‹ Documents officiels recueills dans la secret́airerie privée de Maximilien: Histoire de lChapitre 41 sur 54 · NAPOLÉON · texte numérisé non relu

NAPOLÉON

Par l'Empereur :

Drouin de Lhuys.

Cette ConventioD, en ce qui concerne la France, était contenue toute entière dans ses trois premiers articles qui, sauf erreur bien entendu, signifiaient que, tant que l'archiduc n'aurait pas trouvé le moyen d'organiser au Mexique une armée capable de le défendre contre ses ennemis du dedans et du dehors, le gouvernement français s'engageait à le protéger envers et contre tous, en laissant dans le pays une force nominale de 28, 25 et 20,000 hommes, sous prétexte de sauvegarder les intérêts qui avaient motivé l'Intervention.

De plus, les hommes d'argent, ceux dont les criailleries avaient ameuté les premières passions contre la République, dans l'espoir d'obtenir une part quelconque du butin, s'étaient engagés près de lui à patronner dans le monde des afi^aires un emprunt de plusieurs centaines de millions dont le bon public devait seul supporter plus tard les conséquences ; et le prince autrichien, satisfait des eng^!geraents de Tun, des promesses sonnantes des autres, était sorti de son château par la porte des songes dorés pour aller à la recherche de l'empire qu'on lui avait promis.

Toutefois, avant de se lancer définitivement sur cette mer

orageuse des aventures, l'archiduc fut obligé tout d'abord de renoncer pour lui et pour ses descendants à toute succession éventuelle de la maison d'Autriche, sauf le cas d'extinction de tous les niales, nés et à naître dans la susdite maison, et de partager entre les acteurs du drame sanglant dont il allait être désormais le sujet principal , une partie des dépouilles opimes provenant du premier emprunt.

La première de ces formalités s'accomplit en famille, le 9 avril 1864, veille du jour où il allait accepter un fardeau trop lourd pour ses faibles épaules, au moyen d'un pacte dont VÈre nouvelle, journal fondé à Mexico par M. F, Eloin, avec les fonds du gouvernement et en remplacement de VEstafette, a donné le texte dans son n» du 3 janvier i86o; la seconde se fit tout simplement en vertu d'un motu proprio. Occupons-nous d'abord de celle-là.

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