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cens annuel de 3 s. p., une place sise à Paris, sur la Seine, au delà du
Petit-Pont.
(JJ. 65b, n« a33.)
Philippus, etc.. Notum facimus unîversis tam presentibus quam futuris, nos infrascriptas vidisse litteras tenorem qui sequitur continentes.
A touz ceus qui verront ces présentes lettres, Hugues de Cruisy, garde de la prevosté de Paris, et Aubert Belot, receveur pour le roy nostre sire en la vicontée de Paris, salut. Sachent tuit que comme mestre Estienne de Giem^, clerc du roy nostre sire, nous eust requis que nous, en non du roy et pour le roy, li bailiissions à censé, pour li et pour ses hoirs, une place assise à Paris, outre Petit-Pont, sur la reviere de Senne, pour darriers la maison aus an&ns feu Michiel de Creveaus, tenant par darriere à la maison où demouroit le dit Michiel ou temps qu'il vivoit et que il morut, et à la ruete par où l'en vait de Sacalie' droit à la rivière de Senne, en poiant chacun an au roy par le dit mestre Estienne et par ses hoirs, perpetuelment, à chacune feste de saint Michiel, trois soulz paresis; de laquel place le rois nostre sire, de qui cenz elle est, et à qui elle appartient, n'avoit nul profist ne émolument, pour ce que elle estoit et avoit esté lonctemps inhabitable. Nous, ouye la requeste dout dit M. Estienne, et nous enformez diligemment que pour ce que la dite place avoit esté lonctemps et estoit inhabitable, pourquoy li roys nostre sire n'en avoit eu profit ne émolument et y perdoit son droit, feismes crier à Paris publiquement par touz les lieus acostumez à fere criz en la ville de Paris, les choses dessus dites, pour savoir s'il apperroit aucun qui plus en voussist donner ou aucun droit reclamer en la dite place. Et pour ce que nuls ne comparut, ne apparut, qui riens en voussist ne offrist à bailler ou à donner, ne qui aucun droit y vosist reclamer, consideranz, et desiranz les choses dessus dites et fere le propfist du dit seigneur, avons baillé, cessé et quitté, baillons, cessons et quittons, ou nom du roy et pour le roy, perpetuelment, par la teneur de ces présentes lettres, au dit mestre Estienne de Giem, présent et recevant pour lui et pour ses hoirs et pour ceus qui ont ou qui auront cause de li, ladite place, ainsit comme elle est et comme elle se comporte, avec toutes les appartenances et appendences d'icelle, pour trois solz de parisis de cens ou de rente perpétuel à rendre et
I. Etienne de Gien avait un fils, Robert, qui épousa Aunor, fille de Regnaut Buille, de Bourges. (Voir : Arch. nat.« JJ. 65b, n* i3o; lettres de Philippe VI confirmant des lettres de Jean, comte de Roucy, du ai janvier i3a7 (n. st.), et de Louis, comte de Flandre et de Nevers, du 8 mai iSay, qui l'autorisent à garder un fief noble.)
a. La rue Saccalie, puis, par corruption, 2^charie, allait de la rue Saint- 'Séverin à celle de la Huchette. (Jaillot, op. citj quartier Saint-André-des- Arcs, p. 147.)
poier au roy nostre sire, dou dit mestre Estienne et de ses hoirs et de ceus qui ont ou auront cause de luy, chacun am, perpetuelment, à chascane feste de saint Michiel, à laquelle rente poier, le dit mestre Estienne a obligié soy et ses hoirs et touz ses biens presenz et avenir. Et nous, icelle place, en nom du roy et pour le roy, li promettons garantir et deffendre envers tou2. En tesmoing de ce, nous [avons] seelés cest lettres, c'est assavoir, nous, prevost de Paris, dou seel de la dite prevosté, et nous, receveur dessus dit, de nostre seel, duquel nous usons, avecques le seel de ladite prevosté de Paris. Donné le lundi après la feste saint Martin d'iver^ Tan de grâce mil CGC vint et cinc.
Nos autem, premissa omnia et singula, rata habentes et grata, ea volumus, laudamus approbamus et auctoritate nostra regia, tenore presencium confirmamus, salvo in aliis )ure nostro et in omnibus alieno. Quod ut ratum et stabile perpetuo perseveret, nostrum presentibus litteris fecimus apponi sigîUum. Datum Parisius, anno Domini millesimo CGC vicesimo octavo, mense Januarii.
Par le roy, à la relacion du doyen de Tourz.
Charroles.
i329 (n. st.), janvier. Bois de Vincennes.
Philippe VI abandonne en faveur des écoliers de la maison des Trésoriers, fondée à Paris, en It rue de la Harpe, 3 s. 6 d. de rente qu'il percevait sur la maison Sanson Fortin, possédée par les dits écoliers.
(JJ. 65b, n* 270.)
Philippe, etc.. Savoir faisons, etc.. que comme les escoliers de la maison que on dit des Trésoriers', fondez et demoranz à Paris, en la rue de la Harpe, aient tenu par l'espace de soissante anz ou environ, paisiblement, une maison appelée la maison Sanson Fortin, seanz en la dite rue, iaquele leur fu amortie par noz prédécesseurs roys de France, lonctemps a, si comme il dient, sur Iaquele maison, noz diz prédécesseurs avoient acoustumé à penre et percevoir chascun an trois solz et sis deniers de rente pour cause de fons de terre ; et nous aussi, après eus, les y deussions avoir et prenre. Nous, pour Dieu et en pure aumône et de grâce espicial, avons donné, quitté et