‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): ExtraitsChapitre 63 sur 97 · Gitfonc, Italie, prov. de Reggio (Calabre · texte numérisé non relu

Gitfonc, Italie, prov. de Reggio (Calabre

et leur accorde les privilèges et les franchises attaches à cette bourgeoisie.

(JJ. 7a, n* 436.)

Par le roy, à la relation de messire Loys de Savoie, sire de Waud,

et de monseigneur Jehan de Chastelon.

Mathpeu].

Sine financia ut supra,

Milo.

i345, décembre. Bois de Vincennes.

Philippe VI, à la requête des frères et sœurs de l'Hôtel-Dieu de Paris, accorde à l'évéque de Paris la faveur de pouvoir transporter plus loin, dans la rue neuve Notre-Dame, un étal de bouchers qu'il avait devant ledit Hôtel-Dieu, tout en conservant les mêmes droits et la même juridiction 1 .

Par le roy, présent l'aumosnier.

Sine financia.

R. de Molins.

Clarinus.

1345, décembre. Paris.

Confirmation par Philippe VI de l'acte de foi et hommage fait par Louis, comte de Flandre, à Foulque de Chanac, évêque de Paris, pour la terre de Luzarches que le roi a donnée à sa femme.

(JJ. 77, n # i3.)

Philippe, par la grâce de Pieu roys de France, faisons savoir à touz presenz et avenir que nous avons veu les lettres desquelles nous avons fpt escrire les teneurs en ces présentes lettres, qui sont tiex.

Nous Loys, contes de Flandres, de Nevers et de Rethel, faisons savoir à touz que, de la terre de Lusarches, qui baillée nous a esté du roy monseigneur' à cause de nostre très chère et amée compaigne la comtesse desdiz lieux, en tant comme elle muet et puet mouvoir du fié et tenure de l'église et eveschié de Paris tant seulement, avons fait foy et hommaige à révèrent père monseigneur Foulque par la grâce de Dieu, evesque de ladite eveschié, en la manière qu'il appartient et que li fiez le désire, par le tesmoing de ces lettres seellées de nostre signet duquel nous usons en absance de nostre seel. Donné

1. Ces lettres sont publiées dans dom Félibien, Hist. de la ville de Paris, t. III, p. 253.

en nostre hostel à Paris, le xvr» jour de novembre. Tan de grâce mil CCC quarante et cinq.

Item. A touz ceuls qui ces présentes lettres verront, Guillaume Gormont, garde de la prevosté de Paris, salut. Saichent tuit que Tan ' de grâce M CCC quarante et cinq, le merquedi xvr* jour de novembre, nous rapportèrent et tesmoignerent par leurs seremenz, Raoul de Brencourt et Jehan le Conte, clers, notaires jurez et establiz, de par — le roy nostre sire, ou Chastellet de Paris, que en leur présence «il virent faire à noble et puissant prince, monseigneur Loys, conte de Flandres, de Ne vers et de Rethel, à cause de noble et puissant dame, madame Marguerite sa femme, fille de roy de France, fealté et hommaige à révèrent père en Dieu, monseigneur Foulque de Chenac, par la grâce de Dieu evesque de Paris, à cause de sa église et eveschié de Paris, de toute la terre que lesdiz monseigneur le conte eC madame sa femme tiennent en la ville de Lusarches et es metes d'environ. Et d'icellui fié virent que ledit monseigneur l'evesque reçut ledit conte à cause de sadite femme, en sa foy et hommaige; pour lequel hommaige ledit monseigneur l'evesque revesti ledit monseigneur le conte d'un annel d'or, que il à cause dudit fié, prist et retint par devers lui. Et ce fait, lesdiz notaires virent et oyrent que ledit monseigneur l'evesque dist audit monseigneur le conte, que d'ores en avant, il serôit tenuz, à cause dudit fié, de estre au portaige de touz les noviaux evesques qui seront apportez de l'église Sainte Geneviève ou mont de Paris, en l'église Nostre Dame de Paris ; lequel monseigneur le conte dist et respondi que il feroit volentiers touzjours tout ce que ledit fié desirroit, si comme lesdiz notaires jurez nous rapportèrent ces chouses avoir esté faites en leur présence, en l'ostel dudit conte à Paris, ouitre la porte au Coquillier. A la relacion desquiex, nous, qui adjoustons à euls pleniere foy en ce cas et en greigneur, avons mis en ces lettres le seel de la prevosté de Paris. Ce fu fait l'an et le jor dessusdiz.

