‹ Documents nouveaux sur André Chénier et examen critique de la nouvelle édition de ses œuvresChapitre 98 sur 101 · LE PRÉSIDENT · texte numérisé non relu

LE PRÉSIDENT

L'a-t-on vu rire ? est-il vrai qu'il ait ri ?

Le poëte se souvient en passant d'un vers d'Eupolis, appartenant, croit-on, à la comédie des DèmeSy dans lequel il se moquait de Phaeax, un

ïambes et FAC-SIMILE. 367

orateur de l'époque de Périclès, « habile à rire, impuissant à parler. »

Le premier fragment de prose qui vient ensuite a encore été mal lu par l'éditeur. Il lit Mo....toyrjoursy quand il y a tout simplement dans le manuscrit Montaigne.

Ce n'est pas ainsi qu'écrivait Montaigne, des nouveautés, » etc. Toutes objections, critiques, jugements, qui pleuveront de tous côtés. On n'a besoin pour les faire ni de savoir, ni d'esprit, ni de réflexions, ni de goût. Il ne faut

Qu'être sot; et les sots abondent cette année.

C'est une des objections qu'il suppose lui être faites, comme par exemple plus haut, page 269. L'objection veut-elle dire : ce n'est pas ainsi qu'écrivait Montaigne, dans son chapitre des Nouveautés? ou : ce n'est pas ainsi qu'écrivait Montaigne; ditesnous des nouveautés? Ne sachant pas de quoi il s'agit, il est inutile que nous fassions des conjectures.

Le second et dernier fragment de prose est une note, un mouvement poétique qu'il se promet d'employer dans quelque ïambe, et que lui suggère une de ces formules de serment qu'on rencontre à chaque instant dans les auteurs grecs.

"'loTw vuv, OeSiv ^xo;, etc.

Recevez tous ce serment, que je renonce à la paix, etc., que toute ma vie je combattrai, etc.

L'éditeur trouve encore moyen de mal lire ce passage, sinon le français, au moins le grec. I

ne s'est pas aperçu qu'André Chénier se servait de ligatures ; nous avons pu le constater dans une autre pièce où le cas était plus grave et plus curieux. André a écrit sur son manuscrit î?a> et M. de Ghénier a lu tCu» au lieu de Uxo}. C'est peu de chose ; mais on a vu l'importance qu'a eue, dans le chapitre consacré au théâtre, la constatation de l'habitude qu'avait André Chénier de se servir de ligatures grecques.

Avec les ïambes se termine le troisième et dernier volume de la nouvelle édition. Que ressort-il de l'examen laborieux que nous venons d'achever? C'est ce qui nous reste à dire en peu de mots.

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