‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits (volume 2)Chapitre 23 sur 87 · I. Il doit y avoir en cet endroit un membre de phrase oublia · texte numérisé non relu

I. Il doit y avoir en cet endroit un membre de phrase oublia

tibus litteris, nostrum fecimus apponi sigillum. Actam Parisius, anno Domini M* CCC^ tricesimo, mense novembris.

Per vos.

J. Lagatu.

i33o, novembre. Saint-Germain«en-Laye.

Philippe VI, à la requête de Jehan not d'Alençon, valet de ses nappes, lui donne cinq petites maisonnettes confisquées sur Pierre Rémi, sises à Paris, en la rue du Franc-Murier.

(JJ. 66, n* 406.)

Philippe, par la grSce de Dieu rois de France, à touz ceus qui ces présentes lettres verront, salut. Comme nostre amé Jehannot d'Âlençon, vallet de noz nappes, nous eust requis que nous, en recompensacion de ses services, li vousissiens donner de grâce especial cinc petites maisonnetes ; c'est assavoir, deus à pignon et trois à appentiz seanz en la rue dou Franc Mourier* à Paris, entre la porte d'icelle rue et la maison qui fu Symon Blondeau, lesquelles nous sont avenues par la forfiaiture de Pierre Rémi, lesquelles, si comme il disoit, ne valoient mie vi livres de rente par an, franchement, rabatu le cens que elles doivent; et nous eussiens mandé à nostre prevost de Paris par noz lettres ouvertes, que tantost et sans delay se enformast des choses dessusdites, et ce que il en troveroit, nous renvoiast enclos souz son seel fealment; liquels, par vertu desdites lettres, se est enformez de ces choses et nous a rescript que eue sur ce délibération aus jurez de Paris ; c'est assavoir maçons et charpentiers, par lesquels il a fait lesdites maisons visiter, il a trouvé en iceus et par leur relation sur ce faite à li, si comme il nous rescript que lesdites maisonnetes ne puent pas valoir chascun an plus de huit livres de rente, excepté le cens de quoy elles sont chargiées, liquei cens monte bien à quarante soulz et VI deniers, si comme dient lidit juré. Pourquoy nous, considerans la petite value d'icelles maisons et ladite rescription, et aussin les bons services que fais nous a lidit Jehannot, li avons donné et ottroié, quitté et délaissé dou tout, de grâce especial et de certaine science, lesdites maisons ainssint chargiées comme elles pevent estre envers qui que ce soit, et tel droit comme nous y avons en propriété ou en saisine, à tenir de li, de ses hoirs ou de ceus qui de lui ou de ses hoirs auront cause ou temps avenir, perpetuelment et hereditablement, à touz jours, sanz aucun empeschement qui de par nous ou noz

I . Actuellement rue de Moussy, allant de la rue de la Verrerie à la rue de Sainte-Croix de la Bretonnerie.

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successeurs rois de France y putst estre mis pour cause de ce don, desoresmais, sanz volenté de jamais ycelui don rapeler ne venir encontre. Si mandons à nostre prevost et receveur de Paris, etc..

Donné à Saint-Germain-en-Laye, Tan de grâce mil CGC et trente, ou mois de novembre.

Par le roy, i la reladon monseigneur Guillaume Bertran.

Ger[vaisJ.

i33o, novembre. Sainte-Gemme.

Philippe VI amortit en faveur de Simon Godichal, bourgeois de Paris et chirurgien de la comtesse de Savoie, ao 1. p. de rente pour lui permettre de fonder une chapellenie pour le salut de son âme.

(JJ. 66; n* 412.)

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir fidsons â tou2 presenz et avenir, que comme maistre Symon Gadichal, bourgois de Paris et cirurgien de nostre chère et amée suer la contesse de Savoie *, ait volenté et entente de fonder une chapellerie pour le salu de l'âme de lui et de sa famé et de la doer jusquesà vint livres parisis de terre ou rente chascun an ; et nostredite suer de Savoye, nous ait supplié pour lui quïl nous pleust à lui admortir ladite rente pour convertir en la fondacion d'icelle chapellerie. Nous, qui moult desirons l'acroissement du service Nostre Seigneur, pour le remède de nostre âme et à la requeste de nostredite suer, avons ottroié et ottroions par la teneur de ces lettres, de grâce especial, ausdiz Symon Godichal et sa famé, que jusques à ladite somme de vint livres de terre ou rente acquise par lui ou [à] acquerre, sanz fié toutevoie et sanz justice, il puisse convertir en la fondacion de ladite chapellerie, et que le chapelain qui sera pour le temps establi à la desservir, puisse, en nom et pour raison d'icelle, ladite terre ou rente tenir et posseir paisiblement, à touz jours mais, sanz ce qu'il puisse estre en riens contrains à la vendre ou mettre hors de sa main et de ladite chapellerie, et sanz en paier à nous ne à noz successeurs roys de France aucune finance quelle que elle soit ou temps avenir. Et que ce soit ferme et estable, etc..

I. Blanche, fille aînée de Robert II, duc de Bourgogne, veuve d*Édouard, comte de Savoie, qu'elle avait épousé en iBoy, était la belle- sœur de Philippe VI qui avait épousé en i3i3 Jeanne, troisième fille de Robert II.

DU xèoNK DB PHiLIPPB VI OB TALOtS. $9

Doané à Sml|Clfi->J4me^ r%B de grâce mil CGC et trente, pu mois de novembre.

Par le roy.

Solange.

i33o, décembre. Saint-Germain-en-Laye.

Philippe VI confirme une sentence rendue le 17 juin i3o5 par le chantre de l'église de Paris, Pierre de Grez>, reconi^aisaant Pierre Baillet, dMgny* leJard', Guillaume Renard, son frère, et Jean, dit le Grand, de ûormanSy comme libres et nobles d'extraction, malgré les prétentions de l'église Saint -Mardn de Tours qui les revendiquait comme ses hommes de corps *.

(JJ. 66, n* 664.)

Par le roy, à la relacion maistre Robert Le Clerc.

Aubigny.

i33o, décembre. Paris.

Lettres de Philippe VI autorisant Pjepre des Fossés, prêtre de la chapelle

royale de Paris, i acquérir une maison i Poissy pour le senrice de la cha-

pellenie fondée en l'Hôtel-Qieu de catte ville par Robert de Fresnes» et

l'amortissant.

(JJ. 66, a* 674.)

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir, que comme Pierre des Fossez, prestre, lequel a servi longuement en hbstre chapelle roial â Paris, en gisant le devin service, et lequel tient à présent une chapellerie en TOstel-Dieu de Poissi, fondée de novel pour le remède de Tâme de feu maistre Robert de Fresnes, jadis arcediacre de Evreux, nous ait fait humblement supplier que pour ce qu'il le convient orendroit aler desservir

^ . Auj. Sainte-Gemme, Seineret-Oîse, arr. de Versailles, cant. de Marly4^ Roi, comm. de FeucheroUes.

2. Pierre III de Grez, frère du maréchal Jean de Grez, fut évéque d*Auxerre du 5 janvier i3o9 au ai septembre xSzS. (Voy. sur lui : abbé Lebeuf, Mémoires concernant P histoire ecclésiastique et civile d*Auxerre. Paris, Durand, 1743, 2 vol. in-4*, t. I, p. 428, et Gallia christiana, t. XII, col. 314.)

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