Acte daté de l'an 28 de Nabuchodonoser le grand
Créance de deux mines d'argent (c'est-à-dire 240 drachmes) et d'un talent de laim (c'est-à-dire de 60 livres) pesant sur Nebœdir et que Neboahiiddin avait cédée à Rimut.
Quel que soit l'argent que Rimut tirera de Nebœdir, il le portera d'abord en reçu sur la créance de blé qu'il a sur Neboahiiddin. S'il n'en tire pas d'argent, Neboahiiddin paiera à Rimut suivant le montant de sa créance.
Autre acte du même règne :
1. V. ScHEiL. La, loi de Hammourabi vers ^.000 av. J.-C, Paris, 1894.
2. Nabuchodonossr ou Naboukodorossor II, dit le grand roi de Babylone, fils et successeur de Nabapolassar, régna de 604 à 5ôl,
Une mine d'argent, créance de SiUaï qu'il avait cédée sur Xaboapaliddin et Lisiru.
Nirgal, Uzchib, d'après le mandat (ina naspartum) de Sillaï, Va reçu des mains de Neboapaliddin et Lisiru.
C'est, comme le fait remarquer Revillont, l'expression de toute la théorie de la cession de créance '.
Du IX'' au vir siècle avant Jésus-Christ on constate dans les documents assyriens un développement de moyens de représentation financière de valeurs métalliques fondée sur le crédit des négociants, un emploi des ressources que fournissent les contrats de prêt et de change, en un mot un système déjà fort avancé de papier du commerce \ Conformément aux habitudes particuhères de la civilisation euphratique en ce qui concernait l'écriture, ils ont été écrits sur de petites galettes quadrilatères d'argile. Le texte y a été inscrit sur la terre molle, puis le gâteau d'argile a été mis au four de manière à devenir inaltérable et indestructible. Voici un exemple d'une obligation simple :
4 mines d'argent au poids de Karkemis.
(créance) de Nirgal-sar-ussur
sur Nabu-Zikir-iddin, fils de Nabu-ram, napesti-de-Dursartun, à 5 sicles d'argent d'intérêt mensuel.
Le 26 airu, éponymie de Gubbar (667 av. J.-C).
Suivent les noms des témoins.
Telle est la forme qu'on donnait en Assyrie au chirographe rédigé par devant témoins, qui constituait le titre du créancier sur le débiteur et dont la remise à ce dernier constituait sa libération. C'est une obligation de ce genre que Tobie envoie son fils toucher chez Gabel ' en s'exprimant dans les termes
1. E. Revillont. La créance et le droit commercial dans l'antiquité. Paris,