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beccari qui, en 1650, coupa le canal cystique d’un chien après ligature double préalable, mais n’enleva pas la vésicule biliaire. Il remarqua, le premier, une dilatation du canal cystique et attira l’attention sur cette dilatation. Plus tard, Stephanus Bonucci réséqua la vésicule biliaire avec les lobes hépatiques avoisinants. Mais la première véritable cholécystectomie, avec ligature du canal cystique, fut faite, en 1667, par Teckop; les suivantes, en 1687, par Malpighi; en 169,6, par Orthob; en 1710, par Verheyn et, en 1739, par Seeger.
Tous les auteurs susnommés ne firent ces cholécystectomies que pour arriver à résoudre un problème physiologique : l’origine de la bile. À cette époque, on soutenait, en effet, que la bile se formait non seulement dans le foie, mais aussi dans la vésicule.
En 1755, Bohn fit, pour la première fois, la cholécystectomie dans un but chirurgical. Il fit cette opération chez des chiens, sans ligature du canal cystique, pour connaître les raisons de la gravité des lésions de la vésicule.
En 1767, parut le premier travail expérimental cherchant à démontrer la bénignité de la cholécystectomie faite sur des chats, par Herlin. Soixante ans plus tard, en 1829, les mêmes recherches furent répétées par Campaignac qui constata après des périodes variables un canal cholédocho-hépatique un peu dilaté.
Ensuite, cette question est délaissée jusqu’en 1882, année ou Carl Langenbuch pratiqua la première cholécystectomie chez l’homme; après quoi, les expérien-
ces sur des animaux recommencèrent avec Oddi, en
Ces expériences d’Oddi, nous l'avons déjà dit, sont fondamentales. La rigueur du manuel opératoire, la précision des résultats obtenus nous font considérer les travaux du grand physiologiste italien comme le monument le plus important réalisé sur cette question.
Oddi fit la cholécystectomie sur trois grands chiens. Les animaux furent tués un, deux et trois mois plus tard. Les six premières semaines après l'opération, Oddi observa de lavidité et de l’amaigrissement chez les animaux. Les selles devinrent liquides, fort colorées et muqueuses, de même que l’on trouva des pigments biliaires dans les urines. Au bout de six semaines, ces symptômes disparurent. On sacrifia alors ces chiens et chez tous il fut constaté une dilatation de toutes les voies biliaires extra-hépatiques. Cette dilatation fut la plus grande et la plus étendue chez le chien tué au bout d’un mois, tandis que celle produite chez les deux autres ne fut que peu marquée; par contre, dans ces derniers cas, le canal cystique fut si dilaté qu’il rappela une petite vésicule de nouvelle création.
Dans un travail ayant trait à l’utilisation des graisses après la cholécystectomie, Rosenberg, en 1893, constata, accessoirement, cinq semaines après l’opération, une dilatation du confluent des canaux cystique et hépatique, dilatation des dimensions d’un crayon, mais cet auteur ne vit pas de dilatation du cholédoque ni de l’hépatique.
L'année suivante, en 1894, Nasse publia une série de recherches sur linfluence de la cholécystectomie sur les voies biliaires des lapins, des cobayes et des chiens. Cet auteur allemand manque de précision dans ses
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comptes-rendus opératoires, dans l’énoncé de ses résultats comme dans ses conclusions. Il dit qu’au bout de plusieurs mois on ne trouva les voies biliaires pas du tout modifiées, ni dans la voie principale, ni dans
le court reliquat de la voie accessoire.
Hautefort publia, en 1900, ses recherches sur huit chiens. Il fit deux fois la cholécystectomie, quatre fois la cholécystectomie avec extirpation partielle du canal cystique et deux fois la cholécystectomie avec ablation du canal cystique au ras du cholédoque. Cinq de ces chiens furent tués cinq jours, un mois et demi, quatre mois et demi et cinq mois après l’opération. Les trois autres moururent 36, 40 heures et trois jours après l’opération. Dans ces cas, comme chez le chien tué le cinquième jour, l’auteur trouva le même degré de dilatation du canal cystique et du carrefour hépatocholédocho-cystique que dans le cas où les animaux avaient vécu plusieurs mois. Il trouva après la cholécystectomie une grosse dilatation du moignon. Dans Jun de ces cas le cholédoque était uniformément dilaté dans sa partie toute supérieure. Dans les cas de cholécystectomie avec extirpation partielle ou totale du- canal cystique, l’auteur trouva trois fois une dilatation peu considérable du carrefour et des canaux hépatiques, deux fois une dilatation plus marquée de ces éléments, ainsi qu’une fois une dilatation diffuse des canaux extra-hépatiques, dans ce cas aussi, la plus prononcée au carrefour. Le reste du cystique était également plus ou moins dilaté. Nulle part, Hautefort ne
trouva les voies biliaires, tant intra qu’interlobulaires,
dilatées, l’examen histologique ne montrant rien d’anormal.
Deux auteurs allemands, Haberer et Clairmont firent paraître, en 1904, un nouveau travail. Ils pratiqueérent dix fois la cholécystectomie simple, deux fois la cholécystectomie avec ablation de tout le canal cystique et une fois la cholécystectomie avec extirpation de la plus grande partie du canal cystique sauf un demi centimètre.
Les animaux furent tués au bout de dix-huit jours, un mois, un mois et demi, quatre, six et sept mois. Dans les cas où la vésicule seule avait été enlevée, comme dans les cas où l’ablation du cystique avait été pratiquée, il fut constaté toujours une dilatation considérable des voies biliaires principales, même lorsque l'animal était précocement sacrifié. La dilatation ne portait que sur les voies biliaires extra-hépatiques. Enfin il ne fut pas constaté de modification cellulaire.
L’année 1912 donna deux nouveaux travaux : ceux de l’auteur allemand Hohlweg et du hollandais Van Hengel. Pour le premier, les voies biliaires extra-hépatiques des quatre chiens opérés par lui ne montrèrent en aucun lieu de dilatation remarquable. Pour Van Hengel qui opéra sur cinq lapins et quinze chiens, la cholécystectomie avec ablation du canal cystique, faite dans sept cas, produisit une dilatation diffuse plus ou moins forte de l’hépato-cholédoque et parfois une di- Jatation des petites voies biliaires. Dans les cas de cholécystectomie simple, au nombre de quatre, le canal cystique fut trouvé dilaté en forme de poire et l’hépato-cholédoque un peu dilaté dans un seul cas. Enfin