‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de la (volume 2)Chapitre 12 sur 85 · DOCUMENTS PARISI8N · texte numérisé non relu

DOCUMENTS PARISI8N

rei, girde de la prévôté de Paris, approuvant une aodété de secourt mutuels fondée par les fourreurs de vair de Paris, pour assister ceux d'entre eux qui ne pourront travailler par suite de maladie ^

(JJ.63», n» 178.)

i328, décembre.. Bois de Vincenne&

Philippe VI amortit, en faveur du cardinal Guillaume Pierre, 40 1. p. de rentes destinées à acheter des torches de cire pour allumer en l'église des frères Prêcheurs de Paris, chaque jour pendant les messes, à l'élévation, et à faire chaque année aux frères une pitance le jour de la fête de Saint- Thomas-d'Aqui n.

(JJ. 65b, n" 3x2.)

Philippe, etc.. Savoir faisons i touz presens et avenir, que, comme nostre amis espiciaus, frères Guillaumes Pieres', evesques, cardinaus de Sabine, de Tordre des Frères Prescheurs, ait devocion de establir quarente livres parisis de rente pour achater et administrer torches de cire pour alumer en Teglise du convent des Frères Prescheurs de Paris, chacun jour perdurablement, à la levacion du saint sacrement de Nostre Segneur Jhesu Crist, aus messes qui seront dites et chantés au grant autel de ladite église et aus autres autiex d'icelle église, et pour faire chascun an une pitence aus frères dudit convent, le jour de la feste de Saint Thomas d'Aquin, jadis frère dudit ordre, et nous ait fait supplier que nous 11 donnissons congié de acquerre en nostre terre et juridiction pour faire et establir perdurablement Fordenance dessus dite, les devant dites quarente livres parisis de rente. Nous, considerans et approuvans la devocion et l'entente dudit cardinal, li octroions de grâce espicial et de certaine science que il, en noz censives et en nostre juridiction, puisse acquerre lesdites quarente livres parisis de rente, senz fiez toutevoies et senz haute justice, et les donner et convertir perpetuelement en Tordenance, en l'usage dessus diz, et que les persones en cui il transportera lesdites quarante livres parisis de rente les aient, tiegnent et possèdent à touz jours, senz estre

I. La lettre vidimée de Henri de Taperel est publiée intégralement par G. Fagniez dans ses Études sur l'industrie et la classe industrielle à Paris au XIII* et au XIV* siècle. Paris, Vieweg, 1877, in-8*, p. 290.

a. Guillaume Godin, ou Guillaume Pierre de Godin, promu en i3ia cardinal de Sainte-Cécile, fut nommé évéque de la Sabine par Jean XXII le 12 septembre x3i7; envoyé ensuite comme légat en Espagne, il mourut le 4 juin i336. (Ciaconius, Vitœ et res gesta Pontificum romanorum et car* dinalium, t. II, col. 384.)

1>U RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. 3l

contrainz de les meistre hours de leurs mains et senz en paîer jamais

finance, quelle que elle soit, à nous ne à noz successeurs. Et pour ce

que ce soit ferme chose et estable à touz jours, nous avons fait mettre

nostre seel en ces lettres, sauf en autres choses nostre droit, et en

toutes le droit d*autrui. Donné au Bois de Vincennes, l'an de grâce

mil trois cenz vint et huit, ou mois [de] décembre.

Par le roy.

Ja. de Vertuz.

i328. Bois de Vincennes.

Lettres par lesquelles Philippe VI donne à Colinet de Cheiles, enfent de la chapelle rojale de Paris, qui devait se marier, les biens confisqués sur Guillaume le Bourguignon, sis à Meaux et évalués i3o i. p.

(JJ. 65», n- i85.)

Philippe, par la grâce de Dieu, roys de France, savoir faisons à touz presens et avenir, que, comme Coliné de Chielet, jadis enfant de nostre chapelle royal de Paris, ait ordené de changer son estât de clerc en celui de mariage, si comme on nous a donné à entendre. Noos, en recompenssacion dudit service qu'il a fait ou temps passé à aucuns noz devanciers roys de France, li avons donné et donnons de grâce especial, pour li, pour ses hoirs et successours et pour cens qui de li auront cause, la forfaiture [qui nous] est venue de Guillaume Le Borgoignon, clerc, lequel, pour ses meffaiz, est condempnez à chartre perpétuel et detenuz e la prison l'evesque de Myaus..., [ainsi] que nous avons entendu, et est ladite forfaiture en maisons assises à Meaux, c'est assavoir : une en la rue Saint Rémi, prisée avec ses appartenances quatre vinz livers (sic) tournois une foiz, et le tiers d'une autre maison qui est joignant de Tautre, et le quar des deux autres parties d'icelle maison, lesquels tiers et quart, ledit clerc avoit en ladite maison, prisée sur le tout cent livres tournois une foiz, desquelz ledit tierz et quart valent cinquante livres tournois, et ainsi vaut ladite for- Êiiture, par tout, sis vins diz livres tournois, si comme par Jehan Pitaut, lieutenant de nostre bailli de Meaux, auquel nous avions mandé que de ladite value de ladite forfaiture se enformast, nous a esté raporté par escript souz son seel ; et tinent lesdites maisons, d'une part à la maison Houdart de Londre et d*autre part à la maison Johan Nivart, et par dariere as prez des Moustiers. Si voulons que ledit Colinet de Chiele, ses hoirs, ses successeurs et ceux qui de li auront cause jouissent paisiblement à touz jours, selon nostredit don, de ladite forfiûture. Et que ce soit ferme et estaible à perpétuité, etc. Donné au Boays de Vincennes, Tan de grâce mil CGC vint et huit.

