CONMENT IL SE CONFESSE ET PRENT LES DISCIPLINES
11 est à genoux devant son confesseur qui luy donne l'absolution, et tient une main au pis comme disant sa coulpe, et de l'autre reçoit la discipline de la main de son confesseur frocqué ^.
1. Il y a ici une légère faute d'interprétation. A en juger par la présence de ces lits « auprez » des religieuses et par ce qui reste de la légende, évidemment assez mal déchiffrée, ce n'est pas là la porte d'un monastère de religieuses; c'est sans doute la maison-Dieu de Vernon à propos de laquelle le confesseur de la reine Marguerite (l. I, c. 1 1 ; dans les Historiens de France, t. XX, p. 98) rapporte le fait suivant : « L'en dist que une suer de celé meson de Vernon fu « une foiz malade, laquele suer dist que jamès ne mengeroit se il meesmes ne « la pessoit de ses propres mains; et, quant li benoiez rois oï ce, il ala à li où « ele gesoit, et la peut et li metoit les morsiax à ses propres mains en la boutt che. »
2. Cette circonstance du petit lit bas pour le serviteur de saint Louis se retrouve dans une miniature du ms. 5716 du fonds français de la Bibliothèque nationale (Livre du confesseur de la reine Marguerite), reproduite à la page SgS de l'édition illustrée du Joinville, de M. de Wailly, miniature que la description faite ici par Peiresc explique en partie.
3. C'est le sujet de notre planche V, l'un des tableaux de la Sainte-Chapelle. — La discipline que tient le confesseur rappelle bien plus celle que décrit et