‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits (volume 2)Chapitre 19 sur 87 · Soulaines (Aube), arr. de Bar-sur-Aube, ch.*l. de cant · texte numérisé non relu

Soulaines (Aube), arr. de Bar-sur-Aube, ch.*l. de cant

6. U &ut probablement lire Boulancourt (Haute-Marne), comm. de Lon*

Nogent- l'Artaud > ; 2* d'une lettre du prévôt de Paris, du 11 novembre suivant, approuvant le transport de cette rente feit par Geoffiroy de Riclesmade en fiiveur de Pierre Machot de Braine, bourgeois de Paris; 3* d'une autre lettre du prévôt de Paris, du même jour, approuvant le transport de cette rente foit par Pierre Machot en faveur de Thomas Rosselin.

(JJ. 66, n*3i5.) Per vos.

Verberie.

i33o (n. st.), mars. Saint-Christophe-en-Halate.

Philippe VI, en récompense des services que lui rendit Henri Le Galois, valet de ses armures, lui donne, pour lui et ses héritiers, une maison confisquée sur Pierre Rémi, sise à Paris au Bourg-Tibourg*.

• (JJ. 66, n* 379.)

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir, que nous, tant pour Tamour de Dieu, quant pour la consideracion du service que Henri Le Galois, vallet de noz armeures, nous a fiait, li avons donné, donnons et ottroions par ces lettres, pour li et pour ses hoirs, une [maison] avecque le jardin qui y appartient, seanz à Paris, ou Bourt Tibourt, entre la maison Jehan feu le Menagier et le cimetière Saint Jehan, avec tout le droit et l'action que nous avons ou avoir povons en celle maison et ou dit jardin pour raison de la forfaiture Pierre Remy, lesquels maison et jardin sont estimé valoir par an environ vj livres de loage, à tenir et posseoir dudit Henri et de ses hoirs, bien et en pais, en perpétuel héritage, chargiez toutevois de telle rente et redevances, comme eus doivent. En tesmoing de laquelle chose nous avons fait mètre nostre seel en ces lettres, sauf en autre chose nostre droit et en toutes Tautrui. Ce fiit ifoit à Saint Christofle en Halate, l'an de grâce mil CGC vint et nuef, ou mois de marz.

Par le roy, à la relacion monseigneur Gefifroy de Beaumont.

Barrière.

geville, arr. de Wassy, cant. de Montier-en-Der. En effet, au mois de juillet 1288, Philippe IV avait laissé la garde de cette abbaye à Edmond de Lancastre, père d'Henri de Lancastre. (Abbé Lalore, Cartulaire de Vahbaye de Bouiancourt, Troyes, 1869, in-8*, p. x3.)

1. Nogent-l'Artaud (Aisne), arr. de Chftteau-Thierry, cant. de Charly.

2. Dans le même registre, au n* 234, est une autre lettre de Philippe VI, de même date, par laquelle il ne concède à Henri Le Galois que la maison seule, sans le jardin. Elle est alors évaluée à 4 livres de louage.

86 IIOCUMBNTS PARISIENS

i33o, 8-3o avril. Paris.

Philippe VI confirme une lettre de manumission accordée le 5 juin laSS, par le chapitre de Téglise Saint-Âignan d'Orléans, en faveur de Jeanne dite Constance, femme de Geoffroy Quarrier, bourgeois de Paris, serve de cette église.

(JJ. 66, n- 368.)

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons â touz presenz et avenir, que nous avons veu unes lettres scellées du seel du doyen et du chapitre de Saint-Anien d'Orliens, contenans la fourme qui s'ensuit.