Pourquoy, nous, à la supplicacion de nostre amé et féal conseiller Foulque, evesque de Paris dessusdit, voulons et décernons, de certaine science et de nostre auctorité royal, que ces nostres présentes facent plaine foy et plaine prueve et que pleniere foy y soit adjoustée â touzjours en jugement et dehors, tout aussi comme ausdiz originals. Et pour ce que ce soit chouse ferme et esta b le, nous avons fait mettre nostre seel nouvel à ces présentes lettres en l'absance du grant, sauf en toutes chouses nostre droit et l'autrui. Donné à Paris, l'an de grâce mil CCC quarante et cinq, ou mois de décembre.

Par vous, monseigneur l'evesque de Clermont.

J. de Sabaudia.

Facta est collacio.

J. de Sabaudia, scriptor.

GCCLVIII.

1345, décembre. Bois de Vincennes.

Philippe VI, confirmant une faveur déjà octroyée aux frères et sœurs de l'hôpital Saint-Lazare à Paris au mois de décembre 1344, leur accorde la grâce de tenir la foire de Saint-Laurent à leur profit jusqu'à la nuit, malgré l'opposition du prévôt de Paris 1 .

(JJ. 77, n» 33 4 .)

Philippe *, etc., savoir faisons à touz presenz et avenir que nous nous recordons avoir octroie, de grâce especial et certaine science, aus maistre, frères et seurs, tant sainz comme malades, de l'Ostel Dieu de Saint Ladre delez Paris, noz lettres en laz de soie et cire vert contenans la forme qui s'ensuit.

Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presenz et avenir que les maistres, frères et su ers, tant sainz comme malades, de l'Ostel Dieu de Saint Ladre lez Paris, nous ont signifié que, comme la foire du jour saint Lorent soit leur et aient toute juridicion moienne et basse jusques à l'eure de soleil couchant ; neantmoins, les sergenz de la douzaine de nostre Chastellet de Paris et autres viennent rompre les loges de ladite foire avant l'eure dessusdite 3 , et de leur volenté et sanz avoir povoir de ce, pluseurs foiz en donnent à yceuls signiffianz grant dommage et sanz aucun proffit qui en viengne à nous ne soit acoustumé de venir; si nous ont supplié lesdiz signifianz que nous leur vousissions donner ladite darraine heure dudit jour jusques à la nuit, de grâce especial, comme il ne ait pas esté trouvé que de ladite heure il ait eu pour nous aucun proffit tourné ne mis en nostre recepte de Paris, ne ailleurs en nostre proffit, si comme on dit. Pourquoy, nous, aians compassion à ladite maison et à la devocion pourquoy elle ru fondée, pour les malades herberger et recevoir, à l'onneur de Dieu et de sa benoite chère mère la Vierge Marie, de monseigneur saint Ladre et de toute la glorieuse court et compagnie de Paradis, avons, de grâce especial et certaine science, ottroié et ottroyons auzdiz supplians maistre, frères et seurs, tant sains comme malades, presens et avenir, que. de ladite foire, au jour monseigneur saint Lorant, il puissent joir et user pai-

1. Ces lettres sont déjà données par Sauvai, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, t. III, Preuves, p. 90. Cependant, comme dans cette publication plusieurs fautes rendent certains passages inintelligibles, nous publions de nouveau ce document.

a. Sauvai met par erreur Jean.

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