LES FRÈRES TRUDAINE
du glaive de la loi, son fils Micault et son gendre Trudaine de Montigny sont suspects, et doivent être traités comme tels; la section nomme deux de ses membres pour aller solliciter, auprès du comité de sûreté générale, leur arrestation. »
La démarche des deux membres désignés du comité de Bondy eut plein succès auprès du comité de sûreté générale. Celui-ci en effet, le même jour, c'est-à-dire le 26 floréal an II, décerna contre Trudaine et Micault le mandat d'arrêt suivant, que nous avons retrouvé aux archives * :
« Vu l'arrêté du comité révolutionnaire de Bondy, en date de ce jourd'hui, le comité de sûreté générale arrête que les nommés Trudaine, dit Montigny, ex-conseiller au ci-devant parlement de Paris, et Micault de Courbeton, son beau-frère, seront mis en accusation et en conséquence traduits à la maison de Pélagie, et, à défaut de place, dans une autre maison d'arrêt de Paris, le scellé sera mis sur leurs papiers et effets, distraction faite de ceux qui seront trouvés suspects, lesquels nous seront apportés; charge le comité révolutionnaire de Bondy de l'exécution du présent arrêté, l'autorise à faire à cet effet toutes délégations et réquisitions nécessaires.
« Signé: Dubarran, M. Bayle, Elie Lacoste, Louis DU Bas-Rhin. »
Lorsque les membres du comité révolutionnaire de Bondy se présentèrent à Montigny, ils trouvèrent Trudaine de Montigny, Mme Trudaine, Trudaine de la Sablière et Micault de Courbeton, non i)as l'aîné, mais le cadet, âgé de dix-sept ans. 11 y eut une scène déchirante. Trudaine l'aîné fut arrêté,