Lisez : X/" /. p. in X/« denariis, etc
3. Guillaume Michel, clerc du trésor, succéda à Miles de Frigni court en i336. Nous voyons en effet, le 29 mai de cette année, Mathieu de Trie, maréchal de France, et Nicolas Behuchet rapporter à la Chambre des comptes que l'intention du roi était de donner à Guillaume Michel les mêmes gages, émoluments et droits qu'à son prédécesseur. (Bibl. de Rouen, coll. Leber, Extraits de Menant, t. XV, fol. 1 1 v\) Il cessa de remplir cet emploi dans le courant de 1346, car il était encore en fonctions à Pâques de cette année {Journaux du trésor de Philippe VI de Valois, publ. par J. Viard, n m 23o), et Oudart Lévrier, qui lui succéda, fut institué clerc le 14 décembre 1346. (Ord. y t. II, p. 25i.)
Item, à toux ceuls qui ces lettres verront, Pierre Belagent, garde de la prevosté de Paris, salut. Savoir faisons que, par devant nous, vint en jugement Jehan Pèlerin, sergant à cheval du roy nostre sire ou Ghastellet de Paris, et recognut et confessa que, de la somme de onze vins et dix livres parisis venues et issues de la vente d'une maison qui fu feu maistre Jehan de Moret, séant à Paris delès Saint Denys de la Chartre 4 , vendue par ledit Jehan Pèlerin comme commissaire du roy à maistre Jehan Boilliaue le pris de ladite somme, il avoit eu et receu dix livres parisis par les mains dudit maistre Jehan pour cause de plusieurs journées de son sallaire et mises faites par li, par vertu de sadite commission, en faisant vendre et exploitier les héritages dudit feu maistre Jehan de Moret, tant en Bourgoigne, en Gastinois, à Paris et ailleurs, depuis que ladite commission li fu baillié ; et le seurplus de ladite somme, c'est asavoir onze vins livres parisis, il avoit et a baillié en trésor du roy nostre sire à Paris, dont il disoit avoir cedule dudit trésor; desquelles diz livres parisis receuz par ledit Jehan Pèlerin comme dit est et pour les causes dessusdites, ledit Jehan Pèlerin se tint à bien paie par devant nous et en quitta à touz jours le roy nostre sire, ses trésoriers, ledit maistre Jehan Boilliaue et touz autres à qui quittance puet et doit appartenir avecques ledit maistre Jehan Boilliaue, ses hoirs en promist garantir, délivrer et acquitter envers le roy nostre sire, ses thesoriers et touz autres, sus obligacion de touz ses biens et de ses hoirs, meubles, immuebles presens et avenir. En tesmoing de ce nous avons mis à ces lettres le seel de la prevosté de Paris. Ce fu fait le mardi xxini jour de janvier l'an mil CGC trente et huit.
Nous, adecertes, la vente de ladite maison et toutes les choses contenues esdites lettres et cedules faites sur ce, si comme cy dessus sont expriseez, et chascune d'icelles aians fermes et agréables, ycelles voulons, loons, ratifiions, approuvons, et de nostre auctorité royal, par la teneur de ces présentes lettres, confermons ; et de ladite somme de deux cens trente livres parisis paies par ledit Jehan Boilliaue pour ladite cause, nous quittons à touz jours ycelui Jehan, ses hoirs et ceuls qui de li auront cause, et les promettons guarantir, délivrer et deffendre de touz empechemens, à nos propre couz et despens, envers les hoirs dudit maistre Jehan de Moret et ceuls qui de li auront cause et contre touz autres qui aucune chose vouldroient opposer à ladite vente ou aucun droit demander ou reclamer en ladite maison, oultre les charges de douze deniers de fons de terre et de vint soûls de rente deuz à l'iglise Saint Cyphorien tant seulement, si comme esdites
i. Voy. sur l'église Saint- Déni s-de-la-Chartre, dont l'emplacement est occupé par une partie des bâtiments de l'Hôtel-Dieu, J ai Ilot, Recherches critiqua sur la ville de Paris, quartier de la Cité, t. I, p. 67.
lettres de decré dudit sergent ci dessus transcriptes est expressément déclaré. Mandons par la teneur de ces lettres au prevost de Paris qui est à présent et qui pour le temps sera et à touz nos autres justiciers et à chascun d'euls, que ledit Jehan Boilliaue, ses hoirs et ceuls qui de li auront cause, tiengne[n]t et gardent en sa possesion et saisine de ladite maison et le en facent joir paisiblement, à la charge dessusdite, sanz autre rente ou redevance paie à quelque personne que ce soit, et le gardent et dépendent à nos couz et despens, à touz jours, contre lesdis hoirs et contre toutes personnes qui aucun empeechement vouldront mettre audit Jehan en ladite vente, ou qui aucun droit vouldront demander ou reclamer en ladite maison oultre les charge dessus spécifiées. Et que ce soit ferme et estable à touz jours etc..
Donné à Paris, l'an de grâce mil CGC trente et huit, ou mois de février.
Par les gcnz des comptes.
J. de Cova.
Expedita per gentez compotorum sine financia.
J. de Cova.
Collacio fit cum originalibus litteris et cedula suprascriptis.
i33g (n. st.), mars. Abbaye du Val-Notre-Dame.
Philippe VI amortit en faveur des religieux de l'hôpital de la Charité-Notre- Dame, sis à Paris, rue des Jardins, 20 livres de rente qui leur furent données par Henri dit Baillif, chapelain de Saint- Fram bourg de Sentis, et différentes autres personnes.
(JJ. 71, n* 190.)
Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presens et avenir que, comme les religieus, les frères de l'ôpital de la Charité Nostre Dame, demourans à Paris, en la rue des Jardins*, où le Saint Sacrement fu boully, nous aient fait supplier que, comme Henry dit Baillif, chapellain de Saint Franbout* de Senliz, et pluseurs autres bonnes gens, aient donné ausdiz religieux vint livres de rente pour Dieu et en aumosne et pour prier pour euls et pour leurs amis, à acquerre par euls ensamble ou par parties, en quel lieu que il
1 . Le nom de rue des Jardins fut longtemps donné à la rue des Billettes, qui allait de la rue de la Verrerie à la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. On l'appela aussi, au xiv' siècle, la rue Où-Dieu-fut-bouilli, à cause du miracle qui s'y produisit le 2 avril 1290.