DEUXIÈME SÉRIE
EXPÉRIENCE III. — L’animal employé est une chienne du poids de 11 kgs. Le 12 juillet 1926, on pratique sur cet animal une cholécystectomie avec ablation du canal cystique en posant la ligature au voisinage immédiat du cholédoque. Les suites opératoires furent simples. Le 17 août 1926, soit trente-cinq jours après la première opération, on sacrifie l’animal sous anesthésie chloroformique. Après avoir libéré le foie et les voies biliaires de quelques adhérences épiploïques lâches, on pratique l’examen macroscopique et on note une petite dilatation du cholé- .doque qui va en s’accentuant à mesure que l’on s’approche du confluent de l’hépatique et du cystique, où elle atteint son maximum. À cet endroit s’est constituée une vaste dilatation s'étendant jusqu’à l’endroit où le cystique a été interrompu. Cette dilatation présente un aspect sacciforme. Les nombreuses ramifications de l’hépatique sont dilatées, elles aussi.
EXPÉRIENCE IV. — L'animal utilisé est un chien de 9 kgs. On procède, le 15 juillet 1926, à la cholécystectomie avec ablation du cystique. Les suites opératoires furent normales. L'animal fut sacrifié le 13 septembre 1926, soit soixante jours après la première intervention.
A l’examen macroscopique, il existe une dilatation évidente de tout le système canaliculaire extrahépatique. La dilatation est surtout accusée au confluent des deux voies biliaires principale et accessoire où l’on note une espèce de sac correspondant à la situation ancienne du cystique. On note de plus une dilatation peu accentuée de toutes les voies intrahépatiques.
EXPÉRIENCE V. — Il s’agit d’un chien de 8 kgs 120. On procède le 6 janvier 1927 à une cholécystectomie suivant la technique habituelle, en ayant soin de placer !a ligature
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du cystique au ras du cholédoque. Les suites opératoires furent simples. Les urines ne présentèrent à aucun moment de pigments biliaires, ni d’urobiline. Les matières fécales restèrent de couleur et de consistance normales. Le 15 avril 1927, on sacrifie l’animal après administration de chloroforme. La durée de l’expérience avait donc été de 96 jours. A l’ouverture de la paroi, on rencontre de nombreuses adhérences aux parois antérieures de l’abdomen et à la face antérieure du foie. Une fois ces adhérences libérées, on prélève le foie, le duodénum, le pancréas. On procède alors à l’isolement des voies biliaires et on note ainsi une dilatation marquée du cholédoque, surtout dans sa portion supérieure, une dilatation de l’hépatique dans sa portion inférieure, l’ensemble de ces modifications constituant au voisinage du confluent des voies biliaires une grosse dilatation piriforme au niveau du moignon cystique.