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Lapin n° 3.
On pratique, suivant la marche précédemment exposée, trois séries de recherches sur la septicité des fécès du lapin. On sait ainsi que 10 milligrammes de culture émulsionnés dans 5 ce. de solution physiologique ne réussissent pas à tuer un cobaye du poids moyen de 350 grammes. Vingt-six jours après la dernière recherche, le chien fut opéré de cholécystectomie.
A des dates plus ou moins'éloignées de l’opération (10 à 50 jours) trois séries de recherches par inoculation montrent que 2 milligrammes de culture émulsionnés dans 5 cc. de solution physiologique entraînent la mort du cobaye en 24 heures.
Ce cas est très démonstratif de l’action antiseptique de la bile cystique.
Chrertnel
L'animal pèse 8 kilogs. Les cultures d’une parcelle de fécès sont pratiquées comme précédemment. Troios séries de recherches successives montrent qu’il faut 1 milligramme de culture dilué dans 10 cc. de solution physiologique pour entraîner en trois jours la mort d’un Cobaye de 370 grammes en moyenne. Six jours après la dernière série de recherches, le chien fut opéré de cholécystectomie.
A des époques plus ou moins éloignées de l’opération (18 à 100 jours) on pratique trois nouvelles séries d’expériences et on constate que 0,65 milligramme suffit pour entraîner la mort d’un cobaye du poids moyen de 375 grammes. |
La virulence du colibacille contenu dans l'intestin du chien, en expérience, a donc été très augmentée depuis la cholécystectomie. |
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Chien n° 3.
Dans cette expérience sur un chien de 6 kg. 300, ïl fallait 2 milligrammes de culture pour tuer en 12 jours un cobaye du poids moyen de 375 gr. Après la cholécystectomie, (à des délais de 14 à 60 jours), un milligramme 25 était suffisant pour entraîner la mort du cobaye.
Chien n° 4.
Dans le cas de ce chien de 6 kg. 400, alors qu'avant la cholécystectomie il fallait 4 milligrammes de culture pour tuer un cobaye du poids moyen de 350 gr., 2,5 milligrammes étaient suffisants après l’opération pour produire en deux jours la mort d’un cobaye du même poids.
L'ensemble de ces expériences conclut, d’une façon générale, à l’exaltation de la virulence du colibacille après l’ablation de la vésicule biliaire.
Chez tous les animaux mis en expérience, on a obtenu des résultats semblables caractérisés par l’augmentation de la septicité des matières fécales des animaux opérés. On peut donc admettre que la bile vésiculaire a une action directe sur les germes pathogènes et, en particulier, sur le colibacille et qu’elle n’a pas seulement un rôle d'accélération de la contraction de la fibre musculaire intestinale.
Dans les expériences, où les deux temps ont été éloignés l’un de l’autre et où, de ce fait, il ne peut être tenu compte du traumatisme opératoire, les troubles ont été beaucoup plus accentués chez les animaux privés de vésicule biliaire.
On peut admettre que les conditions bactériologiques restent inchangées quand, après l’ablation de
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la vésicule, la nature remédie par l’augmention du tonus du sphincter d’Oddi et, par suite, par la dilatation des grosses voies biliaires et la présence d’une dilatation du moignon cystique. Car le moignon dilaté — nous l’avons vu — ne prend jamais les caractères anatomiques et histologiques, ni les attributs physiologiques de la vésicule biliaire.
On peut retenir, en conclusion de cette courte étude sur la flore bactérienne intestinale après cholécystectomie, que la bile vésiculaire possède une très grande partie du pouvoir antiseptique de la bile totale. Quand elle n’est pas déversée dans l'intestin, il existe une exaltatation de la flore bactérienne intestinale. Son action antiseptique supérieure à celle de la bile hépatique doit être probablement mise sur le compte de sa plus grande teneur en sels biliaires (glycocholate et taurocholate de soude).