‹ Documents nouveaux sur André Chénier et examen critique de la nouvelle édition de ses œuvresChapitre 81 sur 101 · LXXVI. — Page 140. Comparez le fragment · texte numérisé non relu

LXXVI. — Page 140. Comparez le fragment

« Souvent de tous les dieux^ etc.,» avec le fragment XLII. — Tous les morceaux compris sous le numéro LXXYI seraient mieux à leur place dans VArt d'aimer^ dont ils ont fait partie. En effet le premier morceau : On ne vit que pour soij etc., était d'abord à la seconde personne, ainsi que nous l'apprend l'éditeur :

On ne vit que pour soi ; l'amitié n'est qu'un nom. Je veux que ton ami soit hors de tout soupçon ; Mais tu vas, tout rempli de ton enchanteresse, Lui conter tes plaisirs, ta beauté, ton ivresse, etc.

Nous reviendrons là-dessus quand nous en serons aux poèmes,

LXXVII. — Nous ferons la môme observation pour tous les morceaux rassemblés sous ce nu-

méro; nous y reviendrons plus loin. Indiquons les jolis vers qui forment le dernier de ces fragments, et que, dans FArt d'aimer^ nous aurons Toccasion de citer :

Du céleste voyage à mon char confié, etc.

LXXVIIL— Il faut rattacher à ce canevas en prose les quatre vers qui commencent à la fin de la page. 136; ils correspondent à la dernière ligne de prose : « Avait mis en de si belles mains les rênes de son cœur. »

LXXIX. — Cette élégie devait se terminer par les vers qui sont à la page 146. Les quelques lignes de prose qui la suivent sont, non pas une suite, comme le dit l'éditeur, mais une note, une indication dont il a fait usage dans le canevas de rélégie, ligne 12 et suiv. de la page 146.

LXXXIII. — Nous ne ferons que quelques observations rapides. Page 150. Levers : V astre qui fait aimer, etc., a été employé dans Télégie X, p. 30. Tous les esais de traduction de deux vers de TibuUe se rapportent à Télégie XV, p. 39, dans laquelle ont définitivement pris place ces derniers vers :

Des jours amers, des nuits plus amères encore ; Chaque instant est trempé du fiel qui me dévore.

Page 155, le vers : Etlarose..., a pris sa place dans l'élégie V, p. 17, sous cette forme ;

Et la rose pâlit sur ta bouche mourante.

Page 156, comparez le fragment : Hésiode..., avec les vers 4 et 5 de la page 85.

Uk ŒUVRES D'ANDRÉ GHÉNIER.

Élégies italiennes. LXXXIV. — La première de ces élégies italiennes n'a absolument rien (f iialien. P. 163, le fragment : Ah! qu'ils portent ailleurs,... y n'a aucun rapport avec ce qui précède; c'est un morceau distinct : là, il s'agissait de Camille; ici, il s'adresse A Lycoris. Et ce qui le prouve encore davantage, c'est la disposition des rimes qui est remarquable. C'est le second exemple de rimes croisées que nous rencontrons. (V.l'églogueLXXYIII.) Le fragment de la page 163 contient un bien joli passage :

Nous n'avons qu'un seul jour; et ce jour précieux S'éteint dans une nuit qui n'aura pas d'aurore. Vivons, ma Lycoris ; elle vient à grands pas Et dès demain peut-être elle nous environne; Profitons du moment que le destin nous donne, Ce moment qui s'envole et qui ne revient pas....

C'est une variation sur une pensée qui, d'ailleurs^ se trouve un peu partout.

LXXXV. — Cette élégie porte en tête ces mots grecs abrégés : IXcy. WaX. ce qui ne signifie pas cXf- Yo; haXo;, comme le dit l'éditeur, p. 337; mais Ta»- Yo; îtaXixrfç, élégie italienne. M. 6. de Chénier parle de l'édition de 1841 qui n'a rien à faire ici; c'est de Latouche qui a publié cette pièce en 1829 , dans la Revue de Paris, et il avait eu bien raison de supprimer les vers 13 et 14 de la page 164, et 5 et 6 de la page 165.

LXXXVI. — Imprimée en 1830 dans la Revue de PaHs. L'éditeur a confondu perpétuellement les

éditions ; nous ne pouvons le remarquer chaque fois.

LXXXIX. — Cette pièce^ dit Téditeur, prouve ce que fai avancé, qu'André trouva dans son imagination y aidée des poètes de V antiquité^ la plupart des beautés qu'il a célébrées dans ses élégies. Elle prouve , bien au contraire, que sous les noms qu'il empruntait aux poètes de Tantiquité, il y en avait toujours un réel et véritable. Il suffit de lire le début du canevas en prose : « belle (son nom , pas le vén-table) » A la fin, il explique que, lorsqu'il rencontre une belle qui excite son admiration, c'est à elle qu'il reporte les ardeurs que des beautés lointaines avaient allumées en lui dans ses rêveries innocentes. Qu'on veuille bien encore relire, p. 65, du môme volume, ce qu'il dit au sujet du nom de Laïs qui se trouve dans l'élégie XXIV.

Élégies orientales. XCIII. — Porte en tête : sXty. ifi. Ce que l'éditeur, p. 337, explique fort mal par iX«Yoç ^wç; ces deux mots sont pour ZXeYo; -^Goç, élégie orientale, et mieux encore pour iktyoi ^wot, c'est-à-dire : à mettre dans mes élégies orientales.

XCIV. — Comparez les deux derniers vers avec deux vers de LV, p. 123, qui forment un fragment isolé et dont le premier doit se lire : « Baisser tes chastes yeux » Ce fragment n'est qu'une variante qui devrait figurer ici : Je ne te verrai plus... baisser, etc.

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