ÉPÎTRES, HYMNES
un chœur d'enfants (yovwv), et il met dans la bouche de ces enfants ces paroles adressées aux jeunes gens :
« Mais c'est vous, jeunesse citoyenne, que récompenseront les faveurs de ces vierges citoyennes.... C'est pour vous que dans leurs bras, dans leurs seins délicats, la jeunesse, la santé nourrissent
o Fleurs d'amour et fruits d'hyménée. »
C'est le cas de s'écrier : Il n'y a plus d'enfants ! C'est qu'en effet, il n'y en a plus quand on examine ce chœur avec tant soit peu d'attention. Le chœur s'est divisé en deux demi-chœurs, le chœur des hommes et celui des femmes, chacun d'eux étant composé lui-même de deux groupes ; de sorte qu'il y a en réalité sur la scène quatre chœurs formant deux masses chorales, l'une pour les voix d'hommes, l'autre pour les voix de femmes. Le premier est le chœur des hommes (àvopwv), le second celui des jeunes hommes (vEavtwv), le troisième celui des femmes (yuv., ici est Yuvatxwv) et le quatrième celui des vierges (TrapOÉvtov) ,
IV. — Fragment appartenant au chœur final de la même satyre et dont nous avons parlé cidessus.
VIL — Ces quatre lignes de prose sont uniquement le petit canevas de la fin de l'Hymne à la
France.
Vin. — Rejeter cette note courte et concise dans l'annotation du vers 412 du Jeu de Paume.
X. — On a épuisé tout ce qu'on pouvait dire sur cet hymne. Pour les allusions diverses qu'il renferme, voyez les Poésies d'A. Chénier, ciVû. 1872, p. cxx, et ses Œuvres en prose, édit. 1872, p. 163. Mais au sujet du jeune Désilles, dont le dévouement est célèbre, et qui est nommé dans cette pièce, nous indiquerons, une note détaillée et précise de M. Eugène Despois, dans la Revue politique et littéraire du 28 novembre 1874 (p. 507), de laquelle il résulte que ce jeune officier, grièvement blessé, ne fut pas, comme trop de personnes le croient, une victime immédiate de son dévouement. Nous appuierons cette note de M. Des[»ois en disant que le jeune Désilles avait, en effet, élé retiré du feu et transporté dans la maison du curé de Saint-Fiacre, par M. Haëner, garde-citoyen de la milice de Nancy '[Moniteur du 5 octobre 1790, Corresp. de Nancy); mais nous devons ajouter que, blessé en août, il mourut dans la première quinzaine d'octobre, à Nancy, et fut enterré à la cathédrale, au caveau des Primats [Monit. du 23 octobre 1790, Lettre de Nancy du 19 oct.)