‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits (volume 2)Chapitre 82 sur 87 · août · texte numérisé non relu

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DU RÈGNB DE PHILtPPB VI DE VALOIS. 32g

^toust en l'an dessusdit. Pendant et durant lesdîtes quatre quatorzaines, nuns ne se estoit trais avant qui plus en voulsist donner que ledit monseigneur Guy, qui, à nostre cognoissance, feust venuz ; et depuis ce, nozdiz seigneurs les trésoriers nous eussent mandé par leurs lettres que se les cris et subastacions avoient esté foit de ladite maison selonc la costume de Paris et ledit monseigneur Guy feust le plus offrant, nous, d'icelle vente, baillissions et delivrissions nostre décret d'icelle vente audit monseigneur Guy pour le pris desdites quatre cens livres, desquelles lesdiz tressoriers se tenoient à paiez ou nom et pour le roy nostre sire, si comme toutes ces choses nous sont plus plainement apparues par lesdites lettres d'iceuls trésoriers, desquelles la teneur est tele.

Les trésoriers le roy nostre sire ft Paris, au prevost de Paris ou à son lieutenant, salut. Comme pour certaine debte en laquele Thote Guy demoura tenuz audit seigneur après sa mort, nous aiens fait mettre en vente tous ses biens meubles et héritages, et entre les autres choses une maison, aveuc toutes ses appartenances, que il avoit à Paris, séant en rue Neuve Saint Merry, près du quarrefour du Temple, en laquele maison et sesdites appartenances, noble homme monseigneur Guy Chevrier, chevalier et conseillier du roy, a offert le pris de quatre cenz livres parisis, si comme il nous a esté rapporté. Nous vous mandons que se les cris et subastacions ont esté fais seur ce deuement et si comme de la costume de Paris est à faire, et ledit monseigneur Guy soit le plus offrant, vous facez faire le decré seur ladite vente ainssi comme il appartient et le baillez et délivrez audit monseigneur Guy, quar nous [nous] tenons pour ledit seigneur à paiez dudit monseigneur Guy et satisfais de ladite somme en l'acquit et déduction de la debte dudit Thote. Donné à Paris, le diz et huitiesme jour d'aoust, Tan de grâce mil trois cenz trente et huit.

Sachent tuit que nous, veu et diligeaument regardé les mandemens desdiz seigneurs les trésoriers, avons fais pour la cause dessusdite les criés et subastacions de ladite maison dessus desclarcie, faites pour la cause dessusdite. Considéré que durant lesdites quatorzaines nulz ne s'est trais avant qui plus en voulsist donner que ledit monseigneur Guy, adjousté toute sollempnité qui puet et doit estre gardée en tel cas, vendismes et delivrasmes de par le roy nostre sire, comme justice, audit monseigneur Guy- Chevrier, pour lui, pour ses hoirs et pour ceuls qui de lui auront cause, ladite maison o toutes les appartenances et appendences d'icelle, à la charge où elle estoit chargiée envers les censîers d'icelle, pour le pris desdites quatre cenz livres parisis que ledit monseigneur Guy en ovoit jà paiez à nozdit seigneurs ' les trésoriers, si comme il nous est apparu par les lettres desdiz trésoriers dessus transcriptes. Et parmi ce, nous, ladite vente faite en

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la manière que dit est et pour la cause dessusdite, loasmes, gceasmes, ratefiames, etc..

En tesmoing de ce nous avons fait mettre en ces lettres le seel de la prevosté de Paris. Ce fu fait le mardi après la feste Nostre Dame en aoust*, Tan de grâce mil trois cens trente et huit.

Nous, adecertes, la vendue de ladite maison Êiite en la manière que dit est, et toutes les choses et chascune d'icelles contenues esdites lettres ci-dessus transcriptes aians fermes et agréables, ycelles voulons, loons, ratefîons, approuvons et par la teneur de ces lettres confermons. Et a ledit Guy Chevrier, chevalier, nostre conseilUer, paie en nostre trésor, à Paris, les quatre cenz livres parisis dessusdites pour le pris que ladite maison li a esté vendue, dont il a cedule de nos* tredit trésor, laquele nous avons veue, contenant la fourme qui s'ensuit : Thesaurarii domini régis Parisius receperunt et reddiderunt eidem^ de Thoto Guidi receptore quondam in partibus Flandrie pro domino rege^ super eo in quo potest ieneri eidem domino régi pro facto dicte recepte, quatercentum libras parisieiisium in quinquaginta lihris denariorum argenti ad coronam^ cujuslibet pro octo denariis parisiensihusy per Johannem Poilevillain magistrum monete argenti Parisiensis^ pro domino Guidone Caprarii milite ; videlicet^ pro emp-^ tione cujusdam domus cum ejus pertinenciis, que quondam fuit dicti Thoti^ site Parisiis in vico Novo Sancti Mederici, vendite pro debito dicti Thotiy et per eundem dominum Guidonem empte et sibi deliberate tanquam plus offerenti per prepositum Parisiensem^ ut didtur, Scriptum in thesauro dicti domini régis XX^ die Augustin anno Domini millesimo CCC^ tricesimo octavo. — Et pour ce que ce soit ferme chose et estable à touz jours mais, nous avons fait mettre nostre seel en ces lettres, sauf en autres choses nostre droit et en toutes Tautrui. Donné à Paris, l'an de grâce mil CGC trente et huit, le vint et deuzyesme jour du mois d'aoust.

