‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): ExtraitsChapitre 36 sur 97 · CCLXXXIV · texte numérisé non relu

CCLXXXIV

1342 (n. st.), 19 février. Maubuisson-lez-Pontoise.

Philippe VI maintient à Jean de Lyon, son physicien, la maison de Belhoxnet Turel, sise rue des Lombards, qu'il lui avait donnée après sa forfaiture, malgré la lettre de rémission accordée ensuite en faveur de ce dernier.

(JJ. 74, n # 644.)

Philippe, etc., à touz presenz et avenir qui ces présentes lettres verront, salut. Comme nous aiens pieça donné par noz autres lettres seellées en cire vert et en soie, à nostre fuisicien et de nostre très chiere compaigne, mestre Jehan de Lyon, en héritage perpétuel, la maison avec les appartenances et appendences à nous venue par la

1. Au mois de février i35o (n. st.), nous trouvons Charles de Roquemont avec le titre de chevalier et maître de l'hôtel de la reine. (Journaux du tré*>*ï sor de Philippe VI de Valois, n° 4062.) Le 11 avril 1341, un autre personnage de la même famille, Renaut de Roquemont, était également échanson de la reine. (J. Viard, Lettres d'état enregistrées au Parlement sous le règne de Philippe VI de Valois, dans V Annuaire- Bulletin de la Société de V Histoire de France, 1897, n # 154.)

l38 DOCDVKNTS PARISIENS

forfaiture de Belhomet Torel, séant à Paris en la rue aus Lombars 1 , tenant d'une part à la rue de la Viez Monnoie et d'autre part à Guillaume, qui fu fille Jaques Randos, aboutissant par derrières à la rue que l'en dit Dame Perrenelle la Gaudonne ; et depuis aiens fait grâce, remission, quittance, absolution et délivrance audit Belhomet de ladite forfaiture et du méfiait, murtre et homicide dont il fu approchiez à perdre corps et biens; savoir faisons que especialment et par exprès, nous retenîmes, en ottroyant la grâce dessusdite audit Belhomet, et resenrasmes audit maistre Jehan le don que fait li avions de ladite maison et l'exceptasmes de ladite grâce, combien que par aventure, mencion ne soit faite es lettres d'icelle grâce, sommes recors et touz certains. Pourquoy nous, de certaine science, déclarons et décernons ladite grâce, remission, absolucion, quittance et délivrance faite audit Belhomet et les lettres qui en sont faites par quelque noz especials ou autres gênerais qui largement peussent estre entendus, non estendre ne comprendre ladite maison ne le don que fait en avons audit maistre Jehan, ne que pour ce, lediz Belhomet y puisse aucun droit, action ou raison requerre, avoir, demander ou reclamer ; aincois, l'en forsclorons du tout par ces lettres, esquelles nous, en tesmoing de ce, nous avons fait mettre nostre seel. Donné à Maubuisson lez Pontoise, le six* jour de février, Tan de grâce mil CGC quarante et un.

Chambellan.

Sine financia.

Justice.

134a (n. st.), février. Maubuisson-lez- Pontoise.

Philippe de Valois, à la requête d'Isabelle de la Mare ou des Gonins, amortit une maison qu'elle donne aux Haudriettes et abandonne en leur faveur 35 s. p. de rente qu'il prenait chaque année sur ladite maison'.

(JJ. 74, n- 61 3.) Philippe, etc., savoir faisons [à touz] presenz et avenir, que comme

z . La rue des Lombards, qui existe encore, allait de la rue Saint-Martin à la rue Saint-Denis; elle va maintenant jusqu'à la rue Sainte-Opportune.

a. Cette pièce existe en original aux Archives nationales (K. 43, n* 19) et elle est signalée dans un ancien inventaire des Haudriettes. (Arch. nat,, S*. 4634, fol. i5 v». Cf. A. des Cilleuls et J. Hubert, le Domaine de la ville de Pari* dan» le passé et dans le présent, 2' fa se., V Hôtel de ville, n* 273.) Ces auteurs, dans leur travail (p. 40), disent à tort qu'Isabelle de la Mare fit donation de l'hôtel des Conins aux Haudriettes le i5 octobre 1344. Nous

DU RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. l3g

Ysabel de la Mare, autrement des Conins, pour le salut de s'ftme, ait entente et volenté à donner à l'Ostel Dieu que feu Estienne Haudry, jadis bourgois de Paris, fonda en Grève à Paris, ou temps qu'il vivoit, une maison que elle a et tient assise, juignant dudit hostel, chargié de trente et cincq soulz parisis de rente que nous y prenons chascun an, et nous ait humblement supplié que nous vousissions amortir ladite maison et donner ladite rente audit Hostel Dieu en aumosne. Nous, recommendanz le bon propos et la bonne volenté de ladite suppliante et desirranz estre participanz es bienfaiz, oroisons et aumosnes que l'en fait et fera oudit hostel, en accroissement des rentes dudit Hostel Dieu, avons donné et donnons, de grâce especiale lesdiz trente cinq soûls de rente en perpétuel heritaige; et de nostredite grâce avons ottroyé et ottroyons.au maistre ou gouverneur et aus frères et suers qui sont et seront pour le temps avenir establiz oudit hostel, que ladite maison, franche desdiz trente cincq soulz de rente, puissent tenir et posseoir paisiblement et perpetuelment, sanz ce qu'il soient tenuz à la vendre ne mettre hors de leur main et sanz poier pour ce à nous ne à noz successeurs roys aucune finance, laquelle nous leur ottroyons de nostredite grâce especiale. Et pour ce que ce soit chose ferme et estable à tousjours, etc...

Donné à Malbuysson lez Pontoise, ou mois de février, Tan de grâce mil CGCXLI.

Par le roy tenant ses requestes.

Chasteillon.

Sine financia, quia remissa est per regem.

Justice.

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