‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de laChapitre 2 sur 132 · Nn>3îêt a · texte numérisé non relu

Nn>3îêt a

5. N* 408, et Le Grand, op. cit., p. xxx. Outre la fondation de ces hôpitaux à Paris, nous signalerons aussi celle d*Illiers (Eure-et-Loir), en juillet i328, que nous trouvons indiquée au n* i3.

6. Quelques exemples pourront montrer combien ces droits étai«it âevés. Voy. en particulier le n« 408.

7. M. Le Grand, op. cit., p. xxviii, dit qu'il ne subsiste pas de documents permettant de déterminer si la maison de ces religieux servit d'hôpital. Nous pefiftOAS que la pièc« n* ato dû notre recueil peut être une preuve, sinon cofivaincante, au moins très forte que i'hospiulicé y était exercée.

IHTRODUCTÎOM. Ht

des Haudriettes, de fondation récente, avaient besoin de dons et de secours pour se développer. Le roi non seulement facilita les aumônes qu^on leur destinait, comme celles de Bernard de Palli, curé de Saint-Eustache, et de son frère Guillaume le B^uin, qui donnèrent la somme nécessaire pour « faire luminaire aus messes et heures qui tous les jours sont dites et célébrées oudit Hostel-Dieu et chappelle, et pour huille à ardoir en la dessusdite église, et aussy devant les lis aus malades dudit hosteP-, » mais encore il abandonna en leur Seiveur des revenus qu'il percevait sur des places ou des maisons^.

Les nécessités des maisons nouvelles ne faisaient pas oublier au roi les anciennes. Les bienfaits dont il gratifie THôtel-Dieu, rhôpital Saint-Gervais, Thôpital Saint-Jacques-auz-Pèlerins^ la léproserie de Saint-Lazare, les Quinze- Vingts sont en effet nombreux : amortissements de revenus de toutes sortes, concessions de bois à prendre dans ses forêts, mesures administratives adoptées pour leur faciliter Texercice de la charité*. On voit, par tous ces actes, que Philippe VI, suivant en cela les traces de ses prédécesseurs, fevorisait le plus possible l'éclosion et Textension des œuvres qui avaient pour but le soulagement de Thumanité.

Si notre siècle, qui s'enorgueillit, et à juste titre, de tant de découvertes admirables, pouvait recevoir en quelle point une leçon pratique du moyen âge, ce serait presque cerialiiement sur le terrain de la charité que cette leçon lui serait dçfipé^l H verrait par des exemples infinis combien est puissante/ et féconde l'jaitiative privée, et cela non seulement pour Vtxà^Xçé 4e la ehi^îté qui s'apitoie sur les infirmités corporelles, maH àu^s>i .dé jcell^' qui veut soulager nos misères morales et intellectuelles. Le moyen âge ne se contenta pas en effet de couvrir k France d'asiles hospitaliers. Il fonda également des universités' et ouvrit une grande quantité de collèges où la jeunesse venait s'initier aux sciences et aux lettres. Or, qui fonda tous ces hôpitaux? Qui dota tous ces collèges des ressources nécessaires pour abriter et

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