Par le roy, présent son confesseur, son aumousnier et monseigneur R. de Vernon, son chapellain.

Barrière.

i329, janvier. Paris.

Philippe VI confirme un accord intervenu par-devant les gens des requêtes du palais, entre Gilles de Condé, chapelain de Tautel Notre-Dame en la chapelle Saint-Michel du palais, et Nicole de Pymont, chapelain de Pautel Saint-Michel, en vertu duquel les oblations de Pautel Notre-Dame appartiendront au chapelain de cet autel, à condition qu'il assignera 40 s. p. de rente annuelle au chapelain de Saint-Michel, à prendre sur les étaux des poissonniers du Petit-Pont.

(JJ.65B, n* i3.)

Philippus, etc.. Notum facimus universis, etc., nos litteras infrascriptas vidisse, tenorem qui, etc..

A touz ceux qui ces lettres verront, les genz des requestes dou palaiz nostre seigneur le roy à Paris, salut. Nous faisons assavoir que unes lettres dou roi nostre sire, desus dit, avons receues, contenanz cestes forme :

Karolus, Dei gratia, Franco rum et Navarre rex, dilectis et fidelibus gentibus nostris requestarum Parisius, salutem et dilectionem. Dilectus cappellanus noster capelle Sancti Michaelis^ de palacio regio, nobis fecit exponi, graviter conquerendo, quod licet tam ipse quam predecessores sui dicte cappelle régie cappellani, sint et fuetint ab antiquo in possessione vel quasi, seu saisina percipicndi et habendi omnes et singulas oblaciones ad dictam cappellaniam pervenientes ; dilectus tamen noster Egidius de Condeto *, capellanus capelle nostre régie Parisius, oblaciones, provenciones ad quoddam altare quod habet et obtinet, fundatum et dotatum certis redditibus in predicta cappella Sancti Michaelis percipit, et percipere nititur et habere, in grave predicti capellani, in ipsius capelle Sancti Michaelis prejudicium et gravamen, eundem in sua possessione predicta vel quasi, seu saishia, impediendo indebite et de novo. Quare, mandamus

I. La chapelle Saint-Michel était située dans le Palais et donnait sur la rue de la Barillerie, non loin du pont Saint-Michel, auquel elle donna son nom. (Jaillot, Recherches critiques sur la ville de Paris, t. I, la Cité, p. x6, et Lebeuf, op. cit.^ éd. Cocheris, t. II, p. 265.)

a. Gilles de Condé, chanoine de la Sainte-Chapelle et chantre, était parent de Pierre de Condé, fondateur de la chapelle perpétuelle de Saint-Nicolas et Saint-Louis> et d'Amaury de Condé, qui mourut chanoine de la Sainte- Chapelle en iSSy. (Morand, HisU de la Sainte-ChapelUj p. 112, note.)

Yobis et committimus per présentes quatinus dictis capellanis et aliis erocandis, vocatis, vos aut duo vestrum, super impedimento et hujusmodi novitate summarie et de piano cognoscere, et subortam inter eos propter hoc decidere questionem, cum céleris complemento justicie studeatis ; mandantes autem dictis cappellanis et aliis subditis nostris, quatinus id quod decreveritis et ordinaveritis in hac parte, absque cujuslibet obstaculo difficultatis, observent, ac vobis, seu duobus vestrum qui circa cognicionem hujusmodi questionis vacaveritis, pareant et intendant. Datum apud Sanctuxn Christophorum în Halata^ ttltima die maii anno Domini millesimo CGC» vicesimo sexto.

Et comme par la vertu et auctorité desdites lettres, et pour le fet contenu en ycelles, question fust meue par devant nous entre ledit monseigneur Gilles de Condé, chappelain de Tautel Nostre Dame en Teglise dudit palais de Saint Michel, d'une part, et maistre Nycole de Pymont, chappellain de l'autel Saint Michel, en ycelle église où palais, d'autre part, pour raison des oblacions venanz à Tautel de Nostre Dame en ladite église ou chappele Saint Michel ; pour eschiver contenz et missions, lesdiz chappellains, pour eux et pour leurs successeurs chapelains perpétuez en ladite église ou chapele de Saint Michiel, desorendroit, à touz jours, doudit débat ou question, ont acordé ensemble en jugement, par devant nous, par amiable composicioa et par bien de pez et par le conseil de leurs amis, se il le pïest à confermer au roy nostre sire par ses lettres, en forme et en la manière qui s'ensuit, c'est assavoir : que, desorenavànt, la possession perpetuelment des oblacions venanz audit autel de Nostre Dame, en ladite église ou chapele Saint >lichcl, demorra pesiblement au chapelain perpétuel doudit autel de Nostre Dame, par tele condicion que le chappellain d'iceli autel de Nostre Dame, pour li et pour sesdiz successeurs, a assis et assigné perpetuelment, à touz jourz, audit chapelain de Saint Michel, pour yceli chappellain et pour sesdiz successeurs, quarante soulz parisis chascun an de rente annuelle, à prendre et à avoir de par icelui chappellain de Saint Michel et de par sesdiz successeurs, chascun an, sur les estaus des poissonniers de Petit Pont, sur lesquex ladite chapele de Nostre Dame d'icelle église ou chapele de Saint Michel est fondée et doée, si comme il disoient, c'est assavoir : vint soulz parisis le jour de la feste Saint Remy et vint soulz parisis à Pasques après ensivanz, chascun an perpetuelment, commenceant le premier paement à la Saint Remy prouchain venant. Et parmi cest acort, ledit chappellain de Nostre Dame, pour soi et ou non que dit est, a mis en saisine de xl s. de rente desus diz et en paisible possession le devant dit chapellain de Saint Michel,

