‹ Documents inédits sur le siège de DôleChapitre 1 sur 2 · Documents inédits sur le siège de Dôle (1636) · texte numérisé non relu

Documents inédits sur le siège de Dôle (1636)

Après tout ce qu'on a écrit sur le siège de grand Coudé (0, il semble qu'il n'y a plus rien i de nos annales, et nombreuses sont pourtant les lion ouvertes à Vérudit désireux de compléter le porains ( 2 ). Sans parler des dépêches conservées tilly (3), les archives du ministère des affaires éli quantité de lettres relatives aux opérations du

(1) Henri II de Bourbon, prince de.Condé, premier pri pair de France, lieutenant général des armées du r<ji e de Bourgogne et de Bresse, fils de Louis I er de Bourbo de Charlotte de la Trémouille.

(2) Déclaration des commis au gouvernement de Bourgongne sur Ventrée hostile de l'armée françoise a in-4) ; BoyviN| Lfi siège de la ville de Dole, capitale de .Bourgongne, et s&n heureuse délivrance (Dole, 1637, et a trey-Champvans, Lettre de Louis Petrey, sieur de Cha tiste Petrey t sieur de Chemin, son filz, contenant une \ s'est fait en campagne au comté de Bourgongne, pencU Dole (Dole, 1637, in-4); Girardot de Nozeroy, La Fran la main de Dieu contre les efforts des François en Van i 1d.„ Histoire de dix ans de la Franche-Comté de Bourg in-8).

. (3) Ces dépêches m'ont été fort utiles pour la rédactio du siège de Dole (Dole, 1896, in-16).

(4) Jean Boy vin, conseiller au parlement de Dole, fil: cureur postulant au bailliage de Dole, et de Véroniqu sident du parlement en 1639, il gourerna cette compa (13 septembre 1650).

les délibérations du magistrat de Dole et, malgré les il a faits à la Gazette de France, son livre est loin peurs. M. le marquis de Scey détient au château de Buuments de premier ordre : ce sont les minutes des letir Brun 0) au nom des assiégés ; « elles ne se peuvent Imire leur magnanimité et grandeur de courage, qu'on se leur prudence et prévoyance, et qu'on n'y remarque pérance et singulière confiance qu'ilz avoient en la mine (2). » Enfin chaque jour amène la découverte de les (3), et, tout bons Français qu'ils sont depuis deux inc-Comtois ne se lassent pas d'entendre rappeler com- ;it morceau de terre s'est maintenu trois mois entiers les de la France ( 4 ). »

nte communication me permet aujourd'hui de grossir s documents relatifs au plus glorieux épisode de la x ans, en publiant quelques pages d'un manuscrit onheur à la destruction récente de vieux papiers (5). Ce Dprement parler une relation du siège de Dole, car ces ssent que les quatre premières semaines de Tinvestisune partie des détails qu'elles donnent sont inédits et

•un, procureur général au parlement de Dole, fils de Claude au mêm» parlement, et de Marie Dard. Il avait, pendant le l charge le soin des rescriptions, chinremens et deschiffremens, cesses et reconnoissances des messagers. » Boy vin, Le siège oie, p. 158.

iampvans, Lettre à Jean-Baptiste Petrey, sieur de Chemin,

t adressé au cardinal infant, gouverneur général 'des Paysde Bourgogne, par Gérard de Wattevilie, marquis de Confians, ; de Nozeroy, sur les opérations de l'armée de sdbours levée et fc le siège de Dole par le prince de Condé (août 1636). — J. Gauts pour servir à l'histoire de Franche-Comté, dans Y Annuaire 5, p. 55.

>e Nozeroy, La Franche-Comté protégée de la main de Dieu,

rit m'a été communiqué par M. Ernest Bulliard, propriétaire e, que je prie ici d'agréer mes sincères remerciements : avant ses mains, il faisait partie de volumineux papiers, qui, au 397, furent remis à une femme du peuple de Baume-les-Dames ; l servit pour allumer son feu, après en avoir jeté une partie

on doil se féliciter de ce qu'elles 1 L'auteur du manuscrit dont il délier 0) ; il habitait la petite ville fonctions de notaire seigneurial (2 Drouvenant, il jouissait d'une cerl pair avec les bourgeoises les plus h construction de sa maison avait ce des baptêmes des enfants du marqi cevoir une partie des gentilshomn au château.

