‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits (volume 2)Chapitre 48 sur 87 · CXXXVIII · texte numérisé non relu

CXXXVIII

i335, mai. Maubuisson.

Philippe VI autorise son valet, Jacques des Essars, à accepter, sous bénéfice d'inventaire la part de succession qui lui revient à cause d'Agnès, sa femme, fille de feu Etienne Bourdon du Pois et de Marie, veuve dudit Etienne, remariée à Geoffiroi Coquatriz.

(JJ. 69, n* 38.)

Philippe, par la grâce de Dieu, roy de France, savoir faisons à touz, nous, de nostre grâce especial et auttorité royal, avoir ottroié à nostre amé vallet Jaques des Essars que par le bénéfice d'inventoire il puisse prendre et recevoir la succession de Marie, jadis feme de feu Estienne Bourdon du Pois, et après ce, femme de feu GieCfroy Coquatrix et nagueres femme de Jehan Billouart, et tele porcion comme lui en peut appartenir à cause de Agnès sa femme, fille dudit feu Estienne et de ladite Marie ; et que se ou temps avenir estoit trouvé que ladite Marie, sesdiz mariz ou ses prédécesseurs ou ledit Jaques, par raison de ladite succession fussent en aucunes choses obligiez à nous ou à autres de quelque condicion qu'il soient, que ledit Jaques, ses biens quelconques ou ses hoirs ne les biens d'yceuls, ne puissent estre contrainz en plus que Tinventoire de ladite succession se monteroit; et ce, li avons ottroié et ottroions de certaine science et de grâce especial, non contrestant toutes costumes, usages, privelieges, franchises ou quelconques autres choses contre lesquelles, quant à ce et en cest cas, voulons estre de nulle value, et que ne le puissent lier ne nuire, lui, ses hoirs ne ses successeurs. Et que ce soit ferme et estable à perpétuité, avons fait nostre présente grâce sceller de nostre seei. Ce fu fait à Maubuisson^, Tan de grâce mil CGC trante et cincq, ou mois de may.

Par le roy.

Guichart.

Facta est collatio.

Pro registro m s.

I. Maubuisson, Seine-et-Oise, arr. et cant. de Pontoise, comm. de Saint- Ouen-l'Aumône.

i335, mai. Tavemy.

Lettres de Philippe VI autorisant Bernard Coquatriz, bourgeois de Paris, à accepter sous bénéfice d'inventaire la succession de Geofifroj Coquatriz, son père, et de Marie, sa mère.

(JJ.69, n« 55.)

Philippe, par la grâce de Dieu, roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir que de grâce especial et de nostre auttorité et plain povair royal, nous avons ottroié et ottroions à nostre amé Bernart Coquatriz, bourgois de Paris, que par le bénéfice de inventoire, il puisse prenre et recevoir pour cause de la succession de feu Gefifroy Coquatriz, son père, et de Marie, sa mère, jadis feme Estienne Bourdon du Pois, et après feme dudit feu Gefifroy Coquatriz et nagueires femme de Jehan Billoart, telle porcion comme â lui peut appartenir; et que se ou temps avenir, estoit trouvé que sesdiz père et mère ou les mariz de ladicte feu Marie sa mère, ou leurs prédécesseurs, ou ledit Bernart, pour raison de ladicte succession, fussent en aucunes choses tenuz ou obligiez à nous ou à autres, de quelque condicion qu'il soient, que ledit Bernart ou ses hoirs, ou leurs biens, ne puissent estre contrainz ne ezecutez en plus que i'inventoire de ladicte succession contendra, et que par rendant ce qu*il en aura ainsi receu, il et ses hoirs en demeurent quittes, non contrestant toutes costumes, usages, privilieges, franchises, ou quelconques autres choses contraires, lesquelles, quant à ce et en cest cas, nous volons estre de nulle value. Et que ce soit ferme et estable à touz jours mais, nous avons fait mettre nostre seei en ces lettres. Donné à Taverny', l'an de grâce mil CGC trente cinc, ou mois de may.

Par le roy.

Barrière.

i335, mai. Notre-Dame-la« Royale près Pontoise.

Lettres d'anoblissement accordées par Philippe VI en faveur de son conseiller et procureur général Simon de Buci.

(JJ. 69, n* 56.)

Philippe, par la grâce de Dieu, roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir, que ja soit ce que nostre amé et feaul conseiller

I. Tavemy, Seine- et-Oise, arr. de Pontoise, cant. de Montmorency.

»I4 DOCUMBNTS PARISIENS

et procureur gênerai, maistre Symon de Bucy^, clerc, ne soit nobles ne attraiz de noble ligniée, pour consideracion des bons et aggreables services que il nous a faiz ou temps passé et fait encores chascun jour, ycelluy maistre Symon, à plain acertenez de son estât et condicion, par la teneur de ces présentes lettres anoblissons, et audit maistre Symon avons ottroié et ottroions de nostre auctorité royal, de grâce especial et de certaine science, que il, sa postérité et ligniée et ses enfanz neez et à naistre, qui sont descenduz ou descendront de son corps, qui seront neez en loyal mariage, soient nobles et pour nobles de ci en avant soient tenuz, et en leurs besoingnes et chouses traictiez comme nobles, et que ycelluy maistre Symon, quant il 11 plaira, puisse venir à estât de chevalerie et prenre ledit estât de chevalerie de quelconque chevalier que il H plaira, en suppliant et abolissant et remettant de nostre plain pooir royal^ de grâce especial et de certaine science touz defiGius qui pour cause de nativité ou autrement sont ou pevent estre en sa personne, par quelque manière que ce soit, et en li donnant et restablissant à plain et parfait enterin et légitime estât de nativité et de noblesse ; et que en noz fiez et arrerefiez et en quelconques autres il. puisse acquerre, et les chouses par li acquises tenir pasiblement et perpetuelment possider comme nobles, sans ce que il soit contrainz de les vendre ou mettre hors de sa main ou faire finance quelle que elle soit a nous ou à noz successeurs. Et pour ce que ce soit ferme chouse et estable, etc..

Donné à Nostre-Dame la Royaul emprès Pontoise^, Tan mil CGC trante et cinc ou moys de may.

Aubigny.

Pro registro.»

i335, 12 juillet. Bois de Vincennes.

Philippe VI amortit, en faveur de la maison des aveugles de Paris, toutes les rentes qu'ils ont pu acquérir dans le temps passé jusqu'à ce jour.

(JJ. 69, n- 97.) Philippe, par la grâce de Dieu, roys de France, savoir disons â touz

1 . Simon de Bucy, que le roi anoblit, de simple clerc devint maître des requêtes de Thdtel en i33i, procureur général au Parlement vers i332, conseiller en i338, troisième président en i339, enfin premier président en 1345. Il mourut le 7 mai i368. (Noôl Valois, le Conseil du roi, nouvelles recherches, p. 5 à 9 ; Blanchard, Éloges des premiers présidents du Parle^ menty p. 10. Voy. aussi sur sa famille l'enquête foîte par Philippe VI au mois de mai i339 (JJ. 76, n* 295) que nous publions plus loin sous le n* CCXIV.)

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