MONTCALM
Louis Joseph, Marquis de Montcalm, maréchal des camps et armées, commandant de l'ordre roj^al et militaire de St-Louis, commandant en chef des troupes de terre dans l'Amérique septentrionale et l'armée du roy au camp de Carillon.
Il est ordonné au sieur de Longueuil, enseigne en premier des troupes détachées de la marine de faire service en qualité de second officier à la compagnie de volontaires dont nous avons confié le commandement au sieur de Montesson <^* capitaine des mêmes troupes.
Fait au camp de Carillon, le Pr. 8me 1758.
MOXTCALM.
Il est ordonné à monsieur de Longueuil, enseigne en premier des troupes de la colonie, de prendre le commandement de la compagnie de volontaires que nous avions donné à monsieur de Marin, lieutenant des mêmes troupes.
A Carillon, le 20 octobre 1758.
MoXTCALM,
(1) Joseph Michel Le Gardeur de Montesson, né en 1716, épousa en 1745 Françoise de Boucherville.
Longueuil, chevalier de l'ordre royal et militaire de St-Louis, gouverneur des ville et gouvernement des Trois-Rivières.
Il est ordonné au sieur de Longueuil, aide-major des troupes de la colonie de partir avec le sieur de Xormenville, lieutenant des dites troupes, avec un détachement de canadiens et de sauvages, pour aller dans le haut de la rivière de Bécancour à la découverte d'un parti anglais ijue l'on dit avoir vu.
Ils ne se tiendront embusqués sur la route que pour tenir à peu près le détachement, et visiteront dans la fourche du Nord- Est s'ils ne rencontreront pas l'ennemi ; et feront des découvertes un peu avancées dans le l^ois, pour tâcher de découvrir leur marche. Supposé qu'ils rencontrent le chemin, ils me. donneront avis et suivront par derrière l'ennemi pour tâcher de découvrir leur route et voir leur couches, afin de savoir la quantité de monde qu'ils sont à peu près.
Il aura grande attention à ne le point découvrir et à attaquer mal à propos, au surplus m'en rapportant à sa prudence.
Aux Trois-Rivières, le 14 mars 1760.
Longueuil.
Par Son Excellence Guy Carleton, capitaine général et gouverneur en chef de la province de Québec, maréchal des camps et armées de Sa Majesté, commandant le département septentrional, etc., etc., etc.
Paroisse de Soulanges,) Monsieur de Longueuil, lîorteur de la Isle Perrot. - . .
G. C. J présente, est chargé de visiter les paroisses
dénommées à la marge, d'y faire la revue des milices, recevoir
les oflSciers, qui ont des commissions, recommander aux emplois
vacans, et dresser les Etats, dont du tout nous fera son rapport.
Ordonné aux compagnies des dites paroisses de tenir dix
hommes par compagnie prêts à marcher au premier ordre qu'on
leur en fera de notre part, à la défense de St-Jean, ou à tel
autre lieu dans les limites qu'on leur indiquera, et les capitaines
à ([ui on aura signitié cet ordre, signeroiit leurs noms sur l'autre côté de cette feuille.
Fait et donné à Montréal, ce 29 jour de juin 1775.
Guy Carleton.
Par Richard Prescott, brigadier général des armées du roy, M. Le Moine, chevalier de Longueuil, partira incessamment pour se rendre à Longueuil, et y prendra sous son commandement les miliciens canadiens qui doivent s'y trouver et les conduira immédiatement au fort St-Jean.
Donné sous ma signature à Montréal, le 5ème septembre
R. Prescott.
Monsieur de Longueuil assemblera le dixième milicien de chaque paroisse, depuis Cliâteauguai jusques à la Rivière de Sorel, et agira selon que les cas l'exigeront, et les ordres qu'il recevra du brigadier général Prescott, pour empêcher les ennemis de pénétrer 5ans la province ; un nombre proportionné d'officiers de milice accompagnera leurs miliciens, enjoint aux officiers de milice et aux miliciens de lui obéir en tout ce qui dépendra d'eux pour le service de Sa Majesté.
Fait et donné au Château St-Louis de Québec, sous le cachet de nos armes, ce 6 septembre 1775.
Guy Carletox.
Par Richard Prescott, brigadier général des armées du roy.
Monsieur Le Moine,chevalier de Longueuil, prendra sous son commandement, le détachement des volontaires canadiens <i> qui sont actuellement à Montréal, et les conduira en toute dilisrence au fort St-Jean.
(1) Il s'agit de la compagnie de seigneurs canadiens qui défendirent si noblement le fort de St-.Jean. (Voir Le Fort St-Jean, par M. Lucien Huot.)