Par les gens des comptes et trésoriers.

Ja. de Boulay.

Ezpedita in Caméra compotorum, sine financia.

Ja. de Boulayo.

i338, août. Paris.

Philippe VI confirme une sentence d'absolution rendue par Tofficialité de

Paris en faveur de Robert dit de Saint-Denis, clerc, accusé d'avoir, aidé de

complices, blessé mortellement Thibaut dit d'Auviller, serviteur de la

reine.

(JJ. 72, n* 56.)

Philippus, Dei gratia Francorum rex^ notum facimus universis tam I. 18 août.

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pfesentibas quam futuris, nos infrascriptas ytdisse litteras tenorem qui sequitur continentes.

In nomine Domini, Amen. Universis présentes litteras inspecturis, offidalis ParisiensiSy commissarius specialis reverendi in Christo patris ac domini, domini Guilleimi^ Dei et apostolice sedts gratia Parisiensis episcopî, super commissis et committendis excessibus, criminibus et delictis in civitate et diocesi Parisiensibus corrigendis et puniendis, salutem in Domino. Notum facimus, quod orta suspicione famosa contra Robertum dictum de Sancto Dionisio, clericum, subditum et justiciabîlem nostrum in nostra jurisdicione ecclesiastica commorantem, super eo videlicet quod a nonnullis dicebatur prefatum Robertum, Parisius et in nostra jurisdicione ecclesiastica predicta, Theobaidum dictum d'Auviller, quondam familiarem nobilissime domine, domine Régine Franconim, adeo letaliter percusisse et lesisse, percutique et ledi fecisse, quod dictus Theobeldus ex predic* tis percussionibus et lesîonibus diem clausit extremum. Super qui* bus, dictus Robertus senciens se inculpabilem et innocentem de premissis, volens eciam suam innocendam purgare de eisdem, ut dicebat, nostro carceri se reddidit mancipatum spontanea voluntate, supplicans nobisy ut nos, super hoc, fama et aliis supradictis vellemus inquirere veritatem taliter quod si ipsum inculpabilem et innocentem de premîssis reperiremus, ipsum Robertum super eisdem absol- ▼ère dignaremus. Nos vero, ejus supplicacioni tanquam juste annuentes, cupientesque super dicto maleficio plenius inquirere veritatem atque sdre, in pluribus parrochialibus ecclesiis civitatis Parisiensis, nec non in pladtis communibus auditorii curie Parisiensis, nobis ibi* dem pro tribunali cedentibus, copiosaque populi multitudine congregata, per quatuor peremptoria édita cum debitb secundum )us et juxta oonsuetudinem curie Parisiensis dierum intervallis, litteratorie et publice proclamari, intimari et eciam denunciari fedmus et spedaliter Guillelmo dicto Lenfondu magistro coquine domine Régine Francorum quondam magistro dicti defifuncti Theobaldi, Johanni Anglico et Johanni de Poissiaco et Johanni Gendrot, quondam ipsius Theobaldi dum vivebat sociis et amicfs caris, ceterisque amicis carnalibus proximioribus et affinibus quibuscunque ipsius defiEuncti, si qui essent, ac sociis et magistris ejusdem, et omnibus aliis quibuscunque, ut si qui vel quis essent seu esset, qui dictum Robertum vellent seu vellet super dicto maleficio impetere, accusare, denunciare seu quovismodo procedere contra ipsum si se ipsos crederent interesse, comparèrent coram nobis in curia Parisiensi certis diebus a nobis in ipsis peremptoriis editis prefixis ac edam assignatis, premissa facturi et opposituri, prout justiciasuaderet,cum intimacione quod ulterius ad

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