Il faut lire certainement : antequam
DU RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. l65
hîis de die in diem fructuosius et laudabilius ezuberans et habundans.
Harum consideratione, et contemplatione magistri Andrée predicti, dilectum nostrum Chone Lappi de Florencia oriundum, nepotem suum, io eo honorare volentes et fieivoribus gratie specialis amplecti, eundem Chone pro se et liberis suis de proprio corpore procreatis et etiam procreandis, ex certa sciencia, de speciali gratia, in burgensem nostrum Parisiensem admittimus et burgensium ipsorum consorcio aggregamus, concedentes eidem quod ex nunc in antea habeatur pro burgensi et tanquam burgensis Parisiensis tractetur et recipiatur ubique, quodque privilegiis, graciis, franchisiis, immunitatibus et libertatibus dictorum burgensium, pacifiée pleneque gaudeat et utatur ac si esset de Parisius oriundus : nostro in aliis et alieno in omnibus jure salvo. Quod ut firmum et stabile perpetuo perseveret, présentes litteras, fecimus sigilli nostri munimine roborari. Actum apud Jaugonam^ anno Domini millesimo CGC» vicesimo sexto, mense Augusto.
Nos autem, omnia et singula in suprascriptis litteris contenta rata habentes et grata, ea volumus, laudamus, ratiffîcamus, approbamus et auctoritate nostra regia tenore presencium et ex certa scientia con^ firmamus. Et nichilominus, ad supplicationem dilecti et fidelis constliarii nostri Andrée de Florencia predicti, nunc episcopi Attrabatensis, cui propter grata et acceptabilia ac commendabiiia servicia que tam dicto domino nostro Karolo quondam régi, quam nobis multipliciter impendit hactenus et impendere non desinit incessanter, volumus complacere, Bemardum et Bardum filios Lappi Guinii, firatres dicti Chone, necnon et Guillelmum Duchii, de Florencia oriundos, dtcti episcopi nepotes, eorumque liberos tam procreatos quam et procreandos, in burgenses nostros ville Parisiensis et regni nostri, de speciali gratia et ex certa scientia, auctoritate nostra regia recipimus et admittimus, et aliorum burgensium ville et regni nostri predictomm consortio aggregamus, volentes et concedentes eisdem, necnon et Chone predicto, pro se et suis liberis, quod ut burgenses dicte ville et regni nostri predîcti, in quibuscumque casibus tractentur et habeantur, aliorumque burgensium dictorum ville et regni privilegits, graciis et favoribus gaudeant et utantur ac si essent de dicta villa Parisiensi oriundt, et quod ut Ytalici in aiiquibus casibus de cetero non tractentur seu quomodolibet habeantur, quibusvis ordinationibus contrariis non obstantibus fectis vel faciendis aut editis seu eodendis. Quod ut firmum sit, etc..
Actum Silvanecti. Anno Domini millesimo CCC tricesimo secundo, mense Mayo.
Per dominum regem, ad relationem vestram.
Ja. de Boulayo.
1. Jaulgonne, Aisne, arr. de Château-Thierry, cant de Condé-en-Brie.
l66 DOC0MBMTS PARISISN8
cm.
i332^ juillet. Melun.
Confirmation par Philippe VI des statuts de la confrérie établie en l'église
Saint-Paul par Raymondin le Monnoier et Jacques de Lange, bourgeois de
Paris 1.
(JJ. 66, n* II23.)