I. Auj. Saint-Chrtstophe, Oise, arr. de Sentis, cant. de Pont-Sainte- Mtxence, comm. de Fleuri nés.

DOCUMEim XI 3

34 DOGUMBNTS PARISIBNS

prenanz et recevaoz pour li et stipulans et acceptons pour touz ses successeurs, l'un après l'autre perpetuelment, chappellains perpetuelz de Saint Michel desus dit, ou cas que la confirmacion s'ensuivroi^ En tesmoing de ce, nous, à la requeste des parties devant dites, avons mis le seignet des requestes en ces présentes lettres et requis le prevost de Paris que en ycestes, oveques ledit seignet, meist le sael de la prevosté de Paris.

Et nous, Hugues de Crusy, garde d'icelle prevosté de Paris, à la requeste et mandement de nozdiz seigneurs des requestes, avons mis en ices lettres le seel d'icelle prevosté de Paris oveques ledit seignet de leur requestes faites et données et acordées le pénultième jour d'aoust, l'an de grâce mil III» vint et seix.

Nos autem, predictum acordum seu composicionem predictam, et omnia superius comprehensa, rata et grata habentes, ea volumus et approbamus et auctoritate regia confirmamus, salvo, etc.. Quod ut, etc.. Actum Parisius aimo Domini millesimo CCO vicesimo octavo, mense januarii.

Per dominum regem, ad relacionem domini Andrée.

G. de Rivo.

i329 (n. st.), janvier. Vincennes.

Philippe de Valois confirme une lettre de Chtrles IV le Bel, du mois de mai i324, concédant à THÔtel-Dieu de Paris cent charretées de bois par an, à la charge de porter aux quatre fêtes annuelles^ ou de faire porter avec quatre chevaux et deux serviteurs, aux frais du roi, les reliques de la Sainte-Chapelle, depuis Paris jusqu'au lieu où serait le roi, pourvu que la distance n'exc&de pas trente-quatre lieues. Par ce vidimus, il autorise en outre les frères et sœurs de PHdtel-Dieu à prendre ces cent charretées, ainsi que deux cents autres qu'ils ont déjà, dans la forêt de Bièvre, au lieu de celle de Cuise ^

(JJ. 65», n- i6.)

1 329 (n. st.), janvier. Paris.

Philippe VI amortit 20 1. p. de revenu en faveur de Gui de Laon, trésorier de la chapelle royale de Paris, pour lui permettre de fonder une chapelle.

(JJ.65B, n* 161.) Philippus, etc.. Notum facimus universis tam presentibus quam

I. Publiée dans D. Félibien, Hist. de la ville de Paris, t. III, p. 25 1 et

futoris qaod cam magister Guido de Lauduno, thesaurarius capellc

nostre régie Parisiensis, pro sua,.saorumque salute parentum et

remedio animarum, viginti libras parisiensium annui et perpetui red-

ditus, ex eis Itindando et dotando capellam, vel aliter in ecclesiam,

ecdesiasticamque persoaam, aliamve maautn mortuam, sicut nobis

insinuare corfivit, transferre proponat. Nos, ejusdem magistri Guido*

nîs, pium in hac parte, laudabile et salubre propositum in Domino

commandantes, predecessorum nostronim vestigiis inherendo, divi-

num cultum desiderantes augeri, prefatto magistro Guidoni, de gratia

concedtmus speciaii quod ipse, ex causa predicta, dictas viginti libras

parisiensium rendales acquisitas per eum vel eciam acquirendas,

absque tamen mero etmixto imperio capiteve feodi, transferre possit

in ecclesiam, manum mortuam, ecdesiasticamque personam, pure et

perpetuo, libère, pacifice et quiète, quodque ecclesia, manus mortua,

ecclesiasticave persona in quam, ex causa predicta, redditus ipsos

transferri continget, eos possit, perpetuis temporibus retinere, sine

hoc quod thesaurarius ipse, pro redditibus antedtctis, ne[c] ille vel illi

in quos, sicut premittitur transferetur, nobis, nostrisve successoribus,

aliquam prestare financiam, nec quod illi in quos transferetur reddi*

tus supradicti, eos extra manum suam ponere teneantur, quodque

nec ad hoc, nec ad alterum eorumdem, per nos, nostrosve quoslibet

successores, quandolibet, compellantur, nostro in aliis, et alieno in

omnibus jure salvo. Quod ut firmum, etc. Actum Parisius, anno

Domini millesimo CCC« XXVII^>, mense januarii.