C'est en 1632 qu'il eut l'idée de nemenls qui lui paraissaient digne tion est résulté le manuscrit dont B Livre de raison ? Non, car, bien qt fils et des filles de Jacques Corde] n'offre qu'une lointaine analogie a genre. Journal? Pas davantage. C rèté, où « plusieurs cas arrivez dep se trouvent rapportés entre le prix 1636 (fol. 11) et les « Quatrains d pacem et Fiat pax au faict des gin des infortunes et accidentz arrivez quinet, qu'à Jacques Cordelier son led. Jacques s'est peu souvenir » (i sur les femmes, à demi lacérées (fo tin (&), interlocutio , entre la moi

(1) Jacques Cordelier, fils de Jean Cor

(2) « L'année 1629 led. Jacques Cordel d'apvril par messire Joachim de Vienne tenois, bailly et collonnel d'Aval » (fol.

(3) Joachim de Vienne, dit de Bauffre Clairvaux, seigneur d'Arc-en-Barrois, I iils de Jean de Bauffremont, baron de d'Aval, et de Béatrix de Pontailler, sa

(4) Charlotte Grivelet, fille d'Adrien Clairvaux, le 26 octobre 1576, elle avai vrier 1595.

(5) Ce dialogue est suivi d'une ordon Bacchus (fol. 21 v°).

•délier des personnes qui ont ur le marquis de Varambon (*), fle Varas et de la Roche, etc., l'entrée de dame Marguerilte reval, compaigne de monseiï). Après « la mort de feu le 64), viennent des notes sur ssire Jehan de Bauffremont ( 3 ), lly et collonel d'Aval, et de me » (fol. 65), des oraisons à es litanies contre la peste en est un, il y a néanmoins curieux de connaître le prix première moitié du xvn e siè- >te intitulé « Ce que j T ay emrévérend Père Mathias (5), caereval en l'an 1625, et frère

is de Varambon, comte de Varax exel, Saint-Hippolyte, Rougemont, fils de Philibert de Rye, seigneur

se de Joachim de Vienne, dit de Christophe de Rye de la Palud, iot. Dunod (Mémoires pour servir la dit à tort fille de Philibert de

; de Clairvaux, seigneur de Darnes, etc., commandeur de l'ordre d'Al- , M. Catholique, bailli et colonel pon de Scey et de Clairvaux, et

de Bauffremont, baron de Scey et seigneur de Flagy, Montferrand, la chambre de l'empereur Charles-

•uhot, de Dole, qui mourut de la adu insigne par sa science et par plus encore par la mortification et uuscrites des capucins du comté de •e de Poligny.

C'est parmi les documents historiques transcrits par le digne

bourgeois de Qairvaux que j'ai eu li

tion inédile du début du siège de I

Jacques Cordelier : son âge (*) et ses ♦ à celui-ci de porter les armes ; noi

détaillé de la peste qui décima Clair

se trouvait dans cette ville durant V

Mais un de ses enfants ( 4 ) figurait da

Conllans (5) : à peine de retour d'

sanctuaire vénéré de Lorelte, il av

enrôlé sous la cornette du sieur d • est-ce à lui qu'est due l'énumératio

Français aux environs de Dole (fol.

c'est que ce fut par l'intermédiaire <

délier reçut les pages qu'il a recopié

écrites ? Je ne suis pas à même de

plan qui accompagnait ce récit m'a

que Fauteur de VRB1S DOLAE E

RAI A DELINEATIO pouvait y

position reposait sur une erreur

(1) Jacques Cordelier était né à Clairvai

(2) En 1590, il avait reçu sur la main î estropié. En outre, depuis 1606, il avait :

faisait éprouver de « grandissimes doleui

(3) Les ravages que la peste causa fun tait à cette époque que cent trente-cinq vembre 1636, trois cent cinquante habitai

(4) De son mariage avec Charlotte Gri enfants, six fils et quatre filles. En 1636, fille.

(5) Guérard de Jbux, dit de Wattevillt camp des troupes de S. M. Catholique au c de Watteville, marquis de Versoix, et d\

(6) « Le seizième jour de mars, Pierre ei Cordelier, sortirent dud. Clereval en l'a Rome et de Nostre Dame de Laurette, el villes d'Italie des principalles, et retornai 1636, auquel voyage ils treuvarent beau duché de Milan et Piedmond. Au retour 1 de monsieur le capitaine de Sainct-Germa revint le siège estant levé » (fol. 50).

