PREMIER COMPTE
Une somme de 8,000,000 sterling, calculée au prix de î25 fn 20 cent, par chaque livre, donnait pour capital réel de l'emprunt dont nous nous occupons, celle de 201,600,000 francs.
Mais cette somme émise au prix de 68, se trouvait ellemême réduite à celle-ci 127,008,000 00
11 devait rester en France, dans la caisse des dépôts et consignations ;
io Pour le paiement de deux années d'intérêts du susdit emprunt de 201,600,000 francs, à raison de 6 p. c. par an . . 24,192,000 00
2« Pour le paiement de deux années d'intérêts de l'emprunt français de 110,000,000 de fr. calculés également à 6 p. c. . 13,200,000 00
30 Pour le paiement, à raison de 3 p. c, de deux années d'intérêts des bons émis en 1851, estimés à 10,240,650 liv. sterling. • 15,485.349 00
40 Pour le paiement de deux années d'intérêts, à raison de 3 p. c. de 153,625liv.sterl. produit de la valeur des coupons en retard, capitalisés de la même manière que les bons 232,321 00
A reporter. . . 53,109,670 00 127,008,000 00
Report. . . r,e3, 109,670 00 127,008,000 00 oo Pour le paiement, à raison de 3 p. c. par an, de deux années d'intérêts provenant de la somme 204,000,000 de fr.. reste des 270,000,000 reconnus par la convention francoautrichienne de Miramar, comme représentant les frais connus jusqu'alors de l'expédition .... 12,960,000 00
Total des sommes déposées . . . 66,069,670 00 Lesquelles déduites de l'emprunt. . . 66,069,670 00
11 restait en réalité. . . 60,938,330 00 De cette somme il fallait encore déduire ^0,000,000 de francs au moins, tant pour l*entretien, à raison de 1,000 francs par an ot par homme, des troupes françaises qui devaient rester au Mexique, que pour les ft:*ais des six voyages que devaient faire {>endant la première année les transports de Saint-Nazaire à Veracruz, ci. . . . 25,000,000 00
Si bien que, toutes ces sommes une fois déduites, il ne restait en définitif à l'empire que 35,938,330 00
Somme qui, réduite en piastres, à raison de 5.30 l'une, formait un total de 6,780,810 piastres.
Telle aurait été, par conséquent, la valeur liquidée de ce premier emprunt, à la suite de toutes les déductions mentionnées ci-dessus, et encore, pour rester dans le vrai, il aurait été nécessaire d'en retrancher également : 1^ le montant des dettes personnelles qu'avait alors l'archiduc; 2o celui de l'impression des bons; 3^ celui du bénéfice accordé à la maison qui avait consenti à se charger de l'emprunt; 4^ celui qui résultait de l'escompte annuel de 6 p. c.
établi en faveur des individus qui consentiraient à payer intégralement et par anticipation le prix des actions qu'ils auraient souscrites; ainsi que d'autres menus frais qu'il serait trop long d'énumérer.Mais comme il m'est impossible d'établir à ce sujet des chiffres certains, je me contente de les mentionner en faisant observer que leur total devait infailliblement réduire Temprunt à si peu de choses, que le pauvre empire mexicain ne pouvait compter en rien sur son produit pour sortir des difficultés dans lesquelles il s'était placé si débonnairement.