‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de laChapitre 61 sur 132 · CCLXXXVIII · texte numérisé non relu

CCLXXXVIII

134a (n. st.), mars. Moncel-lez-Pont-Sainte-Maxence.

Philippe Vly à la requête des religieux du couvent de Saint-Magloire de PariSj amortît en leur faveur 24 1. 6 s. 8 d. p. de rente annuelle assise sur diverses maisons de Paris.

(JJ. 74, n* 3oi.)

Philippe, etc., savoir faisons à touz presenz et avenir, que comme les religieux, abbé et couvent de Saint Magloire de Paris ^, aient

t. Sur l'abbaye de Saint-Magloire fondée à Paris par Hugues Capet, dans réglise Saint-Barthélémy, voy. JalUot, op, cit,^ t. I, Quartier de la Cîtéf p. 3i et sniv.

1421 Mctnaifrs PAUsma

acquis huit livres ptrisis de rente, en et sur une tamon séant à Paris, en la rue de la Mortellerie, qui jadis fii â Henri de Reins, et est à présent Jasques de Pac^, bourgois de Paris, tenant d'une part à la maison feu Adam de Sens, qui est à présent audit Jaques, et d'autre part à une autre maison qui est audit Jaques, aboutissant par derrière à une autre maison qui [est] audit Jaques. Item^ huit livres parisis de rente par an, en et sur une maison séant à Paris, en là rue de la Chanverrie, qui fii feu Agnès, fome jadis Jehan de Pailly, et est â présent Robert du Temple, tenant d'une part à la maison Symon de Villeneuve et d'autre part à une maison qui est Jehan du Temple, frère dudit Robert, aboutissant par darriere à la maison qui est i présent aus hoirs feu Jehan de Lorriz, jadis nostre sergent. Item, cent soulz parisis de rente en et sur une maison séant à Paris, en la rue de Maudestour, qui jadis fu à Climent le Mareschal, et est à présent â Guillaume Calibre, tenant d'une part â la maison Guichart rOubloier et d'autre part à la maison Richart le Chanvrier, aboutissant par darriere à la maison Estienne du Celier, et quarante souk parisis de rente par an en et sur une maison séant à Paris, en la me du Charteron, qui jadis fii à Jehan l'Escrivain, et est à présent à Simon le Rolier, tenant d'une part à la maison Jehan Ramé et d'autre part à une maison qui est à Tabbesse de Saint Antoine, aboutissant par derrière à la maison dudit Jehan Ramé et des hoirs feu Girart Bernart. /fem, vint six solz huit deniers parisis de rente par an, en et sur une maison séant es haies de Paris, qui fu feu Jehan de Senlis, et est à présent à Bruiant TEspicier, tenant d'une part à la maison Jehan de Gisors et d'autre part à la maison Jaques Pouletier, boursier, aboutissant par derrière [à] Andrieude Soussy; lesquelles rentes cy dessus devisées, qui valent et puent valoir et monter â vint et quatre Jivres six solz huit deniers parisis, se lievent aus quatre termes en l'an généralement â Paris acoustumez; et il nous aient fait supplier que ladite rente, afin qu'il la peussent perpetuelment tenir, nous leur vousissions amortir. Nous, qui voulons le divin service estre acreu en nostre temps, pour la très grant devocion et affection que touz jours avons eu aus diz religieux et à leurdite église, laquelle est de la fondacion de noz prédécesseurs roys de France, afin que en ycelle, ou temps avenir, le divin service puisse miex et plus honnorablement estre feit et célébré, et pour ce que nous, nostre très chère compaigne là royne et noz enfanz soient participanz et acompaigniez es biens faiz et oroisonsqui se feront doresenavant en ladite ^ise; aus religieux avons ottroié et ottroyons par ces lettres^ de grâce especiale, de certaine science et de nostre auctorité et plaine puissance royal, qu'il et leurs successeurs, lesdites vint et quatre livres six solz huit deniers parisis de rente par an ainsi acquises, senz fié et senz justice, puissent tenir perpetuelment comme amorties, senz que

DU RÂ6NS SB PHILim YI M VALOIS. 14$

yceuh religieux ne leursdix snccesaears soient contraint par nous, par nos successeurs ne par autres ou temps avenir^ ycelle rente vendre ne mettre hors de leurs mains comment que ce soit, ne pour ce tenus à prester ou bailler à nous ou à nozdiz successeurs aucune finance, ores ne ou temps avenir, laquelle finance, qui pour ce nous est à présent ou pourroit ou temps avenir nous estre deue, nous, dès maintenant leur avons quittée et remise, quittons et remettons par ces lettres de nostredite grâce. Et pour ce que ce soit ferme chose et estable à tous jours, etc.

Donné au Moncel delez Pons Saincte Maxance, Tan de grâce mil CGC quarante et un, ou moys de mars.

Par le roy.

Lorriz.

Sine financia, ut supra.

R. de Baleham.

xxva marcii CGC XLI<> ante Pascha, rex, predictis religiosis coqcessit, présente elemosînario, quod carta ista sine financia redderetur.

Lorriz.

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