Universis présentes litteras inspecturis, GJ decanus, totumque ecclesie beat! Aniani Aurelianensis capitulum, salutem in Domino. Noverint universi quod nos, Johannam dictam Constance, uxorem Gaufridi Quarrier, civis Parisicnsis, feminam nostram de corpore, fîliam quondam defuncti Reginaldi de Coibre hominis nostri de corpore, pietatis intuitu, manumisimus et a jugo servitutis quo nobb et ecclesie nostre tenebatur astricta, ipsam et heredes suos, ex ipsius carne procreatos et eciam procreandos esse imperpetuum volumus liberos et immunes, ita tamen quod nullam amodo teneuram in territorio nostro émet vel acquiret; et si aliquam habetvel habîtura est, seu ex caduco, seu ex legato, aut alia quacunque ex causa, eam infra annum extra manum suam ponet, alioquim nos eam ex tune capiemus et explectabimus tanquam nostram. Juravit autem predicta Johanna, tactis sacrosanctis, quod ipsa, amodo ecclesie nostre et personis ejusdem fidelis existet, nec dampnum ipsius aut personarum ejusdem celabit, seu eciam procurabit ; quod si scierit illud, statim nobis intimabit aut faciat per alium intimari. Si vero, dictam Johannam aut ejus heredes, contra eccleslam nostram, imposterum venire contingat, ipso facto redigentur in pristinam servitutem. Promittimus

I. Ce doyen de Saint-Aignan serait, si l'on s'en rapportait à Tinitiale donnée dans cette pièce et aux dates fournies par la Gallia christiana, le Trésor de chronologie, Gams (Séries episcoporum)^ Guillaume d*Issi; mais il dut y avoir une faute dans la transcription de cette initiale, au sujet de laquelle, au reste, le scribe hésita, car le registre JJ. 66 porte les traces très visibles d'une rature. Nous voyons en effet dans l'ouvrage du P. Conrad Eubel (Hierarchia catholica medii cevi, 1898, in-4*, p. 117) que G. d^Issi fut promu à Tévéché d'Arras le i5 juin 128a, et comme cette date précise est tirée des registres du Vatican, il y a lieu de la croire exacte. Au mois de juin 1283, le doyen d'Orléans serait alors Jean IV de Flagitiaco, [Gallia christiana, t. VIII, col. i5o7.)

autem, bona fide, qaod si aliquis, dictam Johannam, ratione senritutis sibi in futurum vendicare nitatur, eam légitime garentiemus ac eciam defendemus. In cujus rei memoriam et testimonium, sigillum ecdesie nostre duzimus presentibus litteris apponendum. Datum in capitulo nostro, anno Domini M* CC<» octogesimo tertio, in vigil[i]a Penthecostes^

Et nous, les choses devant dites, si comme elles sont dessus deviseez, avons fermes et estables et les loons, agréons, ratefions, approuvons et confermons de nostre auctorité royal, sauve nostre droit et Tautrui. Et que ce soit ferme et estabie par touz temps, nous avons fait mettre nostre seel en ses lettres. Donné à Paris, l'an de grâce mil CGC et trente, ou mois d'avril.

Par le roy, à la relacion de monseigneur Guillaume Bertran.

H. Martin.

i33o, mai. Bois de Vincennes.

Philippe VI donne à Jean de Varannes, seigneur de Viyacourt, une maison sise à Paris en la rue de Nesle, confisquée sur l'abbé de Saint-Pierre- sur* Dives pour ne Tavoir pas amortie dans le délai fixé.

(JJ. 66, n* 348.)

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir fidsons à touz presenz et avenir que, comme nous eussions ordené par grant deliberacion de nostre conssoil et fait crier publiquement, et deffendre, et especialment en nostre ville de Paris, que toutes personnes religieuses ou de église qui tenrroient en leur main héritages non amortiz, les meissent hors de leurs mains, et de ce, somassent noz genz souffisaumant et le leur feissent assavoir dedenz an et jour; ou se ce non, nous assigneriens ausdiz héritages comme en nostre propre, et comme à nous acquis et confisquiez pour la cause de an et jour passé. Et li abbés de Saint- Pere-souz*Dive^, depuis, en venant encontre nous dites ordenances et criées, ait tenu par plus de an et jour, sanz mettre hors de sa main ne faire savoir, ne sommer noz genz souffisaument sus ce, une maison assise à Paris, en la rue de Neele', prez de la croiz nueve, à la porte Goquillier, au dedenz des

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