‹ Documents nouveaux sur André Chénier et examen critique de la nouvelle édition de ses œuvres, accompagnés d'appendices relatifs au Mis de Brazais, aux frères Trudaine, à F. de Pange, à Mme de Bonneuil, à la duchesse de FleuryChapitre 88 sur 99 · ODES · texte numérisé non relu

ODES

la dédicace, à milady Cosway, du poëme de l'Esclave :

Au moins daignez souffrir que cette main suspende A votre belle image une rustique offrande-, Accueillez mon esclave

Le dernier vers de l'ode à Fanny est resté inachevé parce qu'il n'était point facile à trouver : la rime à contour ne devait point être amour.

X. — L'éditeur nous dit que cette ode est l'expression du j^laisir qu'il éprouve dans sa solitude. C'est tout le contraire. Cette pièce trahit le profond ennui qu'éprouvait André dans sa solitude. Il sentait tout ce qu'il devait à Versailles; en reconnaissance il avait offert à cette ville qui avait été sa bienfaitrice une poétique offrande [Ode à Versailles) ; et cependant il se sentait parfois prêt à maudire cet isolement qui avait été son salut. C'est le dernier vers inachevé, D'où vient donc...., qui précise le sens de toute la pièce.

XII. — Voyez ce que nous avons dit de cette pièce on parlant des compositions dramatiques. Il est presque certain que c'est un chœur; mais était-il destiné à une tragédie ou à une satyre? Devait-il faire partie de la satyre des Initiés? Il est toutefois plus facile de faire des questions que de formuler une réponse. Cette œuvre est à étudier. Il est possible qu'un jour les manuscrits examinés avec soin donnent une indication utile.

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