Simon le Maye qui fut abbé de Marmoutiers de i33o à i
3. Bernard VI de Moreuil, conseiller du roi, maréchal de France, mort après le 2a mai i35o. (P. Anselme, op, cit.j t. VI, p. 714.)
4. Louis de Beaumont, fils de Jean de Beaumont, seigneur de Sainte- Geneviève, et de N. de Chambly, avait épousé Jeanne le Bouteiller de Sen-
296 DOGUKBNTS PARISIENS
nous, de grîce especiale et certaine science, 11 avons donné et ottroyé, donnons et ottroyons par ces lettres, pour li et pour ses hoirs et pour ceuls qui de li ont et auront cause, la première maison, qui par f3urfaiture ou autrement, nous escharra ou vendra en commis, par quelque manière que ce soit en nostre ville de Paris, qu'il, ou ses gens pour li, vouldront accepter. Mandons par ces lettres à nostre prevost de Paris, présent et avenir, ou à son lieutenant, en commettant, se mestier est, que de la première maison qui nous escharra en nostre dite ville, par quelque manière que ce soit, que ledit Loys ou ses gens pour li vouldront accepter, il, sanz nul contredit, baiUie et délivre la possession et saisine corporelle audit Loys ou à ses gens pour li portanz ces lettres, et en face joir royaument et de fait ledit Loys et ses hoirs et ayans cause de li comme de leur propre chose, non contrestant quelconques dons que nous feissions à autres en gênerai ou en especial, depuis la date de ces lettres. Toutevoyes est nostre entente que la grâce que nous avons faite à nostre amé et féal chevalier et conseiller Geuffroy de Chamy, de la première maison qui nous escharra en nostredite ville de Paris [demeure], et que ces présentes lettres quant à ce, ne portent aucun préjudice audit Geuffroy de Chamy. Et pour ce que ce soit ferme chose et estable à touz jours mais, etc..
Ce fu fait à Arras, le sezesme jour du mois de juing. Tan de grâce mil CCC quarante et sept.
1347, i^ii^* I^aris.
Philippe VI confirme la vente de rentes et possessions sises à la Boissière, fiedte par Jean de Puisieux, fils de Simon de Puisieux, à son cousin Jean de Puisieux, fils de Thomas de Puisieux, drapier, bourgeois de Paris. Le
lis, veuve de Pierre de Machauh; il mourut en 1367. (P. Anselme, op, cit., t. VI, p. 265, et t. VIII, p. 3 12). Au mois de juin 1347, Philippe de Valois confirma un accord conclu entre Jean de Monsoult, sire de Gouaix, en son nom et au nom de sa femme, et Louis de Beaumont, sire de Sainte-Geneviève, et sa femme, par lequel Jean cède à Louis le lieu de Gouaix avec ses dépendances. (Arch. nat., JJ. 68, n* 283«.) Voy. aussi des lettres d'état accordées, le 18 février 1346, par Philippe VI en faveur de Louis de Beaumont, maître de son hôtel et de Thôtel du duc de Normandie, qui se dit prêt à partir pour la guerre en Gascogne, en la compagnie dudit duc. (J. Viard. Lettres d*état enregistrées au Parlement sous le règne de Philippe Vide Valois, dans V Annuaire-Bulletin de la Société de Vhist. de France, 1898, n* 307.)
montant de cette vente est destiné à payer le pur sort de dettes contractées envers les Lombards usuriers 1.
(JJ. 76, n« 3ii.)
Par le roy, à la relacion du conseil.
P. Briarre.
Sine iinancia.
• Abbas Sancti Dyonisii.
1347, ^ août. En nos tentes devant Lumbres*.
Philippe VI donne à son secrétaire, Jean de la Verrière, tous les biens qui pouvaient appartenir à Âubelet le Moine, exécuté à Paris.
(JJ.68, n- 283.) Par le roy.
Lorris.
1347, août. Paris.
Philippe VI accorde à Robert de Saint-Denis, bourgeois de Paris, et à sa femme, accusés d'avoir commis un faux sous le sceau du Châtelet, une lettre de rémission pour ce fait et pour une condamnation à xoo 1. p. d'amende, qu'avait aussi encourue ledit Robert, moyennant une somme de lao 1. p. qui lui sera versée, l'abandon d'une créance de 660 L p. sur la reine, et d'une cédule de 97 1. 10 s. t.*
(JJ. 76, n* 355.
