‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de laChapitre 52 sur 132 · CCLXVIII · texte numérisé non relu

CCLXVIII

13411 juin. Bois de Vincennes.

Lettres d'anoblissement accordées par Philippe VI en fiiveur de Jean de Bonneuil, bourgeois de Paris, et de sa postérité.

(JJ. 72, n» 334.)

Philippus, etc..., regalem demeûtiam mérite reperiunt benementi generosam, dum illam^ per obsequia grata preveniunt et alia sibi digne vaucitant premia meritorum. Notum itaque facimus universis tam presemibtts quam futuris quod nos, attendentes relatibus fide digais, quod Johannes de Bonolio burgensis Parisiensis proborum inheret restigiis, et considérantes attencius utilia, grataque per eum nobis impensa servicia, ac proptarea, volentes eundem sic prosequi iiiToribas graciosis quod exinde, tam ipse quam sui, incrementum honoris et comodi se gaudeant reportasse, ipsum Johannem et omnem efus prolem de matrimonio legittimo procreatam^ utriusque sexus, licet ipse de non nobiiibus ex utroque latere traxisse dicatur originem, de plenitudine régie potestatis et speciali gratia, ac de certa scientia, nobiUtamus, nobilesque Êicimus et habiles reddimus ad omnia et singula quibus ceteri regni nostri nobiles uti possunt ; ita eciam ut idem Johannes' et ejus proies et sua ac sue prolis posteritas masculina, tam procreata quam procreanda ex matrimonio legittimo, milicie cingulo, quandocumque roluerint, valeant decorari. Concedentes eisdem et eorum cuilibet, ut ipsi, cum universa posteritate predicta, in universis et singulis actibus, rébus, personis et bonis mobilibus et immobilibus, acquisitis et acquirendis sive in feodis sive in retrofeodis nostris, aut aliis quibuslibet, nobilitate et quacumque nobilitatis prerogativa sicut ceteri nobiles regni nostri, plenarie, libère et quiète letentur pariter et utantur, constituciona vel lege qualibet édita et consaetudine vel usu in contrarium, non obstantibus. Quod ut firmum et atabile perseveret, etc..

Actam apud Boscum Vincennarum, anno Domini M^ CCG<» quadragesimo primo, mense junio.

pgr dominum rcgcm, ad rdationem gendum compotorum.

Math[iett].

I20 DOGUMBNTS PARISIBN8

Mediantibus vnin 1. p. redditîs régi per thesaurum ad J^lativitatem DominiCCCXLI.

Justice.

1341, !•' juillet. Metz-le-Maréchal.

Philippe VI amortit une rente annuelle de 24 1. p. en faveur de Jeanne la Blonddle, veuve de Guillaume le Plament, drapier et bourgeois de Paris, afin de lui permettre de fonder une chapellenie en l'église Saint-Jacques de la Boucherie pour le repos de son ime.

Philippe, etc., savoir faisons & touz presens et avenir que comme Jehanne la Blondelle, bourgoise de Paris, famme jadiz de feu Guillaume le Flament, jadiz drappier et bourgois de Paris, ait propos et entencion de fonder une chappellenie en l'église monseigneur Saint Jaques en la Boucherie de Paris, pour le salut de Tâme dudit feu Guillaume son mari, de elle et de ses parens, amis et bienfaiteurs, et de doer ycelle chappellenie de vint et quatre livres parisis de rente par an. Nous, loans le bon propos et la bonne devocîon de ladite Jehanne, en Tenneur de Dieu et de la benoite Vierge Marie et de touz les sainz de Paradis, et pour ce que nous, nostre très chère comp>aigne la royne et noz enfanz soions participanz et accompaigniez es bien- ÎBLiz et oroisons qui se feront en ladite chappelle, avons ottroyé, et par ces lettres ottroions, de grâce especial, de certaine science et de nostre auctoritë royal, i ladite Jehanne, que des rentes que ledit feu Guillaume et elle tenoient au jour du trespassement dudit feu Guillaume, ou d'autres rentes que ladite Jehanne a acquises ou acquerra sanz fié et sanz justice es censives de nous ou de noz subgiez, elle puisse fonder ladite chapellenie et ycelle douer à perpétuité desdites vint et quatre livres parisis de rente par an ; et voulons que le chapellain qui sera establi à desservir ladite chapellenie et ses successeurs puissent tenir perpetuelment lesdites vint et quatre livres parisis de rente par an, selon Tordenance de ladite Jehanne ou de ses hoirs, sanz ce que il soient contrains de les mettre hors de leurs mains, ne de faire ou prester pour ce à nous où à noz successeurs roys de France finance quele que elle soit ; laquelle finance qui deue nous en est à présent ou seroit pour le temps avenir, nous, eue consideracion à ce que ladite Jehanne a ibit prest à nous ou à noz genz pour nous, pour noz guerres, avons donné et quittée, donnons et quittons de nostredite grâce et de certaine science à ladite Jehanne. Et pour ce que ce soit ferme et estable à touz jours, etc..