Per dominum regem.

Tho. Ferrant.

i339 (n. st.), janvier. Fromont-sur-Seine.

Philippe VI, en exécution du testament de son prédécesseur Charles IV, qui arait ordonné la fondation de deux chapelles pour le repos de son âme. Tune à Notre-Dame de Paris, l'autre à Saint-Denis, et après le refus du chapitre de Notre-Dame et de Pabbé de Saint-Denis d'accepter ces fondations s'ils n'ont pas la collation de ces chapelienies, les établit dans la chapelle haute du palais, suivant les prescriptions recommandées par Charles IV, et leur alloue à chacune les 3o U p. de revenu annuel qui leur étaient affectées.

(JJ. 65b, n* 190.)

Phiiippos, etc.. Notum facimus, etc., quod cam inter cetera que indite recordacionis carissimus dominus et consanguineus noster,

252, et dans Morand, Hist. de la Sainte^hapelle du Palais, p. 5o et 5i des pièces justificatives.

quondam Karolus Francorum et Navarre rex, in suo testamento duxe* rat ordinenda, preceperit et ordinaverit duas cappellanias debere fondari per excequtores suos, de bonis regiis ; una[m] videlicet in honorem béate Marie Virginis, in ecclesia Parisiensi, et aliam in honorem beati Dyonisii et in monasterio et ecclesia beati Dyonisii in Francia, pro remedio anime, qualibet earum ad valorem quinquaginta librarum parisiensium annui redditus; voluitque, sub certa forma, in earum qualibet, unum perpetuum capellanum institui, qui ibidem in sacerdotali officio continue deservire[t] et quod dicte cappellanie essent perpetuo de dono regum Francorum. Nosque, ex ejus disposidone, onus execucionis testamenti sui suscepimus, gerentes in votis ejus predictam ordinacionem pro remedio anime sue fideliter et integraîiter adimplere, pluries requiri fecimus decanum et capitulum ecdesie Parisiensis et abbatem Sancti Dyonisii, ut capellanos, quibus dictas capellanias, prout, ut ad nos pertinet ex ordinacione et fundacione predictis, donavimus et co[n]tulimus, in suis ecclesiis recîperent et e[i]s, locum in eisdem ad hoc ydoneum assignarent, et eos, sicut ceteros capellanos ecclesiarum ipsarum in omnibus et haberent; quod facere renuerunt et renuunt, pro eo solum quod collacio capellania* rum ipsarum, ex dispensacione deffuncti mi[ni]me pertinebat, asserentes quod non fuerit moris hucusque, quod aliqua capellania in dictis redperetur ecclesiis a quocumque fundanda, nisi ad eorum collacionem et dispensacionem omnimodam pertineret ; feceruntque a nobis requiri quod ut coUacionem hujusmodi in eos transferre vellemus, sicut aliarum capellarum ecclesiarum suarum ad se, ut predicitur, asserunt pertinere, ne ipsis ecclesiis ex hoc, difformitas seu diversitas obveniret ; quod ipsis annuere et concedere noUuimus, nec voluntati et ordinationi prefati predecessoris nostri, nec eciam juri regio in hoc aliquatenus derogare, que potius servare, complere cupimus et augere. Nolentes quod propter difficultatem et împedimentum predictum, prefiaiti predecessoris nostri pium desiderium ulterius differatur et an[i]ma ipsius mis[s]arum sufifragîis amplius defraudetur, sed quantum possumus, predictis, celeriter et salubriter [leniatur] ; proinde, volentes tam auctoritate nostra regia quam executoria, ordinandum duximus quod predicte due capellanie fundentur in nostra capella regia majori Parisius et quod cappellani quibus jam dictas cappellanias contulimus et illi quibus de cetero per nos seu successores nostros perpetuo confe« rentur, sint de choro, corpore et collegio dicte cappelle sicut alii cappellani jam institut! in ea, et eorum libertatibus et privilegiis munientur, et quod sint sub et de correctione thesaurarii dicte cappelle et quod dictus thesaurarius, visis litteris coUacionis régie, ipsos in choro dicte cappelle instituât, et ab eis juramentum recipiat corporale de sacerdotali officio et residencia £icienda, juxta formam testamenti prefatti predecessoris nostri et sub pena in ipso contenta, quod eidem

