CCXXXIII
1340 (n. st.), mars. Poissy.
Philippe VI, À la requête des frères et sœurs des messes de SMnte4kl«ri6» Madeleine, amortit en leur faveur 40 1. p. de rente afin de leur permettre d'acquérir à Paris un lieu pour y faire construire une chapelle et un hôpital destiné à loger les pauvres ^
(JJ»73, n* 119.) Par le roy.
R. de Molins.
Sine financia, de mandato régis, per litteras.
J. de Sancto Juste.
1340 (n. st.), i«'-i5 avril. Paris.
Philippe VI, à la requête de Jean de Pacy, bourgeois de Paris, et moyennant une somme de 400 1. p., amortit en sa faveur 5o 1. 15 s. xo d. p. de rente qu'il désire consacrer à de bonnes OMivres.
(JJ. 71, n» 326.)
Philippe, par la grfice de Dieu roys de France, savoir iidsons à touz présent et avenir, que comme nostre amé Jehan de Pacy, bourgois de Paris, nous ait signifié que il a et prent de son héritage, chascun an certaine quantité de rente, en et sur les leus qui s'ensivent ; c'est assavoir : sur les rentes du Pâleur aus bourgois de Paris appellées les celerages, les finances des terrages, et sur les rentes de la ville de Paris, dix sept livres parisis. //em, sur la boiste des poissons des haies de Paris, douze livres dix soulz. /fem, sur un chantier qui fu Guillaume Soufflet et est à présent Jehan Campion, séant en ladite ville de Paris, en la rue sur la rivière, aboutissant par derrières à la meson Pierres Caoursin, tenant d'un costé à la mayson Yvon de la
I . Ces lettres sont publiées dans le Recueil des ordomumoes^ U XIX^ p. 1 1 5.
DU RÈONB DS PHILIFHB VI DB VALOIS. 5l
et de l'autre à la maison aux hoirs feu Jehan de Cabourt, soixante soulz. Item^ sur deux maisons ou viez cimitiere Saint Jehan, qui furent jadis Régnât Bariot et sont à présent Adam de Meaulx, et aux hoirs feu Jasques le Huchier, tenanz d'une part à la maison Denisot le Conte, qui fu jadis feu Pierres Le Maistre, et de l'autre à la maison Guillaume Godren, qui fa jadis Jehan de Serqueux, abouttssans à la rue du Chartron et ou viez cimetière Saint Jehan, dix li?res. Item, sur troiz maisons et deux places wides et sur chascune desdites maisons et places wides pour le tout, assises en Grève, dessus la rivière; desquelles trois maisons deux sont entretenans; lesquelles maisons furent jadis maistre Fouques et maistre Bemart, clercs, entre les maisons qui furent feu Anchier de Grève, de Sept Peulz^, tenans d'une part à la maison des hoirs feu maistre Jehan Cler Senz et d'autre part à la maison feu Anthoyne le Trippier. La tierce maison fil Andrieu du Quignet, et tient d'une part à une place wide qui est aus hoirs feu Renier le Flament^ et d'autre part ausdites deux places ¥ddes; lesquelles deux places sont Jehan de Cabourt, et tiennent d'une part à la maison dudit Andrieu et d'autre part à la maison Guillaume le Brebant, huit livres cinq soulz dix deniers. Et sont lesdites parties en somme cinquante livres quinze soulz dix deniers parisis de rente. Il veult et désire moult affectieusement transporter en personne d'église et convertir en œuvres de charité, ensamble ou par parties ; et nous a supplié que à ce nous vuillons assentir et le recevoir pour ce i composicion et finance ; pour laquelle finance il nous a offert à une foiz quatre cenz livres parisis. Nous, enclinans à sa supplication, ladite offre avons prinse et acceptée, et pour lesdites quatre cenz livres parisis, lesquelles il a jà paiées en nostre trésor, li avons octroyé et octroyons, par la teneur de ces lettres présentes, de grâce especial et de nostre auctorité royal, que lesdites cinquante livres quinze soulz X d. par. de rente ainsi assises sur les choses et lieus dessusdites, il paissent donner, baiUer et transporter, ensamble ou par par-
t. On a probablement ainsi désigné Sépeaux (Yonne, arr. de Joigny, cant. de Saint-Julien-du-Sault), qui fut appelé anciennement Septempili, Seppols. Voy. Quanti n, Dict, topographique de V Yonne f p. 122.