Philippe, etc., saToir faisons à touz presens et avenir, que comme nostre amé huissier de sale, Raymondin le Monnoier et Jaques de Lange, bourgois de Paris, aient propos et dévotion de faire et establir une confrarie en honneur de Nostre Seigneur et de saint Fol Fapostre, en Teglise de Saint Pol de lez Paris, une fois chascun an, lendemain de la feste dudit saint Pol, ou à un autre jour la sepmaine de ladite feste qui mieux leur plaira; et, afin que ladite confrarie soit miex et plus fermement tenue et gardée, il nous aient humblement supplié que de nostre grâce nous vousissions confermer les ordenances establies par eus sus i*estat de ladite confrarie, dont la teneur s'ensuit :
Ces sont les ordenances de la confrarie Saint Pol de lez Paris, establie par Raymondin le Monnoier et Jaques de Lenge, bourgois de ' Paris. Premièrement^ que à la feste dudit saint Pol a un bastonnier qui y donne ce qui li plait ; et ce qu'il donne est converti au proffit de ladite confrarie. Item^ à ladite feste, les confrères font chanter vespres les veilles, et messe le jour, à diacre et à surdiacre, et vespres aussi ledit jour en certain lieu à Paris ; et pour ce le curé ou elles sont chantées a certaine porcion desdiz confrères. Item^ il faut fere luminaire tout nuef chascun an, à ladite feste. //em, nul ne puet estre de ladite confrarie ne estre en aucun service d'icelle, s'il n'est souffisaument pelez, /fem, qui est de ladite confrane et est souffisaument pelé, comme dit est, paie cinq soulz d'entrées, douze deniers d'aumônes, trois soulz pour siège qui veut seoir, n deniers au clerc pour l'entrée, et chascun an doze deniers d'aumosnes et trois soulz qui siet. Item^ il font leur siège chascun an, lendemain de ladite feste saint Pol ou à un autre jour la sepmaine, tel comme il leur plait. Item, audit siège a quinze povres souffisaument pelez, qui sont les premiers assis et servis â un doys des plus riches hommes, /fem, les« diz confrères eslisent chascun an certains procureurs de ladite confrarie, qui chascun an rendront compte audit Raymondin et Jaques des profis et emolumenz qu'il recevront et lèveront de ladite confrérie. Item, quant il trespasse aucun de ladite confrarie, il a quatre
I. Toute la partie de cette pièce contenant les statuts de la confrérie a défà été publiée par M. G. Fagniez dans ses Études sur l'industrie et la classe industrielle à Paris au XllP et au XiV* siècle, p. 289.
torches, quatre cierges, la croîs et le poile de ladite confrarie, et leisse du sien ce qui li plait à ladite confrarie. //em, le lundi prochain qu'il sont trespassez, il ont messe de Requiem à dyacre et à surdiacre, aus couz de 'ladite confrarie; exceptez pain et vin et pointes ou chandeles que les amis des trespassez paient.
Nous recomandans le bon propos et dévotion desdiz supplians, lesdites ordenances et chascune d'icelles, si comme elles sont par dessus escriptes, voulons, loons, etc..
Donné, à Meleun sur Saine, l'an de grâce mil CCCXXXII, ou mois de juillet.
Par le roy.
Guichart.
i332, juillet. La Villeneuve-Saint-Denis.
Philippe VI, à It requête do prieur et des frères de Sainte-Croix, amortit 9 1. 2 8. 6 d. p. de rentes assises sur difiérentes maisons de Paris, qui leur furent données par Perrenelle la Flamerithe et Guibourt d'Étampes.
(JJ.66, n* ii3i.)
Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presens et avenir, que comme le prieur et les frères de Sainte Croiz de Paris nous aient fait humblement supplier que nuef livres deux solz sis deniers parîsis que Perrenelle la Flamenche et Guibourt d'Estampes, bourgoises de Paris, ont donné en aumosne à eux et à leur église à touzjours mais ; c'est assavoir : ladite Perrenelle, sois* santé solz que elle avoit chascun an sus la maison Jehan de Moncornet, chapelier, séant en la Grant Rue de Paris*, tenant d'un costé à la rue que l'en dit Jehan le Conte >. //em, quarante et deux solz et six deniers que elle avoit par an sus une maison dudit Jehan de Moncomet, séant sus le coing de la Heaumerie', en ladite Grant Rue. //em, soissante solz que elle prenoit et avoit chascun an sus la