DU RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. 3j

predpimiis propter causam hujusmodi exhiberi ; et ne propter concursam aliorum capellanoram in celebratione mis[s]arum ad quas tenentnr, possint quomodolibet impediri, nec ipsi alios impedire, volumus quod in capella nostra minori que est infra paJacium nostrum juxta cameram regiam, quam eis ad hoc specialiter assignamus, et ipsas cappellanias, in ea, tamquam in membro majoris nostre cappellanie predicte, situamus et perpetuo coUocamus, secundum ordinacionem prefiati predecessoris nostrî, teneantur mîs[s]as suas perpetuo celébrare, quam eis precîpimus die qualibet, hora competenti, per eum ad quem pertinet et pertinuerit, sine difficultate qualibet apperîri, quodque eadem hora pandatur aditus dicte capelle intrare volentibus ad audiendum mis[s]arum solempnia in eadem. Et ut cappellani predicti reddentur magis soliciti ad ea ad que ex forma testamenti tenentur fideliter exequenda, volumus quod thesaurarius predictus, cui hoc specialiter duxîmus committendum, ipsius in hoc conscientiam honerantes, de ipsorum yita et moribus et si officium debitum fideliter exequantur, sepius inquirere teneatur et eos in minoribus exessibtts corrigere, prout secundum qualitatem exessus viderit expedire. Si vero tantus exessus vel deffectus fuerit, propter quem debeant suis capellaniis hujusmodi spoliari vel propter que, secundum ordinacionem testamenti vel aliter, fuerunt jure suo priyati, hoc, thesaurarius ipse insinuare nobîs vel successoribus nostris illico teneatur, ut per nos, seu successores nostros, de personis aliis ydoneis, prout ad nos pertinet valeat provideri. Volumus insuper, per thesaurarios nostros ParisienseSy ad opus dicte cappellanie minoris, pro dictis capellanis, de libris,u[s]tensilibus,yestimentis et ornamentis convenientibus procelebracione mis[s]arum duntaxat sufficienter et utiliter provideri, perpetuoque per manum prefatti thesaurarii capelle nostre, facto de ipsîs juramento, predictis capellanis volumus ministrari. Ne autem presens ordinacîo nostra, per lapsum temporis, oblîvione hominum valeat in postenim ofifuscari, eam volumus in capella nostra majori, coram ipsius capelle collegio, palam et publice recitari et publicari, et inde litteras regias per modum carte in fiUo serico et cera viridi, confici, dupplicari et eciam registrari, ita quod nna de cartis apud capellanos ipsos et alia apud prefattum capelle thesaurarium perpetuo reserantur, et in qualibet nova institucione capellani, una cum clausula testamenti que ad ordinationem hujusmodi capellaniarum pertinet, in receptione juramenti a novo capellano per prefattum thesaurarium facienda in capella nostra majori, coram illis de collegio relegi et publice recitari ; dictam autem clausulam testamenti de originali testamento extrahi volumus, patentibus sub nostro sigillo litteris et apud ipsum thesaurarium perpetuo reservari et in registris nostre majoris capelle predicte ad perpetua[m] rei memoriam registrari; prefattas autem quinquaginta iibras, quemlibet capellanorum predictorum, super recepta nostra

Parisiensi reeipere yolumus et habere, quonsque eas ad opus predic-

tuniy in perpetuis aliis redditibus, sicut teaemur, juzta teQore[m] dicti

testamenti duxerimus assignaadas. Quod ut perpétue stabilitatis robur

obtineat, présentes litteras sigilli fecimus appensione munin. Actum

apud Fortem Montem^ supra Secanam, anno Domini M» CCC^

XXVIII*, mense januarii.

Per dominum regem, in suo consilio, ad relacionem t[hjesaurarii

Remensis et archidiaconi Lingonensis.

Solunges.

i329 (n. st.), janvier. Paris.

Philippe VI confirme It vente de 3o 1. p. de revenu annuel sur les recettes de la prévôté d'Amiens faite par Jean dit Migaudel, procureur des Augus* tins de Paris, à Jean du Change et à Gilles de Croy, bourgeois d'Amiens. Ce revenu avait été pris sur les biens de Henri dit Taperel, prévôt de Paris, afin de fonder une chapellenie dans le couvent des Augustins pour le repos des ftmes de Lappe de Vie, Bérenger de Savignac et Araoulet de Vivecourt, mis à mort injustement par ledit prévôt.

(JJ. 65b, n* 2o8.)

Philippus, etc.. Notum facîmus universis tam presentibus quam futuris, nos vidisse quoddam înstrumentum publicum in hec verba.

In Dei nomine, Amen. Noverint universi presens instrumentum publicum inspecturi, quod anno Domini M<> CCC<> vicesimo octavo, indictione duodecima, mense decembri, die xvi*, pontificatus sanctissimi in Christo patris ac domini nostri, domini Johannis, divina providencia pape xxir>, anno tercio decimo, in presentia mei notarii publici et testium îhfrascriptorum ad hoc vocatorum et rogatonim, constitutus personaliter religiosus et honestus vir frater Johannes dictas Migaudel, procurator religiosorum virorum prions et conventus fratrum heremitanim ordinis sancti Augustini Parisiensis, ut constat per litteras sigillo prepositure Parisiensis sigillatas, quarum ténor inferius describetur, asseruit quod iidem prior et conventus habebant et percipiebant triginta libras parisiensium annui et perpetui redditus, ex assignacione regia, super emolumentis prepositure Ambianensis, ratîone et occasione cujusdam cappellanie fundate in ecclesia ipsorum religiosorum Parisius, in et de quaterviginti libris redditualibus quas quondam Henricus Taperel prepositus Parisiensis, super emolumen-

I. C'est sans doute Fromont (autrefois Fourmont-sur-Seine), commune de Ris, Seine-et-Oise, qui est ainsi désigné. Nous voyons en effet, par son itinérairey que Philippe de Valois devait être dans cette localité le 23 janvier iBag.