2. Les le Flament avaient leur demeure sur la place de Grève. Après la mort de Renier le Flament, probablement dans les premières années du XIV* siècle, il y eut partage entre ses fils Jean et Renier de la maison aux Piliers, qu'il possédait, et d'une maison voisine. Jean eut la maison aux Piliers, Renier eut l'autre. La maison aux Piliers fut confisquée successivement sur Jean le Flament en iSog et en i3ig et devînt ensuite l'hOtel de ville. ÇVcj. Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris et de l'Ile-de- France, t. Xi, p. 41 ; Bulletin de la Société de VHistoire de Paris et de ^llede^Franee, 1876, p. 20 ; des Cilleuls et Hubert, le Domaine de la ville de Paris dans le passé et dans k présent, 2* tec., 1891, ia-4*, p. i3*)
Sa dOCCXENTS PARIinNS
ties, en personne ou en personnes d'église, et convertir en œuvres de
charités, ou autrement, en quelconque manière que il 11 plaira et
verra que bon sera; et que la personne ou personnes d'église esquelles
il ara transporté ladite quantité de rente, ensamble ou par panies,
comme dit est, la puissent i touz jours mais tenir perpetuelment,
sanz estre contrains par nous ou aucun de noz successsurs, ou temps
avenir, a en mettre aucune chose hors de leurs mains, ne à em paier
à nous ne â nozdit successeurs aucune autre finance. Et que ce soit
ferme chose et vaillable ou temps avenir, etc..
Ce fil fait à Paris, Tan de grâce mil CGC trente et neuf, ou mois
d'avril.
Par la Chambre des comptes.
Vistrebec.
Non sine financia, quia solvit ini9 1. in thesauro ad terminum
S[ancti Johannis] CCCXL^.
1340 (n. st.), i«'-i5 avril. Paris.
Philippe VI, à la requête de son conseiller Jacques de Pacy et moyennant une somme de 3oo 1. p., amortit en sa faveur 41 1. p. de rente qu'il déaire consacrer à de bonnes œuvres.
(JJ. 71, n» 327.)
Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir, que comme nostre amé et féal conseillier Jaques de Pacy* nous ait signifié que il a et prent de son héritage, chascun an, certaine quantité de rente en et sur les lieus qui s'ensivent; c'est assavoir : sur les rentes du Parloer aus bourgois de Paris appeellées les celerages, les finances des terrages, et sur les rentes de la ville de Paris, diz et sept livres parisis. Item, sur la boiste des poissons des haies de Paris, six livres cinq soulz. //em, sur une maison qui fu Elstienne Chevalier et est à présent Elstienne de Saint Aubin, séant en ladite ville de Paris, au chevait Saint Gervais', tenant d'une part à la maison Jehan Pacot et d'autre part à la maison Bertaut de Choyés, trente et cinc soulz. /lem, sur une maison qui est
I . Philippe VI, par lettres datées de Maubutsson-lez-Pontoîse au mois de septembre iBSç, anoblit son conseiller Jacques de Pacy, ainsi que sa postérité de l'un et de l'autre sexe, tant en ligne directe qu'en ligne collatérale. (Arch. nat., JJ. 7s, fol. 397 r*, n* 3o5.)
a. La rue du Chevet-Saint-Gervais comprenait la partie de la rue des Barres qui allait de la rue de la Mortellerie à la rue Saint- Antoine.
DU RàGlfB DE PHIUPPB YI DB VALOIS. 53
Jehan Paien, en la Tanerie^ tenant d'une part a la ruelle de TArchet^y par où l'on vait à la rivière de Saioe, et d'autre part à la maison Jehan du Pin, cinquante cincq soulz. Itenij sur la maison qui fii Jehan l'Escuier, laquele est â présent Jehan Ramé de Cormailles, assise en la Viez Tiesseranderie, devant TOstel Dieu Saint Gervais, tenant d'une part à une autre maison qui est audit Jehan Ramé, que Fen dit Fostel de la Clef, et d'autre part à la maison qui fu maistre Jehan le Clerc, laquelle est à présent Jehan du Bois, soixante soulz. Item^ sur la maison Gautier de Saint Yon', en l'Escorcherie^, tenant d'une part à la maison qui fii Robert le Fieux, hocher, et est à présent à rOstel Dieu de I^ris, et d'autre part â la maison qui fa Pierre de Saint Yon, boucher, et est à présent Jehan de Saint Yon, le Gras, quarante soidz. //em, sur la maison Guerin de Dieppe, souz les piliers, es haies, tenant d'une part à la maison Pierre Martim et Jehan le Linier et d'autre part à la fisimme Lambert de Caleis, quatre livres. Item, sur la maison qui fu Girart à la Dent et est à présent Pierre de Lamare, espicier, séant en la grant rue Saint Denis, tenant d'une part à la maison Jehan Delay et d'autre à la maison Pierre Joce, vint sols. Itemj sur la maison Pierre de Charronne, en la Viez Tiesseranderie, tenant d'une part à une maison qui [est] au chapitre Nostre Dame de Paris, qui fu Nicolas le Tapicier, e d'autre, à la maison au seigneur de Coucy^ soixante et cinc solz ; e sont lesdites parties en somme quarante une livres parisis de rente. Il veult et désire moult affectuesement transporter en personne d'église et convertir en ouvres de charité, ensamble ou par parties, et nous a supplié que à ce nous vuillons assentir et le recevoir pour ce à composicion et finance ; pour laquelle finance il nous a offert à une foiz troiz cenz livres parisis. Nous, enclinans à sa supplicacion, ladite offre avons prinse et acceptée, et pour lesdites trois cenz livres parisis, lesquelles il a }à paiées en nostre trésor, li avons ottroié et ottroions par la teneur de ces lettres, de grfice especial et de nostre auctorité royal, que lesdites quarante une livres de rente ainsi assises sur les choses