;as de se fréquenter avant l'invaî franc-comtois était, en effet, de airvaux, ainsi que le démontre >36, qu'il produisit pour être adî (3). Comment, d'antre pari, un commis les inexactitudes qu'il est i va lire?

npose de plusieurs parties bien

îcrile vers le milieu du mois de » ne doit pas donner le change naît d'un Franc-Comtois retenu datée « du camp devant Dole. »

il a vu, ce qu'il a entendu. Seul s aussi précis sur la frayeur des il du 1 er juin, sur les effets des ;uerre qui écrit : les différentes itées plus longuement. Ce n'est obre du parlement ne prêterait i confiée par les assiégeants au langage que les documents offi- >our mon compte, que cette lelson auteur déclare avoir éprouvé

Labbé, marchand, et de Françoise

Dole, le 11 mars 1636, « ayant passé Jean Baptiste pour la chambre du présentant l'effigie du Roy et l'autre Jt à l'exemple de celles qui sont en la Durnir « un mousquet assorty pour rations du conseil de la ville de Dole vembre 1636, fol. 253.

le Nicolas Labbé suivait les mouvelue, dès le 4 juillet, le magistrat auer une feuille de cuivre pour graver Êphémérides du siège de Dole, p. 37.

Uphonse Viénot, de Dole, qui était lx. Entré en religion à l'âge de dixalinsle 13 avril 1641.

en voyant les Français mordre la poussière à l 1 d'Arans n'est pas pour contredire cette opini pucins, minimes, carmes 0), tous parlageaienf vaillant frère Enstache P), qui, aux remontrar Dijon, répondait fièrement : « Combattant poi et oppressé, et pour conserver la religion calh< martyre (3), quand je vay àila persécution ( 4 ). Toutes les assertions du narrateur inconnu leurs être accueillies sans réserves. 11 indique \ cernent des batteries françaises ( 5 ), mais une gnç dans ses solivenirs et assez souvent il ; jour de la semaine et le quantième du mois, forces ennemies, il lui arrive d'enfler leurs pei secours plus considérable qu'elle n'était ; peut mensonges voulus des messages apportés aux riers de Guérard de Watleville. Nous lui dev naître les noms des capitaines qui abandon n postes de Pesmes et de Balançon. 11 nous fait le P. Alphonse Viénol vint trouver les commi la part du prince de Gondé ; une dépèche du m'avait fait croire cette mission postérieure ai

(1) Je ne parle pas des jésuites, que nos pères se animés que les autres religieux contre la France. Cf çois Bizot, dans le Bulletin de la Société d'agricult Haute-Saône, année 1888, p. 213.

(2) Christophe de Choiseul, en religion frère E Choiseul, seigneur d'Ische, et de Jeanne de Lavaux. rain avait pris part à la défense de. la Mothe, doni gouverneur ; en 1636, il fit des prodiges de valeur è mousquetades le 14 juin et trouva la mort, le 13 a< fourneau de mine.

(3) Il est à remarquer que ce mot de martyre rev lation, la première fois à propos d'un minime, la se servante, tombés l'un et l'autre sous le feu des Fran

(4) Boyvin, Le siège de la ville de Dole, p. 262..

(5) Ces emplacements étaient d'autant plus facile tour de l'église on découvrait tout ce qui se passait Le sieur de Chevigny à Condé, Dijon. 20 juin 1636. de France du 28 juin 1636 ; Bowin, op. cit., p. 144 Histoire de dix ans de la Franche-Comté de Bourg

(6) Sublet de Noyers à Condé, Conflans, 12 juin 16

Théophrasle Renaudot (i) % es (*). »

est celui qui concerne Hait malgré le marquis fermé dans les murs de qu'il ne prêta à la déréduisent son rôle à la idre, il semble qu'il ne « faisoit comme cet anurs se placeoit droit au ait le vieil archevêque,

une cible (6).

ouvait convenir à l'intréavec le prince de Condé, rs les canons des Franlanuscrit de Clairvaux le es l'activité d'un jeune r les remparts ; l'épée au ntinelles ne se relâchent îré en disant qu'il a été,

ir du premier journal franxcede 1633 à 1644, p. 7.