DD RÈGNB DB PHILIPPE VI DB VALOIS. Bç

tis dicte preposimre Ambianensis, ex suo conquestu percipiebat dum ageret in humanis, ut constat plenius per litteras inclite recordacionis domini Philippi, Dei gratia Francorum et Navarre quondam régis, in cera viridi sigillatas, super assignatione hujusmodi dictis religiosis concessas, quarum ténor inferius est insertus, in quibus, inter cetera cavetur, quod liceat dictis religiosis vel eorum procuratori, dictum redditum, in manum alîenam eciam prohibitam, si eis utile fuerit, venditionis, vel alio quovis titulo transportare ; quem quidem annuum et perpetuum redditum dictarum triginta librarum parisiensium, dictas procurator, nomine procuratorie dictoruxn prioris et conventus, et eorum auctoritate et mandato, et pro ipsis et eorum successoribus, tttilitate evidenti ipsorum prioris et conventus et eorum ecclesie diiigenter attenti, sponte et ex certa scientia, dédit, vendidit et concessit in perpetuum et irrevocabiliter, titulo pure et perfecte, simplicis, per* petue et irrevocabilis vendicionis, vins providis, Johanni de Cambio et Egidio de Croy, civibus Ambianensibus, videlicet : eidem Johanni de Cambio decem libras et eidem Egidio, viginti libras dicti perpetui redditus, et per eos, suis heredibus et successoribus et causam ab eis et eorum quolibet habentibus et habituris in perpetuum, pro precio septingentarum et viginti librarum parisiensium ; quod precium confessas fuit dictas procurator nomine quo supra, sibi integraliter solutum fuisse ab eisdem Johanne et Egidio emptoribus, in bona pecunia numerata, conversa in utilitatem dictorum prioris et conventus et dicte eorum ecclesie, totaliter, et expensa; promisit insuper, memoratus procurator, nomine quo supra, sibi integraliter solutum fuisse ab eisdem Johanne et Egidio emptoribus, in bona pecunia numerata, conversa in utilitatem dictorum prioris et conventus et dicte eorum

ecclesie, totaliter, et expensa., etc

Promisit insoper, memoratus procurator, nomine quo supra, quod dicti prior et conventus facient et procurabunt suis sumptibus et expensis, erga dominum nostrum regem Francorum, quod ipse dominas rex dîctam vandicionem ratam et gratam habebit, et ipsam auctoritate saa regia et ex certa sciencia confirmabit; et pro predictis omnibus et singulis perpetuo et inviolabiliter observandis, prefatus procurator, nomine quo supra, sponte tactis sacrosanctis euvangeliis, corporale prestitit juramentum. Ténor autem dicte procuracionis, sive literarum sigillatarum sigillo prepositure Parisiensis, de quibus supra fit mentio, talis est.

A toux ceus qui ces présentes lettres verront, Hugues de Crusy, garde de la prevosté de Paris, salut. Sachent tuit, que par devant Gile de Dynant et Pierre de Lieuvîller, notayres jurez establiz de par nostre seigneur le roy ou Chestellet de Paris, ausquiex nous adjotons foy pleniere en cest cas et en greneur et quant aus choses qui s'ensuivent oir, et à nous raporter, commis et députez de par nous et en

lieu de nous, furent présent par devant, religieus hommes et honestes, frère Rogier de Lanel, prieur dé la maison de frères de Saint Augus* tin de Paris ; frère Denis de Bourc, mestre en divinité ; frère Albart de Pade, frère Andrieu de Perruches, frère Jaques de Apens, frère Jehan de Mes, frère Nichole de Vinesch, frère Thomas d'Argentuel, touz bachalers en divinité ; frère G. de Paris, frère Jehan de Bourges, frère Bernart de Orbeint, frère Andrieu de Florence, frère Angle du Chestel, frères Alides de Feras, frère Guillaume de Grèce, frcre François de Isterant, frère Henri de Trêves, frère Guillaume de Limos, frère Michiel de Trêves, frère Bertrant dou Bordel, frère Bernart de Fuat, frère Fouché de Authon, frère Pierre d'Alait, frère Robert de Paris, frère Huguelin d'Escoube, frère Denis de Coi, frère Jehan de Honguerie, frère Jehan de Magonce, frère Thomas de Honguerie, frère Nichole de Teram, frère Bertholomieu de Pade, frère Régnant de Bresse, frère N. de Saint Denis et frère Jehan Migaudel, touz frères et du couvent de ladite maison de Saint Augustin de Paris, lesquiex prieur et touz les frères dessus diz, touz conjoientement, ensemble, ou nous de eulz et de tout le couvent d'icellui, pour ce faire, touz . ensemble en plain chapitre, de comun assentement et pour le profit et govemement de leur dite maison, si comme il disoient pour devant lesdiz notaires jurez, firent, ordenerent et establirent, pour eus et pour tout le convent d'icelle maison, leur procureur gênerai et message especial, frère Jehan Migaudel, dessus nommé, pourteur de ces lettres, en toutes leurs causes, querelles et besoignes que il ont et entendent à avoir, meuves et à meuvoir, tant pour eus comme contre eux, contre toutes personnes, par devant touz juges, tant d'iglise comme séculiers, donnanz à leur devant dit procureur plain povoir, auctorité et mandement especial de estre pour eus en jugement et hors, par tout où il porront avoir à fere, de pladier pour eux et de