Philippus, etc., notum facimus universis tam presentibus quam futuris quod significavit nobis Robertus de Sancto Dyonisio, civis Parisiensis, quod cum ipse faciens municiones carissimi fratris nostri ducis Bourbonesii^, inpartibus Occitanis tune locum nostrum tenen-
I. V07. aussi la pièce précédente, JJ. 76, n* 3 10, qui est la quittance de la somme versée au trésor pour Tacquittement de ces dettes. a. Lumbres, Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer, ch.-l. de cant. 3. Pierre 1*', fils aîné de Louis i**, lui succéda au duché de Bourbon en
1 342. Philippe VI le nomma son lieutenant général en Languedoc et en Gascogne, par lettres données à Sablé le 8 août 1 345. (Bertrandy, Études sur les chron. de Froissart, Guerre de Guyenne, 1 345- 1346, p. 27 et 260.) En mai
1343, sur 3,000 livres de rentes qu'il prenait sur le trésor à vie seulement, le roi lui en concéda 1,000 pour lui et ses héritiers. (Arch. nat., JJ. 75, fol. 71 V*, n* 139.) D'autres lettres furent encore accordées en sa faveur le i5 mai 1340 et en juillet 1349. (Arch. nat., JJ. 72, fol. aSo, n* 3i3, et JJ 77, n- 38i, 38a, 383.) Il fut tué à la bataille de Poitiers, le 19 septembre i356.
2g6 DOCUMENTS PARISIENS
tis, certa animalia, per Nicolaum Berouart servientem equitem Castelleti nostri Parisiensis et Petrum Courtet, pro municione bladorum pro dicto fratre nostro facienda apud Tholosam venalia, transmisisset, que animalia per gentes karissimi primogeniti nostri duds Normannie capta fuerunt, et de precio eorumdem dictis Nicolao et Petro, due cedule tradite nominibus propriîs eorumdem, licet, in veritate, dicta animalia, ad dictum Robertum pertinerent et de quadam ipsanim cedularum per receptorem Tholose dicto Roberto eztîtit satis&ctum, altéra cedula summam nonaginta septem librarum et decem solidorum turonensium continente, solvenda rémanente; ducis^ (sic) que Robertus postmodum, in emenda centum librarum Parisiensium nobis solvenda per prepositum nostrum Parisiensem certa de causa fuisset condampnatus, pro qua solvenda, certos dédit fidejussores nostro Parisiensi receptori et cum hoc quidem ejus equs de manda to dicti receptoris fuit captus, et ob hoc, dictus Robertus a nobis quasdam litteras impetravit, per quas dicto receptori mandatur quatinus si sibi constaret nos teneri dictis Nicolao et Petro, prout dicebat in dicta cedula contineri et quod dictum debitum esset dicti Roberti, vel ad ipsum pertineret, quod summam in dicta cedula contentam eidem deduceret de emenda supradicta; pro qua deducione fsicienda, dictam cedulam ad ipsum Robertum spectentem, licet nomine dictorum Nicolai et Pétri esset facta, una[cum] quadam procuratione uxoris dicti Nicolai qui tune decesserat, pro quittacione super hoc facienda tradidit dicto receptori; quam deducionem, eo quod non habebat procuratorium super hoc a dicto Petro, dictus receptor facere recusavit. Et quia dictus Robertus quam plurimum afifectabat ad nos in nostris guerris acedere, ac nobis, dicto fratri nostro, in eu jus servicio est et erat, servire, dictusque Petrus in Lingua Occitana morabatur, ita quod in brevi procuratorium ab ipso habere non poterat ; ob hoc, juxta consilium uxons sue ad hoc ipsum inducentis, per quemdam famulum suum supponentem et fîngentem se esse Petrum Courtet, sub nomine ipsius Pétri absentis, quoddam procuratorium pro dicta quittancia facienda, sub sigillo nostri Castelleti Parisiensis, falso transiri et sigillari fecit, et dictum falsum procuratorium, eo utendo, dicto receptori dictus Robertus adportavit et tradidit, presumens idem Robertus in hoc se nullum, vel modicum commisisse dilictum {sic), eo quod debitum erat suum nec in alterius prejudicium sive dampnum poterat redundare. Occasione cujus £acti, dictus Robertus captus extitit et in dicto Castelleto carceri mancipatus et adhuc idem detinetur, supplicans nobis sibi super hoc de generoso remedio provideri. Quocirca, nos, premissa considérantes, et dicto Roberto et ejus uxori volentes graciam facere specialem, penam occasione dicti
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