1636 : Journal du siège de lise devant cette place, les

nombre des morts et des

e de Besançon et prince du t d'Acey, prieur de Saintdes requêtes au parlement on, et de Louise de Longwy.

arlement de Dole, depuis la

; Girardot de Nozeroy, La ; Id., Histoire de dix ans

kne it.

<U la Franche-Comté de

avec Louis de la Verne 0) et Jean-Baptiste de Si de la résistance (3). Quelle émulation ne devait ] fenseurs de Dole la vue de ce vieillard s'arrach aller à une heure avancée de la nuit de bastion e

Quant à la seconde partie, il n'est pas doute dans un couvent de Salins (*). Ce couvent doit è attendu qu'une maison du même ordre existait i Cordelier entretenait de bons rapports avec 1 femme et lui comptaient des parents parmi eux \raisemblable que d'attribuer à un de ceux-ci le fils. Écrite avant l'incendie de Quingey par les ï conde partie a trait à la formation de l'armée de gue que la première, elle est aussi moins inlér< donne quelques détails sur les prières publiqu siège du château de Monlfort et sur l'embuscade tachemenl du régiment de la Verne se laissa a entre Pagnoz et Vaugrenans.

En troisième lieu vient la liste des villages française autour de Dole : j'ai dit plus haut qu'c fils de Jacques Cordelier. Deux pages sont ens levée du siège, à la prise de Chaussin, de Bellev Cuiseaux, d'Arbent, de Martignat et de Savign

(1) Louis de la Verne, mestre de camp d'un régime François de la Verne, seigneur de Saulnot, et d'Adriei

(2) Jean-Baptiste de Saint-Mauris, docteur es droits, Mauris, seigneur d'Augerans, et de Jeanne Malabrun. Dole, le 26 décembre 1635, il mourut de la peste le 6 c

(3) Éphémérides du siège de Dole, p. xxxvi.

(4) « En ceste maison nous faisons les quarante hei rostre filz » (fol. 41).

(5) On le voit invité, en 1625, au dîner offert par le au capucin qui prêchait le carême (fol. 26).

(6) J'ignore quelle parenté existait entre Jacques Cor Cordelier, carme. Le P Charles Grivelet, oncle pateri été prieur du couvent de Clairvaux. Un cousin germai y était mort avant d'avoir terminé son noviciat.

(7) Le 24 juin 1636.

(8) Jean deGassion, maréchal de camp et colonel d'u fils de Jacques de Gassion, président au conseil souv Béarn, et de Marie d'Esclaux. 11 reçut le bâton de mare

à l'incendie de Moiraos par les Fr que les précédentes, elles ont él< honnête notaire de Clair vaux, ent pas les renseignements bistc mscrit en question, et j'en extrai nportance : Tune est le manifest is et le conseiller de Beanchemin gne ; l'autre, la lettre écrite par 1 i de Besançon et au parlement. Je issenl mériter de prendre place pa oire de la guerre de Dix ans.

ae reprocheront peut-être de rêve es incidents de la lutte soutenue mants de Louis XIII. C'est qu'au celui d'un petit peuple combattant re considération a d'ailleurs décic : la longue paix qui a suivi les risque d'amollir les âmes, et il est >ù les caractères avaient une trem , vigoureuse que de nos jours. Pi c un profond penseur la guerre di ;arder comme la suprême ressour* 3e. Nous assistons depuis quelque ourdie contre les plus pures tradi as être tenté d'appeler de nos va lors du fourreau ferait pâlir la fou 'or ? Qu'on ne me dise pas qu'il ei heurt de deux grands peuples l'u x, selon moi, que l'enlisement les plaies honteuses qu'il faut sav< u'on doit ouvrir d'une main féru

ozeroy, seigneur de Beauchemin, cons nis Girardot, docteur es droits, et de

ne, roi de Hongrie et de Bohême, fils d

une de Bavière.

soirées de Saint-Pétersbourg, t. II, p.

le rappelaient récemment le* Sedan, « le feu purifie, le s armes est incertain, mais, il nous avons le droit d'envisa quelques sacrifices qu'elle ei une guerre qui nous rendrai!

Page 1