plait entamer, etc

Et especiaument, de vendre toutes livrées de rente que il avoient, tenoient et poursivoient, appartenant à leur dite maison, sus les emolumenz de la prevosté d'Amiens, de fere en et bailler bones lettres de ventes souz quelcunque seel et teneur que il lui plara, de sustituer en lieu de lui un procureur ou plusieurs qui ait ou aient le mesmes povoir que dessus est dit, ou tant comme il en plara audit procureur, donné à yceux de rappeler ycellui ou yceus, cest procuration demeure en sa force et vertu, de dire, fere, fere ordener, demander et acorder, en et de toutes choses appartenanz à Testât et au gouvernement de ladite maison en gênerai et en especial, tretout autant et ausi à avant comme ledit prieur et tout le convent d'iceliui lieu faroient et pourroient faire, se presenz y estoient, promettent, seur Tobligacion de touz leurs biens meubles et temporel de ladite maison et par leurs seremenz, à avoir ferme et estable tout ce qui, par

ledit procureur, par le substitut ou substituz de eulx, sera foit et procuré, et paieront le juge, se mestiers est. En tesmoing de ce, nous, à la relacion desdiz notaires jurez, avons mis en ces lettres le seel de la prevosté de Paris. Ce fu &it le mercredi après la Saint Sauveur, vint et huit jourz de may, Tan de grâce mil CGC vint et sis.

Item, sequitur ténor dictarum litterarum regiarum qui talis est :

Philippus, Dei gratia Francorum et Navarre rex. Notum facimus universis tam presentibus quam futuris, nos infrascriptas vidisse litteras, formam que sequitur continentes.

Universis présentes litteras inspecturis, R.^, Bolonie, et B.>, Convenarum comités, ad inquirendum contra officiarios regios in villa, prepositura et vicecomitatu Parisiensi, auctoritate regia deputati, salutem. Litteras regias infrascriptas vidimus,tenorem qui sequitur continentes.

Philippus, Dei gratia Francorum et Navarre rex, dilectis et fidelibus nostris deputatis a nobis ad inquirendum contra officiales et servientes nostros in villa, prepositura et vicecomitatu Parisiensi, salu« tem et dilectionem. Cum in quodam arresto nuper lato contra Henricum dictum Taperel > quondam prepositum nostrum Parisiensem, suis exigentibus demeritis justiciatum, inter cetera contineri dicatur, quod de bonis suis, unacum, cappellania fundetur de triginta libris annui et perpetui redditus ob remedium animarum defunctorum Lappede Vie militis, Berengarii de Savignac armigeri, et Araouleti de Viva Curia clerici^ per dictum tune prepositum justiciatorum injuste, nec in dicto arresto declaratum sit in quo loco cappellania sit fùndata ; dictorumque justiciatorum amici, quibus ebrum corpora restituta fuerunt, et per eos in domo fratrum sancti Augustin! Parisiensis tradita ecclesiastice sépulture, consenssisse dicantur quod dicta cappellania fundetur in ecclesia supradicta. Mandamus vobis et vestrum cuilibet quatinus, si de dictorum amicorum assensu hujusmodi constet, quodque p redicta contenta in arresto predicto existant de bonis dicti defuncti Henrici, dictam cappellaniam in predîcta ecclesia £aciatis fundari, antequam liberis ipsius H. defuncti, de hiis que gra-

1 . Robert VII, comte de Boulogne, fils de Robert VI et de Béatrix de Montgascon, succéda à son père en 1 3 14 selon les uns, en i3i8 selon d'autres et mourut probablement le 18 janvier iSsS; il avait épousé : x* Blanche, fille afnée de Robert de Clermont, sixième fils de saint Louis; 2* Marie de Flandre, fille de Guillaume de Flandre, seigneur de Dendermonde.

2. Bernard VII succéda, en 1296, à Bernard VI son père, en vertu du don qu'il lui avait fait du comté de Comminges; il mourut en i335.

3. Henri Taperel, prévôt de Paris depuis 1 3 16, fut pendu le 25 juillet i320 pour avoir fait exécuter un innocent pauvre en place d'un homme riche qui était condamné à mort, et, ajoute la chronique, pour plusieurs autres crimes. Cette pièce nous fait ainsi connaître un des chefs d'accusation relevés contre lui. (Voy. Guillaume de Nangis, éd. Géraud, t. II, p. 24 et 25, et Recueil des hist. des Gaules et de la France, t. XXI, p. 54 et 140.)

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eiose ordinata sunt aliqoid Uberetur. Datum apud Vincennas die xviii octobris anno Dominî millesimo trecentesimo vicesimo.

