‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de la (volume 2)Chapitre 37 sur 85 · I. 4 janvier i33a (n. st · texte numérisé non relu

I. 4 janvier i33a (n. st

a. 16 janvier i332 (n. st.).

ou RÀGNB DE PHILIPt>B VI DB VALOIS, l6t

part et à la maison Jehan Le Rousfesse, balancier, d'autre part. Nous, pour raccroissement du service Nostre Seigneur, de grâce especial et pour la dévotion dudit Guillaume, li avons ottroié, ottroions et voulons que il, ses hoirs, ses successeurs et cens qui de lui auront cause en ce, aient et tiegnent et puissent transporter en églises ou personnes d'église, ensamble ou par parties, par titre d'aumosne toutevois et non autrement, et pour convertir oudit usage, lesdiz quarante soulz de rente sur ladite maison, firans, quittes et délivrés de toutes tailles, exactions, servitutes et redevances, et sans ce que eus ou les églises ou personnes d'église, esquelles ladite rente sera transportée, si comme dit est, puissent estre contrains à mettre ladite rente hors de leur main, ou à faire à nous, ou à noz successeurs pour cause de ce, finance quelle que elle soit. Et pour ce que ce soit ferme chose et estable à touz jours, etc..

Ce fu fait à Saint Germain en Laye, Tan de grâce mil CGC trente et un avant Pasques, ou moys d'avril.

Par le roy, à la relacion de l'aumonnier.

Nevelon.

i332, mai. Saint-Denis.

Philippe VI donne à son fila Jean, duc de Normandie, la maison qui avait appartenu à Robert d'Anois, sise à Paria, en la rue Saint- Germai n-des- Prés, devant l'hôtel de Navarre.

(JJ. 66, n* 659.)

Philippe, par la grâce de Dieu roy de France, à touz ceus qui ces présentes lettres verront, salut. Comme pour certaine cause, touz les biens de Robert d'Artois, jadis comte de Beaumont, soient appliquez et confisquez à nous par arrest de nostre court, savoir faisons que nous, de certaine science et de grâce especial et libéralité roial, avons donné et ottroié, donnons et ottroions, purement et franchement, par donation faite entre vis non rappellable, à nostre très chier et leal filz Jehan, duc de Normandie et comte d'Anjou et du Meine, présent et recevant et émancipé et aagié par nous, pour li et pour ses hoirs et successeurs et ceus qui de li auront cause, à touz jours, la maison qui fu [au]dit Robert d'Artoys^ et toutes les appartenances et appendences

I . Sauvai, dans ses Recherches des antiquités de Paris, t. II, p. 64, nous apprend que cet hôtel donnait aussi dans la rue des Boucheries, de rauu*e côté de la foire, et que Robert d'Artois avait encore un autre hôtel, le long des murs de Philippe-Auguste, entre la rue Pavée et la rue Mauconseil; cet hôtel passa ensuite à Philippe le Hardi, fils de Jean le Bon. (Voy. aussi, sur

DOCUMBIfTS XI II

l62 DOC0MBMT8 l^ARISIBNS

d'icelle maison assise à Paris en la rue de Saint Germain des Prés, f devant Tostei de Navarre ; de laquelle maison nous avons baillié et baillons à nostredit filz la possession et saisine corporele par ces lettres, et voulons que doresenavant, il en puisse foire sa plaine volenté comme de sa propre chose, et promettons en bonne foy, pour nous et pour noz hoirs et successeurs, lesquiex nous obligons à ce et sus obligation de touz noz biens, ceste donnoison et toutes les choses contenues en ces lettres tenir et garder fermement à touz jours et non venir encontre par nous ne par autre, james, à nul jour, et garantir de ladite maison et appartenances, â nostredit filz, à ses hoirs et cens qui de li ou de ses hoirs auront cause, envers touz et contre touz à noz propres despens. Laquelle donation et les choses dessusdites, nous, de nostre plain povoir et auctorité roial, décernons et deolairons valoir et tenir au profit de nostredit filz, de ses hoirs et de cens qui auront cause de li et y mettons nostre auctorité et nostre décret, et suppléons touz defaus, se aucuns en y avoit, non contrestant droit escript et non escript, us, coustumes et toutes autres choses par lesquelles l'en voudroit anuller ou empeschier les choses dessusdites ou aucune d'icelles; et tout ce que l'en pourroit ou voudroit dire ou opposer encontre, nous, de nostre plain povoir et auctorité royal et de certaine science mettons au néant. Et pour ce que ce soit ferme et estable à touz jours, nous avons fait mettre nostre seel en ces lettres.

Donné à Saint Denis en France, Tan de grâce mil trois cens trente et deus ou moys de may.

Par le roy.

Guichart.

Dupplicata.

i332, mai. Saint-Denis.

Lettre de donatioa eatre vifs, faite par Philippe VI au profit de sa femme, Jeanne de Bourgogne, de l'hôtel de Nesle et de ses dépendances.

(JJ. 66, n» 939.)

Philippe, par la grâce de Dieu rois de France, savoir foisons à touz presens et avenir, que nous, considerans les grans biens et loyauté que nous avons trouvé en nostre très chiere et amée com-> paigne, la royne et la bonne amour que nous avons à li, avons donaé et ottroié, donnons et ottroions à ycelle nostre compaigne présente et

Phôtel possédé par Robert d'Artois en la rue Saint-Germain-des-Prés, la Tcpographie histùtique du vieux Paris, t. V, p. i53.)

