I. Gilibne, Italie, prov. de Reggio (Calabre
DU RèoNB DB PHILIPPE VI DB VALOIS. a55
et leur «ccorde les priTilèges et les franchises attachés à cette bourgeoisie.
(JJ. 7a, n» 436.)
Par le roy, à la relation de messire Loys de Savoie, sire, de Waud,
et de monseigneur Jehan de Chastelon.
Math[ieu].
Sine financia ut supra.
Milo.
1345, décembre. Bois de Vincennes.
Philippe VI, à la requête des frères et sœurs de THôtel-Dieu de Paris, accorde à Pévéque de Paris la faveur de pouvoir transporter plus loin, dans la rue neuve Notre-Dame, un étal de bouchers quMl avait devant ledit Hôtel-Dieu, tout en conservant les mêmes droits et la même juridiction a.
(JJ. 75, n» 36i.) Par le roy, présent Taumosnier.
Sine financia.
R. de Molins.
Clarinus.
1345, décembre. Paris.
Confirmation par Philippe VI de Tacte de foi et hommage fiait par Louis, comte de Flandre, à Foulque de Chanac, évéque de Paris, pour 'la terre de Luzarches que le roi a donnée à sa femme.
(JJ. 77, »• i3.)
Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, faisons savoir à touz presenz et avenir que nous avons veu les lettres desquelles nous avons fait escrire les teneurs en ces présentes lettres, qui sont tiex.
Nous Loys, contes de Flandres, de Nevers et de Rethel, faisons savoir à touz que, de la terre de Lusarches, qui baillée nous a esté du roy monseigneur à cause de nostre très chère et amée compaigne la comtesse desdiz lieux, en tant comme elle muet et puet mouvoir du fié et tenure de l'église et eveschié de Paris tant seulement, avons Élit foy et hommaige à révèrent père monseigneur Foulque par la grâce de Dieu, evesque de ladite eveschié, en la manière qu'il appartient et que li fiez le désire, par le tesmoing de ces lettres scellées de nostre signet duquel nous usons en absance de nostre seel. Donné
I. Ces lettres sont publiées dans dom Félibien, Hitt. de la ville de Paris, t. III» p. a33.
a56 DOCUMENTS PARISIENS
en nostre hostel à Paris, le xti* jour de novembre, Tan de grftce mil CGC quarante et cinq.
Item, A touz ceuls qui ces présentes lettres verront, Guillaume Gonnont, garde de la prevosté de Paris, salut. Saichent tuit que Tan de grâce M CGC quarante et cinq, le merquedi xvi« jour de novembre, nous rapportèrent et tesmoignerent par leurs seremenz, Raoul de Brencourt et Jehan le Gonte, clers, notaires jurez et establiz, de par le roy nostre sire, ou Ghastellet de Paris, que en leur présence il virent foire à noble et puissant prince, monseigneur Loys, conte de Flandres, de Nevers'et de Rethel, a cause de noble et puissant dame, madame Marguerite sa femme, fille de roy de France, fealté et hommaige à révèrent père en Dieu, monseigneur Foulque de Chenac, par la grâce de Dieu evesque de Paris, à cause de sa église et eveschié de Paris, de toute la terre que lesdiz monseigneur le conte et madame sa femme tiennent en la ville de Lusarches et es metes d'environ. Et d'icellui fié virent que ledit monseigneur Tevesque reçut ledit conte à cause de sadite femme, en sa foy et hommaige; pour lequel hommaige ledit monseigneur l'evesque revesd ledit monseigneur le conte d'un annel d'or, que il à cause dudit fié, pristet retint par devers lui. Et ce fait, lesdiz notaires virent et oyrent que ledit monseigneur l'evesque dist audit monseigneur le conte, que d'ores en avant, il seroit tenuz, à cause dudit fié, de estre au portaige de toux les noviaux evesques qui seront apportez de l'église Sainte Geneviève ou mont de Paris, en l'église Nostre Dame de Paris ; lequel monseigneur le conte dist et respondi que.il feroit volentiers touzjours tout ce que ledit fié desirroit, si comme lesdiz notaires jurez nous rapportèrent ces chouses avoir esté faites en leur présence, 'en l'ostel dudit conte à Paris, oultre la porte au Goquillier. A la relacion desquiex, nous, qui adjoustons à euls pleniere foy en ce cas et en greigneur, avons mis en ces lettres le seel de la prevosté de Paris. Ge fii ùât Tan et le jor dessusdiz.
