PRÉFACE. V
mais dès lors un feu nouveau s'alluma dans le ciel poétique de la France.
On a dit depuis longtemps que cette publication avait été pour de Latouche son plus grand titre littéraire. La nouvelle édition confirmera ce jugement et sera tout à son honneur. A chaque pas on trouvera la preuve de son intelligence, de son tact littéraire, de son goût exquis. Devant ces manuscrits, non pas en désordre, mais dans lesquels au-
cun ordre ne pouvait exister, il sut distinguer et choisir non-seulement tout ce qu'il était utile de publier alors, mais encore tout ce qui était vraiment beau, suffisamment achevé pour être livré aux yeux, tout ce qui enfin méritait d'être signalé à l'admiration du public. Ce volume de 1819, en y ajoutant les ft^agments que de Latouche inséra dans la Revite de Paris et ceux qui furent réunis à l'édition de 1833, constitue en réalité l'œuvre poétique d'André. Il faudra y revenir; ce sera une nécessité littéraire. En corrigeant ou complétant quelques morceaux, en y ajoutant un petit nombre de nouveaux fragments on aura un volume exquis, de proportions justes et parfaites. Au texte devra se joindre un commentaire courant,