DU R%6NB DS PHILIPPE TI 1» VALOIS. idS

recevant, de certaine science et de grâce especial et de nostre libéralité royal, franchement et par pure et non revocable donacion £ait^ entre vis, sans jamais rappeller, nostre hostel que l'en dit Neelle^ et toutes les appartenances dudit hostel assis à Paris, sus Sayne, à rencontre du Louvre, tenant au chemin par lequel l'en va de la tournelle de ladite maison de Nelle au Pré aus Escoliers'et à Tabbeye de Saint Germain des Prés d'une part, et à la maison et vergiers Mile de Mesy, chevalier, et au vergiers ou jardins de la maison des escoliers de l'église Saint Denis en France* et les Augustins d'autre part, ensemble touz les drois, appartenences et appendences d'iceli, et avec les jardins, vergiers et places qui sont dedens les murs d'icelle maison ainsi comme elle se comporte et extent en lonc et en large, lequel nous avons acheté des exécuteurs de nostre très chiere dame et cousine, la royne Jehanne de Bourgoigne, que Dieus absolle, à avoir, tenir et posseir par ladite nostre compaigne, par ses hoirs et ceus qui de li ou de ses hoirs auront cause à tous jours et pour en faire sa pure et franche volenté, comme de sa propre chose, sans nul contredit ou empeschement; et dès maintenant, li en avons bailliée et baillons la possession et saisine corporelle et promettons en bonne foy, pour nous et pour noz hoirs et su[cce]sseurs, lesquiex nous obligons à ce, et sus obligacion de tous noz biens, ceste donacion et toutes les choses contenues en ces lettres, tenir et garder fermement à touz jours et non venir encontre par nous ne par autres, jamais, à nul jour, et à garantir ledit hostel et appartenences à ladite nostre compaigne et à ses hoirs et ceus qui de 11 ou de ses hoirs auront cause, envers touz et contre touz, à noz propres despens. Laquelle donacion et les choses dessusdites, nous, de nostre plain povoir et auctorité royal, décernons et declairons valoir et tenir au profit de nostredite compaigne, de ses hoirs et de ceus qui auront cause de li et y mettons nostre auctorité et nostre décret, et suppléons touz deôauz, se aucuns en y avoit, non contrestans droit escript, non escript, us, coustumes et toutes autres choses par lesquelles Ton pourroit ou voudroit anul- 1er ou empeschier les choses dessusdites ou aucune d'icelles; et tout ce que Ten pourroit ou voudroit dire ou proposer encontre, nous, de nostre plain povoir et auctorité roial et de certaine science, met-

1. Cette maison, comme nous'l'avons déjà vu au mois de novembre i33o, avait été vendue à Philippe VI par les exécuteurs testamentaires de la reine Jeanne de Bourgogne. — Voy. ci-dessus, n* LXIII.

a. Le Pré aux Clercs.

3. Collège fondé pour les religieux de Saint- Denis en i263 par Mathieu de Vendôme, abbé de ce monastère; il était situé dans la rue des Graoda- Augustins. (Jaiilot, op. cit., quartier Saint-André-^es-Arlt, t. V, p. 19, et Topographie historique du vieux PaH$, t. V, p. t33.)

164 fiOCUlCBNTS PARI8IEHS

tons au neaat. Et pour ce que ce soit ferme et estable à touz jours,

nous avons fait mettre nostre seel en ces lettres.

Donné à Saint Denis en France, Tan de grâce mil CGC trente et

deux, ou mois de may.

Par le roi.

Guichart.

Duplicata.

i332, mai. Senlis.

Philippe de Valois, à la requête de son conseiller Jean Billouart, accorde des lettres d'émancipation en faveur de son fils, Charles Billouart*, qui a passé rflge de quatorze ans.

(JJ. 66, n* 946.}

Par le roy, à la relacion de monseigneur G. Baudet.

Ger[vai$].

i332, mai. Senlis.

Philippe VI confirme des lettres donnant le titre de bourgeois de Paris, accordées par Charles IV en août i326, à la requête d'André de Florence, son conseiller, en foveur de Chone L.appi, son neveu, et accorde le même titre à Bernard et Bardo, frères dudit Chone, et à Guillaume Ducci, tous nés à Florence et neveux dudit André, alors évéque d'Arras.

(JJ. 66, n* 1240.)

Philippus, Dei gratia Francorum rex, ootum facimus universis tam présentions quam futuris, nos infirascriptas vidisse litteras formam que sequitur continentes.

Karolus, Dei gratia Francorum et Navarre rex, omnibus tam presentibus quam futuris ; quia regalem decet magnificenciam illos qui ipsius obsequiis prompta devotione exhibent se paratos, beneficiis et privilegiis decorare, apud eosque et suos pro eis graciosos ampliare favores, notum facimus quod nos, attendentes prompte devotionis obsequia fructuosa, quibus dilectus et fidelis magister Andréas de Florencia^, clericus, consiliarius noster, nostris obsequiis nedum postquam sed tamquam (sic)^ eciam dyadema suscipercmus regale, sincère fidelitatis constancia, fructuosis laboribus laudabiiiter insudavit, in

1. Voy. au n* i35 d'autres lettres d'émancipation accordées en fiaveur du fils aîné de Jean Billouart.

2. Voy. ci-dessus la note que nous lui avons déjà consacrée, p. 8, n* IX.

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