendrez part. Etant avec une véritable considération, Monsieur, Votre très humble et obéissant serviteur,

Henry Hope.

MoN.siEUR DE Longueuil, Etc.

Monsieur,

Québec, ce 17me janvier 1788.

La liste ci-jointe contient les noms des messieurs canadiens tjui furent roconnnandés par My Lord Dorchester, l'automne dernier, pour la demi-paye, la quelle ils ne peuvent obtenir À moins que leur pension n'ayant subi l'examen du secrétaire de guerre et des officiers généraux nommés pour cet effet et faire rapport de leur validité. Ayez donc la complaisance, monsieur, de leur faire savoir ceci, que chacun d'eux m'envoye le plutôt possible mémoire de leur service, accompagné de preuves suffisantes, afin que son Excellence puisse les transmettre comme il lui est indiqué.

Je suis. Monsieur, Avec beaucoup d'estime votre très-obéissant serviteur,

Messieurs, Frank le Maistre, M. S.

De Bellestre, <^* Antoine Dupré.

Longueuil, Gaucher.

Lotbinière, '-' Jacques Hervieux.

Hervieux, Giasson, cadet.

Gamelin, Boulanger,

Menteth des Musseau, *^* Foucher.

La Marque.

Giasson, l'aîné.

Moquin.

Nota. — Monsieur Saint Ours écrit à messieurs Beaujeu et Yarennes.

A Monsieur de Longueuil.

(1) L'hon. Picotté de Bellestre.

(2) L'hon. Chartier de Lotbinière.

(3) D'Ailleboust de Menteth des Musseaux.

Québec, ce •21me janvier 1788.

Monsieur,

En réponse à votre lettre du 17me courant, My Lord Dorchester me charge de vous prier de vouloir bien compléter le tableau de la manière dans la quelle vous l'avez entrepris et d'en faire un séparément de ceux dont la description est indiquée dans la lettre de monsieur St-Ours à monsieur Rou ville; *i> sou Excellence souhaitant avoir les plus amples informations Je suis, Monsieur,

Avec beaucoup d'estime, votre très obéissant serviteur,

Frank Le Maistre.

A Monsieur de Longueuil.

Québec, ce 28 janvier 1788.

Monsieur,

Le certificat de monsieur Bellestre sera nécessaire et dans chaque mémoire on pourra référer au major Preston, qui étant membre de Parlement et conséquemment pendant plusieurs mois résident à Londres, s'il est trouvé à propos, vérifiera les avances de chaque particulier, autant que sa connaissance de leur service lui fournira les moyens.

Je suis, Monsieur, Avec beaucoup d'estime, votre très obéissant serviteur,

Frank Le Maistre.

A Monsieur de Longueuil.

Extrait de la Gazette Offi^cielle, datée jeudi le 1 Sème jour de juillet 1790.

Quartiers Généraux, Québec, 12 Juillet 1790.

Il a plu au roi de promouvoir les personnes suivantes en

<1) Hertel de Rouville.

considération de leurs services durant la dernière guerre, savoir :

n- 4^4. • i„ T>„n„ t-^ i au rang et à ( à commencer Picotte de Bellestre,-} ^^^^j^ ^^.^ de l.-col. prov. ( du cinq février 1787,

Joseph de Longueuil,

do

de major,

ditto

Micliel de Lotbinière,

do

de capitaine.

ditto

•lean-Bte Hervieux,

do

de capitaine,

ditto

De Pierre Gamelin,

do

de cai)itaine,

ditto

Des Mnsseaux Menteth,

do

de lieutenant.

ditto

La Marque,

do

de lieutenant.

ditto

Charles Giasson,

do

de lieutenant.

ditto

Louis Moquin,

do

d'enseigne.

ditto

Antoine Depré.

do

d'enseigne.

ditto

Michel Gamelin Gaucher,

do

d'enseigne,

ditto

Jacques Hervieux,

do

d'enseigne,

ditto

Jacques Giassou,

do

d'enseigne,

ditto

Boulanger,

do

d'enseigne.

ditto

Antoine Foucher,

do

d enseigne,

ditto

Villemonde de Beaujeu,

do

de capitaine.

ditto

Joncquaire de Chabert,

do

,„„..„. ( a commencer du

de capitame, ^ dix-huit août 1787.

Le Gras Pierreville,

do

de lieutenant.

ditto

Edward Cascallion,

do

de lieutenant,

ditto

Jacob Shiefelin,

do

de lieutenant.

ditto

Samuel Adams,

do

j demie paie de lient.

1 sans rang.

ditto

Donald Fraser,

do

) rang et demie paie i d'enseigne prov.

ditto

William Sneider,

do

d'enseigne.

ditto

Jonathan Miller,

do

d'enseigne.

ditto

John "Wilson,

do

d'enseigne.

ditto

John Platt,

do

( uneallouanceannuelle ( t égaleàdemie paiedelt. \

ditto

Il a aussi plû au roi d'accorder les allouances provinciales suivantes, savoir :

Philipe de Kocheblave,

La Veuve la Ronde, (1) La Veuve du Verger,

( une pension de j à commencer

( cinquante pounds par an ( du cinq février 1787.

une idem de vingt pounds, [ ^^ ^^Xu août 1787. do ditto

(Signé)

Frans. Le Malstre, S. M,

Guy Lord Dorchester,

Capitaine Général et Gouverneur en Chef des Provinces du Haut et Bas Canada, Nouvelle-Ecosse et Nouveau-Brunswick,

(1) Denis de la Ronde.

et de leurs dépendances ; Vice-Amiral d'icelles ; Général et Commandant en Chef de toutes les troupes de Sa Majesté dans les dites Provinces et dans l'Isle de Terreneuve, etc.

A Joseph de Loxgueuil, Ecuycr.

Reposant conliance dans votre loj^auté, courage et bonne conduite, nous vous nommons par ces présentes Colonel des Compagnies des milices d'Isle Bizard, Isle Jésus, Blainville Rivière du Chêne, Lac des Deux-Montagnes, Argenteuil, Soulanges, Nouvelle Longueuil, Vaudreuil et Quenchien, durant notre bon plaisir ; pour en cette qualité agir avec soin et diligence à remplir les devoirs de votre charge, en exerçant et bien disciplinant les officiers inférieurs et miliciens des dites milices, lesquels sont ordonnés de vous obéir comme leur colonel : et supérieurs concernant le service du roi, conformément à la confiance par ces présentes reposée en vous.

Donné sous notre seinof et sceau, au château vSt-Louis, en la ville de Québec, ce dixième jour du mois de mai .... dans la trente-quatrième année du règne de Sa Majesté, et dans l'année de Notre Seigneur mil sept cent quatre-vingt-quatorze.

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