Donné à Montréal sous ma signature ordinaire, à Montréal, le 7ènic septembre 1775.
R. Prescott.
Montréal, 13 Septembre 1775.
Monsieur,
J'ai eu le plaisir Je recevoir votre lettre, je vois que votre troupe est bien petite mais bien brave, il y a une petite troupe partie ce soir. J'espère qu'elle grossira bientôt, je vous prie de recommander à ceux qui sortiront d'être bien circonspects et de ne point trop suivre leur valeur, ça été la perte du pauvre Perthuis. 'i' J'ai tâché de consoler sa pauvre femme en lui accordant une pension pour vivre honnêtement. Outre la troupe qui doit vous joindre demain ou après-demain, M. de Bellestre et de Lanaudière ne tarderont pas à arriver.
Tenez, je vous prie, une liste exacte de ceux qui entreront ou sortiront, la date de leurs entrée et sortie, laquelle liste vous m'enverrez ayant soin d'insérer leurs noms et les paroisses dont ils sont.
J'ai riionneur d'être avec beaucoup d'estime.
Votre très humble et très obéissant serviteur,
Guy Carleton.
Montréal, le 2 de Juillet 1777.
Monsieur,
Il vous est ordonné de passer d'ici à Sorel pour le service du roy et de faire la visite de toutes les paroisses au sud de la rivière 8t-Laurent jusqu'à St-François et Nicolet et d'ordonner à un nombre des miliciens de chaque compagnie de milice de toutes ces paroisses de se transporter à Sorel pour obéir aux ordres qu'ils recevront là des commissaires du roy, et vous aurez la bonté d'être exact et rigoureux dans votre visite,'^t
(1) Perthuis. (Voir liavasion du Canada, pages (43, 44, 166, 247, 314.) par M. l'abbé Verreau qui a bien voulu ni'aider de ses précieux conseils, pour la publication de cet ouvrage.
de prévenir chaque paroisse, que je suis détenniné de les faire obéir aux ordres qu'ils recevront des oflBciers du roy, ou de les faire châtier sévèrement en cas de désobéissance, et comme i] est ordonné aux officiers qui commandent les troupes allemandes dans ces quartiers là d'obéir aux ordres qu'ils recevront de vous, il vous est donné en charge, qu'ils envoyent leurs soldats vivre à discrétion chez les habitants qui refuseront d'obéir aux ordres ci-dessus.
Après avoir fini votre visite du côté du sud, vous passerez au nord où vous expédierez la même besogne, donnant en charge très fortement aux oflRciers des troupes allemandes de ne faire aucune grâce aux habitants qui sont de mauvaise volonté, mais de laisser leurs soldats vivre à discrétion chez eux et que je leur commande de changer les quartiers de leurs troupes d'une paroisse à l'autre, suivant ce que le service du roy exigera.
J'ai l'honneur d'être,
Monsieur, Votre très humble serviteur,
Allan Maclean,
Brigadier Général.
Monsieur Longueuil,
Inspecteur Général.
Monsieur,
Québec, 11 Août 1777.
Par des rapports que je viens de recevoir, j'apprends qu'il n'y a que quatre cents canadiens arrivés à Tyconderoga.
Comme il a marché cinq cents des compagnies de ce district et par l'information de Monsieur Tonencour, <^* trois cents ont été envoyés des Trois-Rivières pour les services de l'armée du
(1) Godfroy de Tonnancourt, colonel des milices, et l'un des principaux citoyens de Trois-Rivieres. Voir Y Invasion du Canada.
général Burgoyne, il est nécessaire (|ue vous vous inforniieZr pour m'en donner avis, de ce qui a causé cette grande diminution, si contraire aux ordres précis (jui ont été (Un nés à ce sujet. '
Comme je m'intéresse toujours au soulagement du peuple des ordres sont, par cette occasion, expédiés au brigadier général MacLean, pour que les corvées cessent pendant la récolte, autant que les services indispensables du roy, dans la conjecture présente le permetteront, me reposant sur votre attention et les connaissances que vous devez avoir de la nécessité, que les travaux diflérents se reconnnenceront ensuite, avec une diligence proportionnée au besoin. Il doit être entendu cependant que cette indulgence ne s'étend pas aux déserteurs qui par leur mauvaise conduite ont perdu tout droit aux faveurs, que je suis toujours disposé à accorder aux bons et fidèles sujets de Sa Majesté.
Je suis.
Monsieur, Votre très obéissant serviteur,
Guy Carleton.