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une cholécystectomie avec ablation complète du cystique l'évacuation de la bile fut trouvée intermittente dans trois cas et permanente dans un cas. La moyenne des pauses et des émissions de bile chez les animaux continents montre que, dans une heure, il y a pause de 25 minutes et émission de 32 minutes pendant l’état de jeûne. La quantité de bile évacuée était d'environ 5 cc. 4. Dans tous les cas continents, la bile s’écoule en courant uniforme ou en jets par secousses, avec de petites pauses où un courant uniforme entre les saccades. La force du jet est plus petite que normalement. Les cas dans lesquels l'écoulement biliaire est continuel, lent et uniforme, montrent un sphincter tou- Jours béant.
Dahl Iversen expérimenta également sur des chiens et des singes. Sur huit cas observés, l’auteur en eut deux qui furent continents après 84 et 93 jours ; trois cas furent peu continents après 99, 96 et 87 jours et les trois derniers très peu continents après 118, 228 et 91 jours. Pour lui, une plus grande ou plus petite continence est indépendante du temps écoulé et de la dilatation éventuellement présente des voies biliaires restantes. Elle semble plutôt en rapport avec l’importance de la quantité de bile secrétée. Cette quantité de bile est d’ailleurs très différente dans des conditions en apparence identiques.
La quantité de bile évacuée en une heure est de 1 à 8 cc, en moyenne 2 cc. 5. Dans la plupart des cas, l& bile s’écouke pendant l’état de jeûne en cou-
rant uniforme et faible, parfois, dans quelques rares
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cas, par jets saccadés. La peptone de Witte se montre, dans tous les cas, sans effet.
La papille duodénale ne fut trouvée, dans aucun cas, proéminente ; le tonus du sphincter, le plus souvent, fut diminué, tandis qu’il s’ouvrait par de profondes respirations et par des mouvements de l’animal.
Dahl Iversen obtient donc des résultats de types très différents. Il admet que la continence obtenue après ces opérations est indépendante d’une dilatation éventuelle du cystique. En effet, il y eut dans les nombreux animaux d'expériences de l’auteur des cas avec formation d’un moignon cystique, des cas avec une dilatation fusiforme du cholédoque, enfin des cas sans modification apparente. Or il ne fut pas possible de parler d’un mode d’excrétion biliaire déterminé correspondant à telle ou telle formation au niveau de l'arbre biliaire. Une vue critique des expériences antérieures montre que la continence dépend en réalité du rapport du volume des voies biliaires à la quantité de bile secrétée par heure.
Nous voyons donc qu’en réalité il est impossible, dans l’état actuel de cette question de l’excrétion biliaire après cholécystectomie, de prendre nettement parti et d’adopter des conclusions définitives. Malgré le nombre déjà important d'expériences sur des animaux divers, on n’a pas encore pu reconnaître à des mode d’excrétion différents des pathogénies précises. Ce que l’on sait bien, c’est que l’écoulement biliaire du type normal ne se rencontre jamais après l’opéra-
tion et que l’excrétion est complètement bouleversée.
pc à ii PS LA