Pourquoy, nous, à la supplicacion de nostre amé et féal conseiller Foulque, evesque de Paris dessusdit, voulons et décernons, de certaine science et de nostre auctorité royal, que ces nostres présentes facent plaine foy et plaine prueve et que pleniere foy y soit adjoustée à touzjours en jugement et dehors, tout aussi comme ausdîz originals. Et pour ce que ce soit chouse ferme et estable, nous avons fait mettre nostre seel nouvel à ces présentes lettres en l'absance du grant, sauf en toutes chouses nostre droit et Tautrui. Donné à Paris, l'an de grâce mil GGG quarante et cinq, ou mois de décembre.
Par vous, monseigneur l'evesque de Glermont.
J. de Sabaudia.
Facta est collacio.
J. de Sabaudia, scriptor.
DU RibGNB DB PHILIPPB VI DE VALOIS. 257
CCGLVIII.
1345, décembre. Bois de Vincennes.
Philippe VI, confinnant une faveur déjà octroyée aux frères et sœurs de Phôpital Saint-Lazare à Paris au mois de décembre 1344, leur accorde la grflce de tenir la foire de Saint-Laurent à leur profit jusqu'à la nuit, malgré l'opposition du préfdt de Paris 1.
(JJ. 77, n* 334.)
Philippe', etc., savoir disons à touz presenz et avenir que nous nous recordons avoir octroie» de grâce especial et certaine science, aus maistre, frères et seurs, tant sainz comme malades, de l'Ostel Dieu de Saint Ladre delez Paris, noz lettres en laz de soie et cire vert contenans la forme qui s'ensuit.
Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir que les maistres, frères et suers, tant sainz comme malades, de TOstel Dieu de Saint Ladre lez Paris, nous ont signifié que, comme la foire du jour saint Lorent soit leur et aient toute juridicion moienne et basse jusques à Teure de soleil couchant ; neantmoins, les sergenz de la douzaine de nostre Chastellet de Paris et autres viennent rompre les loges de ladite foire avant Teure dessusdite', et de leur volenté et sanz avoir povoir de ce, pluseurs foiz en donnent à yceuls signiffianz grant dommage et sanz aucun proffit qui en viengne à nous ne soit acoustumé de venir; si nous ont supplié lesdiz signifianz que nous leur vousissions donner ladite darraine heure dudit jour jusques à la nuit, de grâce especial, comme il ne ait pas esté trouvé que de ladite heure il ait eu pour nous aucun proffit tourné ne mis en nostre recepte de Paris, ne ailleurs en nostre proffit, si comme on dit. Pourquoy, nous, aians compassion à ladite maison et à la devocion pourquoy elle fu fondée, pour les malades herberger et recevoir, à i'onneur de Dieu et de sa benoite chère mère la Vierge Marie, de monseigneur saint Ladre et de toute la glorieuse court et compagnie de Paradis, avons, de grâce especial et certaine science, ottroié et ottroyons auzdiz supplians maistre, frères et seurs, tant sains comme malades, presens et avenir, que de ladite foire, au jour monseigneur saint Lorant, il puissent joir et user pai«
1. Ces lettres sont déjà données par Sauvai, Histoire et recherches des antiquités de ta ville de Paris^ t. III, Preuves^ p. 90. Cependant, comme dans cette publication plusieurs fautes rendent certains passages inintelligibleSy nous publions de nouveau ce document.