Donné au Mes le Mareschal, le premier jour de juillet, Tan de grftce milCCCXLI.

Par le roy.

.Rougemont.

Sine financia, quia remittitur supra expresse et ex causa.

CCUCX.

1341, octobre. Paris.

Philippe VI amortit, en faveur des frères et sœurs de i'Hd tel-Dieu de Paris, 61 1. p. de rente qu'ils perçoivent chaque année, tant sur la boîte et un étal des halles de Paris que sur le trésor royal.

(JJ. 72, n" 248.)

Philippe, par la grfice de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir, que pour le accroissement du devin service, lequel nous dessirons de tout nostre cueur, et pour ce que noz amez les religieux, maistres frères et seurs de l'Ostel Dieu de Paris soient plus enclins i prier Dieu et faire dévotes oroisons pour nous, nostre très chère compaigne la roype, noz enfans et la bonne pais et transqoillité de nostre royaume, nous, à yceux religieux, à leur requeste et supplicacion, avons ottroyé et ottroyons, de grâce especiale, de certaine science et de nostre auctorité et plain povoir royal, que seze livrées à parisis de rente que il ont et prenent chascun an sus la boiste des halles de Paris, les quelles feu Gillebert Lescot leur laissa en son testament et darrainne volenté. Item y quinze livrées à parisis de rente que il ont et prennent chascun an sus un estai es halles de Paris par en haut, du don de feu Jehanne de Verdun, ou quel estai elle vendoit ses denrées ou temps que elle vivoit. 7fem, trente livrées à parisis que il ont et prennent chascun an en nostre trésor à Paris, lesquelles il ont acquises de Jehan Billouart, bourgois de Paris, de certains deniers que plusieurs bonnes genz leur ont donné, lesquelles rentes sont perpétuelles et senz fié et senz justice ; eus et leurs successeurs puissent tenir et tiengnent, tant en leur nom comme ou nom dudit hostel, perpetuelment et paisiblement, senz que il soient ne puissent estre contrains à les vendre ou autrement mettre hors de leur main, et senz paier à nous ou â noz successeurs roys, ou temps avenir, finance quelle que elle soit, laquelle nous leur avons donné et quinié, donnons et quittons, de nostredite grâce. En tesmoing et à perpétuelle fermeté de nostre grftce, etc..

112 DOGOmNTB PARISfENS

Donné à Paris^ Tan de grftce mil CGC quarante et un, ou mois d'octobre.

Par le roy, â la relation de Taumosnier.

P. Briarre, scriptor.

Sine financia, quia remittitur supra.

Justice.

1341, octobre. Gué de Mauny.

Philippe de Valois confirme la fondation des Béguines foite par saint Louis,

à Paris, au lieu appelé la Porte BarbeU.

(JJ. 73, n» 71.)

Par le roy, présent le confesseur qui tesmoigna avoir faite la collacion.

R. de Molins.

Sine ûnancia.

Justice.

1341, octobre. Moncaulain en la forêt de Clossay^.

Philippe Vly à la requête d'Antonio Doria et en récompense des services que lui rendit sur mer Thomas Grille de Gènes, fait ce dernier bourgeois de Paris et du royaume ainsi que ses enfants et leur accorde les privilèges et les franchises attachés à ce titre.

(JJ. 73, n* 332.)

Par le roy, qui par trois foiz l'acorda pour aucunes causes.

Verbcric, Solverunt pro financia nri» l. p., per cedulam thesauri datam xznii* octobris, anno CCCXLI«.

R. de Baleham.

I. Ces lettres sont publiées par M. Léon Le Grand dans les Mémoires de la Société de V Histoire de Paris et de V Île-de-France, t. XX, 1893, p. 342, et dans Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, rectifications et additions par Fernand Bournon. Paris, Champion, 1890, p. 34S à 35o.

». Montcaulin, ou Mo&tcollin, près de Bonoétable, Sarthe, arr. de Mamers. (Voy. le t. I de cette publicatîoo, p« asg, note i .)

Page 1