Nos igitur, viso arresto predicto contra ipsum Henricum defunctum nuper lato, inter cetera continente quod de bonis suis una cappellania fundetur de trîginta libris annui et perpetui redditus ob dictorum defunctorum remedium animanim, nuUa declaracione in arresto predicto facta in quo loco dicta cappellania sit fiindata ; yocatisque coram Yobis dictorum defunctorum amicîs, ac ipsis volentibus et consencientibus expresse quod dicta cappellania fundetur in ecclesia fratrum predictorum sancti Augustini, in qua dictorum defunctorum corpora tradita sunt ecclesiastice sépulture, ipsam cappellaniam in ecclesia predicta fratrum sancti Augustini Parisiensîs, de bonis dicti defuncti Henrici esse fundandam declaramus, et ibidem, de bonis predictis, antequam liberis ipsius defuncti Henrici de bonis ipsis aliquid Uberetur, ex potestate nobis auctoritate regia in hac parte attributa, fiindari volumus et mandamus. Quocirca, baillivo Ambianensi et preposito Parisiensi, aut eorum locatenentibus et eorum cuilibet, precipimus et mandamus, quatinus de bonis ipsius defuncti Henrici Taperel, eisdem fratribus sancti Augustini, pro dicta cappellania in eorum monasterio Parisiensi fundanda, usque ad summam predictam, tradi et liberari faciant indilate. In cujus rei testimonium, sigilla nostra presentibus litteris duximus apponenda. Datum Parisius, die xxv octobris anno Domini M® CCC<» vicesimo.

Ut igitur prefati fratres dictas triginta libras annui redditus in certo locohabeant percipere, ipsas in et de quatenriginti libris rendualibus, quas ipse H., super emolumentis prepositure nostre Ambianensis ex suo conquestu percipiebat, capiendas ab eis cum prerogativa qua supra, presentibus assignamus ; adicientes insuper, ex uberiori gratia, quod sepedictis fratribus, vel eorum procurfitori, liceat predictum redditum in manum alienam eciam prohibitam, si eis utile fuerit, yendicionis vel alio quovis titulo transportare. In cujus rei testimonium, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. Actum Parisius, anno Domini millesimo CGC» vicesimo, mense decembri.

Super quibus, dicti emptores pecierunt a me notario publico înfrascripto, sibi fieri duo publica consimilia instrumenta, et astantes invocaverunt in testes. Actum Parisius in loco dictorum religiosorum, videlicet in caméra dicti procuratoris, anno, indictione, die et pontificatu quibus supra, presentibus religioso viro, fratre Johanne de Verduno tune priore dicti conventus, ac providis et discretis viris Balduino Crequi preposito Monsterioli supra mare, Matheo dicto Le Toilier, Johanne Fessart, Ambianensis dyocesis, et Guillelmo dicto Au Glo, Parisiensi, testibus ad premissa vocatis specialiter et rogatis.

Et ego, Johannes Rufi de Cruce, Lausennénsis dyocesis, alias dictus de Sabaudia, clericus apostolica publicus auctoritate notarius, pre-

mîssis, una cum prenominatis testibus presens fui, et ea, rogatus, in hanc publicam formam redegi, signoque meo et nomine roboravi sub anno, indictione, die, lato^ (sic) et pontificatu predictis.

Et nos, frater Johannes de Virduno, prior humîlis fratrum heremitarum ordinis sancti Augustini Parisins, totusque e)usdem loci con- Tcntos, premissa omnia et singula suprascripta, prout per dictum procuratorem nostrum, pro nobis et nomine nostro et pro évident! utilitate nostre ecclesie dictique conventus acta sunt, ea volumus, laudamus, approbamus, ratifficamus et ex certa scîencia tenore presentis instrumenti publici confirmamus, et in eorum omnium et'sin* gulorum testimonium et certitudinem pleniorem, sigilla nostra quibus utimur, presenti instrumento publico duplîcato, una cum signo et subscriptiooe Johannis notarii publici suprascripti duximus apponendum. Datum in capitulo nostro ecclesie, nobis ibidem ad sonnum campane propter hoc specialiter congregatis, anno et die quibus supra.

Nos autem, omnia et singula premissa, rata habentes et grata, ea

▼olumns, laudamus, ratifficamus, approbamus et tenore presentium

nostra auctoritate regia confirmamus, et volumus quod predicti

Johannes et Egidius, et eorum quilibet, prout unicuique eorum, pro

rata sua competit, dictum redditum dictarum triginta librarum pari-

siensium, insimul vel per partes, in ecclesias, seu personas eccle-

siasticas, religiosas vel seculares, contemplacione elemosine vel

cappellaniarum fundacione, possint transferre et in pios usus con-

v[er]tere ac de redditu ipso ad pios usus ordinare et disponere, prout

et quocienscunque sibi placuerit et visum fuerit ezpedire, quodque

ecclesie et persone seu loca in quas vel que, redditum ipsum insimul

vel per partes, ratione piorum usuum transferri continget, ipsum

habeant, teneant et possideant in perpetuum, libère, pacifice et quiète

et absque coactione vendendi, vel extra manu m suam ponendi seu

prestandi nobis propter hoc vel quibuscunque nostris successoribus

financiam qualencumque. Quod ut firmum et stabile perpetuo perse-

veret, présentes Htteras sigilli nostri fecimus impressione munîri;

nostro tamen in aliis et alieno in omnibus jure salvo. Actum et datum

Parisius, anno Domini millesimo CGC» vicesimo octavo, mense

januarii.

Per cameram compotorum.

P. Julianus.

i329 (n. st.), janvier. Paris.

Philippe VI confirme une lettre de Hugues de Crusy, garde de la prévôté de Paris, et de Aubert Belot, receveur du roi en la même vicomte, par laquelle ils donnent à Ettienne de Gien, clerc du rolj moyennant un

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