INTRODUCTION
rageant la création et le développement d'un grand nombre de collèges et d^œuvres de toutes sortes, qui pouvaient contribuer au progrès moral et intellectuel de la France.
Plusieurs hôpitaux, dont la fondation remontait aux xii* et xiii® siècles, ou même à des siècles antérieurs, existaient déjà à Paris et assuraient le soulagement de la plupart des infirmités humaines ^ Philippe VI ne se contenta pas d^en accroître la prospérité par des dons, il favorisa encore la création de nouveaux asiles. C'est ainsi que Ton voit s^élever successivement rhôpital Saint-Julien-des-Ménétriers', Thôpital Saint-Jacquesdu-Haut-Pas^, la chapelle et rhôpital de la confrérie de Sainte- Marie- Madeleine^, rhôpital de Braque'.
Lorsque des Maisons^Dieu, de fondation ancienne ou récente, se trouvaient dans une situation précaire, le roi rendait plus faciles les libéralités en leur faveur par la remise de tous les droits qu^il aurait pu percevoir sur ces donations*. Ainsi, les frères de la Charité-Notre-Dame avaient établi en 1299 un hôpital dans la rue des Jardins^. Ils y étaient à Tétroit et n'avaient pas de ressources suffisantes pour assurer leur vie et « soustenir les povres que il herbergent. » Aussi voyons-nous le roi, à trois reprises différentes, abandonner en leur faveur tout droit d'amortissement pour.t^iir permettre d'entrer en possession de maisons et
de reveiiifsC^îtli leur étaient donnés^. UHôtel-Dieu et la chapelle
.:/.\i! ltffirit\d/4çilt!tt,, p. XXVI, et Mémoires de la Société de r histoire de ••l\Paris el'de t4hr)ie-France^ t. XXV, p. 72.
*• * 3. N* \47^<j4*notre publication, et Le Grand, op. cit., p. xxviii.