1. La rue de la Tannerie, aujourd'hui disparue, allait de la rue Plancha Mibrai à la place de Grère.
2. La ruelle de l'Archet, déjà disparue au xviii* siècle, était la continuation Ters la Sd ne de la rue des Teinturiers.
3. Cet Saint-Yon appartiennent probablement à la célèbre famille de bouchers parisiens qui se signala au commencement du tv* siècle dans la lutte des Armagnacs et des Bourguignons.
4. La rue de l'Écorcherie, appelée aussi rue de la Tuerie, n'existe plus. Elle allait de la rue du Pied-de-Bocuf à la vieille place aux Veaux.
5. Le sire de Coucy était Enguerrand VI, qui succéda à Guillaume, son père, en j335, épousa en 1 338 Catherine d'Autriche et mourut probablement en 1344.
54 DOGUMmm FAiiisnMS
et es lieus dessasdu, il puisse bailler, donner et transporter ensemble ou par parties en personne ou personnes d'église et convertir en ouvres de charité ou autrement, en quelconque manière que il li plaira et verra que bon sera; et la parsonne ou parsones d'église esquelles il aura tranporté ladite quantité de rente, ensemble ou par parties, comme dit est, la puissent à tous jours mais tenir perpétuelment, sanz estre contrains par nous ou aucuns de nox successeurs ou temps avenir à en mettre aucune chose hors de leurs mains, ne i em paier à nous ne à nozdiz successeurs, aucune autre finance. Et que ce soit ferme chose et valable ou temps avenir, etc..
Ce fu fait k Paris, l'an de grftce mil CGC [trente] et neuf, ou mois d'avril.
Par la Chambre des comptes. Vistrebec.
Non sine financia, quia solvit îii9 libras in thesauro ad terminum
S[ancti Johannis] CCC XL».
Justice.
CGXXXVI.
1340 (n. st.)t i*'-i5 avril. Maison-de-Chasse, près Montmorency.
Lettres de Philippe VI donnant à Jean le Mtîstre, valet des chariots de la reine, une place sise à Paris, au carrefour de Saint-Séverin, près de Saint* Julien-le-Pauvre.
(JJ.72, n» 543.)
Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir fiûsons à tous presens et avenir, que de grftce especiale et en recompensadon des bons services que Jehan le Maistre, vallet de charrioz de nostre très chère et amée compaigne la royne, a fait longuement et chascun jour fait encore loyaulment, à nostre dite compaigne, si comme tesmoingné nous a esté par le rapport des maistres de son hostel. Nous, à ycelli Jehan, une place assise à Paris ou carrefour de Saint* Severin, delez Saint Julien le Povre^ si comme elle se comporte, de la value de xxxij livres ou environ, avons donné et donnons, en tant comme à nous appartient ou puet appartenir pour la forfaiture de feu Jehan de Pons, et jusques à ladite value, pour li et pour ses hoirs et ses successeurs perpetuelment, à fere son proffit et sa volenté et de sesdiz hoirs et successeurs comme* de leur propre chose. Sy donnons en mandement par la teneur de ces présentes, au prevost et au receveur de Paris et à tous noz autres justiciers et officiers, ou à leurs lieux tenans qui ores sont et qui pour le temps seront, et à chascun d'euls si comme à lui appartendra, que ledit Jehan il laissent
I. Cette église, qui subsiste encore, est située dans la rue Satnt-Jiilien-k- Pauvre.
DU RiGNS BB PHILIPPE Tt HB VALOIS. 55
et fiicent foir paisiblement de la place dessusdite selon nostredite
grftoe. Et que ce soit chose ferme et estableà tous jours, etc..
Donné en la Maison de la Chace, emprex Montmorancin^^ l'an de
8;Tdce mU CGC XXXIX, ou mois d'avril^
Par le roy, présent messire G. de Villiers.
Adam.
Non TÎdetur inde debere financiam.
Mignon.