C. Ministre de la guerre
« Hier, au moment de se rendre prisonnier, Maximilien m'a fait les déclarations suivantes :
» 1° J'ai envoyé mon abdication dans la première moitié du mois de mars dernier. La copie de cet acte, certifiée et contresignée par le ministre, se trouve parmi les papiers qu'on m'a pris au couvent de la Cruz. L'original a été envoyé au président du conseil d'État, M. José M. Lacunza, avec ordre de le publier aussitôt que je tomberais légalement prisonnier.
» 2° S'il est nécessaire qu'il y ait quelque victime, que je sois au moins la seule.
» 3<» Je désire que mes domestiques et ma suite soient bien traités, car ces gens-là m'ont servi avec loyauté dans les périls et l'instabilité de ma situation.
» Il m'a déclaré aussi que son unique désir était de quitter le Mexique, et qu'il espérait qu*on lui donnerait une escorte pour le conduire au lieu où il devrait s*embarquer. Je lui ai répondu que je ne pouvais moi-même lui rien accorder; que je pouvais seulement faire part de ses intentions au gouvernement suprême, et je le fais ainsi pour qu'il dicte à ce sujet les ordres qui lui paraîtront le plus convenable.
» M. ESCOBEDO. »
Enfin, le 20, il lui adressa un troisième télégramme pour lui dire qu'il avait capturé dans la place 8,000 hommes (1), qu'il avait incorporés dans ses propres troupes; 15 généraux, 20 colonels, 375 officiers, et lui demander ses ordres au sujet de la conduite qu'il devait tenir envers ses prisonniers.
Le général Ignacio Méjîn, ministre de la guerre, lui répondit le 21. Sa dépêche est le point de départ du procès. Je vais donc pour ce motif la reproduire en entier.