‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): ExtraitsChapitre 69 sur 97 · CCCLXXXVI · texte numérisé non relu

CCCLXXXVI

1347, avril. Moncel-lez-Pont-Sainte-Maxence.

Philippe VI, à la requête de Jean le Leu, sous-chantre de Notre-Dame de

Paris, amortit en sa faveur 20 1. p. de rente annuelle pour lui permettre

de fonder une chapelle.

(JJ, 76, n* 372.)

Philippe, etc., savoir faisons à touz presens et avenir que, à la

DU RÈGtfB DK PHILIPPE VI DE VALOIS. 2g3

supplicacion de nostre amé Jehan le Leu 4 , soubz chantre de Nostre

Dame de Paris, nous, à l'onneur et loange de Dieu, et pour l'acrois-

sement du service divin, H avons octroé et octroions de grâce espe-

cial, par la teneur de ces présentes lettres, que vint livres parisis de

annuelle et perpétuelle rente par lui acquise ou à aquerir à une foiz

ou à plusieurs, en franc alleu ou en choses tenues à cens, ou en

quiexconques autres rentes, senz fié sanz justice, il puisse donner ou

transporter ensamble ou par parties, si comme bon li samblera, en

fundacion de chappelle ou de chappelles, ou aillors, en quelconques

églises et personnes d'église qu'il li plaira ; et que celui ou ceuls à

qui il aura donnée, vendue ou transportée, comme dit est, la puisse

ou puissent tenir, possider et avoir paisiblement et perpetuelment,

senz ce qu'il puisse ou puissent estre contrains par quelconque

manière à la vendre ou autrement mettre hors de leur mains, ou à

paier pour ce aucune finance à nous ou à noz successeurs ; laquelle

finance nous li avons donnée, quittée et remise, etc..

Donné au Moncel lez Pons Sainte Maixence, l'an de grâce mil

CGC quarante sept, ou mois d'avril.

Par le roy.

P. Blanchet.

Sine alia financia.

Symon, abbas Majoris Monasterii.

CCCLXXXVII.

1347, avril. Davenescourt.

Philippe VI, à la requête des exécuteurs testamentaires de feu Michel Cossé, son valet d'honneur, amortit x 12 8. 6 d. p. de rente annuelle, assise sur diverses maisons de Paris, qui sera transportée au curé de Saint-Gervais, à charge par ce dernier de faire célébrer à perpétuité deux messes par semaine pour le repos de l'âme du défunt.

(JJ.77, n» 167.)

Philippe, etc., savoir faisons à touz presens et avenir que, oye la supplication de excecuteurs du testament ou derreniere voulenté de feu Michiel Cossé, jadiz nostre valet d'onneur, contenant que, comme du demourant des biens de ladite exécution, ilz ou aucuns d'eulx, ou nom de ladite exécution, ait ou aient acquis par tiltre d'achat en censive, sanz fié et sanz justice, de Jehan de Thoulouse, sergent à cheval du Chastellet de Paris, et de Jehanne, sa famme, jadiz fille de feu Jehan Maynart, talemelier et bourgoys de Paris, cent douze solz six

1. Cette pièce rectifie la note mise par Guérard dans son Cartulaire de r église Notre-Dame de Paris, t. IV, p. 86, d'après laquelle il laisse entendre que Jean le Leu mourut autour de 1 340.

deniers parisis de annuel et perpétuel rente qui estoient partie du propre héritage de ladite Jehanne et partie du conquest de sondit mari et de elle, à prandre et avoir chascun an paisiblement aux quatre termes de Paris acoustumés, tentost après quatre livres seize solz dix deniers sus la maison qui fa dudit feu Jehan Mainart et qui est à présent Bon Jehan l'espicier, si comme elle se comporte devant et derrières, assise en la Grant Rue 4 , entre la Poissonnerie de Petit Pont et le quarefour Saint Sevrin, tenant, d'une part, à la maison qui ra Lorens Bien Beigniez, et d'autre, à la maison Huguenin de Besençon, potier d'estain, aboutissant par derrière à la ruelle Sailenbien a , en nostre censive, laquelle rente il ont ordenée à faire célébrer messes pour le salut de rame dudit feu Michel et la ont, ou l'un d'eulx, ou nom que dessus, transporté pour ladite cause au curé de l'église de Saint Gervais de Paris, où le corps dudit feu Michel gist ; lequel curé et ses prédécesseurs 3 (sic) seront pour ce tenuz de faire célébrer à touz .jours, chascune sepmaine, deux messes, si comme es lettres sur ce faitez est plus à plain contenu; il nous pleust ottroyer et donner nostre consentement que ledit curé et ses prédécesseurs (sic) peussent tenir admortie ladite rente â la charge dessusdite. Nous, loans et approuvans le bon propos desdiz excecuteurs, et pour ce que nous soions participans es prières et oroissons des messes dessusdites, et pour contemplacion d'aucuns qui, sur ce, nous ont supplié, voulons et ottroyons par ces présentes lettres, de nostre certaine science et grâce especial, auxdis exécuteurs, que ledit curé et ses successeurs curez de ladite église, à la charge des deux messes dessusdites la sepmaine, tiengnent et possessent paisiblement et perpetuelment, comme leur propre chose et admortiz, yceulx cent douze solz six deniers parisis de rente, sanz fié et sanz justice corne dit est, sanz ce qu'il soient contrains commant que ce soit à les vendre ne mettre hors de leurs mains, et sanz en paierorez ne en temps avenir aucune finance à nous ne à noz successeurs, laquelle finance, en ampliant nostre grâce, nous leur quittons et remettons par ces présentes. Donnons en mandement au prevost et receveur de Paris presens et avenir et à chascun d'eux, que de nostre présente grâce facent et laissent joir et user paisiblement ledit curé et sesdiz successeurs, etc.

Ce fu fait à Davenescourt 4 , l'an de grâce mil troiz cenz quarante sept ou moys d'avril.

Par le roy, présent l'aumosnier. J. Marie.

i. C'est la rue Saint-Jacques.

2. Cette ruelle est devenue aujourd'hui l'impasse Salembrière qui donne dans la rue Saint- Se vérin.

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