‹ Documents pour servir a l'histoire de la médecine a LyonChapitre 11 sur 45 · I-KEMIIRE Par r F · texte numérisé non relu

I-KEMIIRE Par r F

4* CiiiV Ciulusmiui Blondi spougarium Une (ou spmgia Unis.)

• Pinceau très doux d’éponge ou éponge douce Je C. Cintusminus B'anJus. »

SPONGIA» (L'epongc s’employait de Jeux manières : f sous forme Je piuceau ; 2" en collyre avec d’autres substances. Hn pinceau, Us éponges Us plus jiues, telles que . elles (fui repoussent après T arradxnu.nl Je l'épougc-mèrt appliquées avec du vin miellé sur Us yeux en dissipent U gonflement. Elles euUitnl Us humeurs des plaies et ont de plus une vertu curative supérieure à celui de la charpie (P hue). Le peuieilluw est presque toujours accompagné Je l'épithète lene et figure sur les caches à côté des maladies suivantes : impetus hppiludinis ; ornais Uppi'.udo. On le rencontre aussi avec les mets : e lacté , emuiso ex uto. Dioscoridc rapporte qu’un mélange d’éponges brûlées et de- vinaigre forme un collyre efficace contre les ophtalmies.

§ 2 — Cachet de Fekox.

Il a été trouvé Jans la Saône, à Lyon, près de la passerelle Saint- Vincent et remis an Musée le 27 octobre i8bo, par M. Lucc, conducteur des Ponts-et-chaussées.

C’est une stéatite verte, pierre douce au toucher; elle a la forme d’un carré long. Scs dimensions sont : longueur, 42 millimètres; largeur, 15 millimètres; épaisseur, 7 millimètres sur l’unique côté de l’inscription. Je 6 à 7 millimètres sur le côté opposé et Je 7 i 8 millimètres sur les petits côtés. L’inscription est en deux lignes réglées, c’est-à-dire comprises chacune entre deux traits tins destinés à guider le graveur.

FEROCIS ANlCETVM AD ASPR1TYD1N

L’I d’ANICETV.M dépasse en hauteur les autres lettres. L’V et l’M sont liés.

Traduction et développement.

Frrocis ameelum ad aspriludiites.

« Collyre de Ferox contre les granulations des paupières. »

ÉVOQUE (OKAKE

FEROCIS. Le nom de l'oculiste Ferox se rencontre sur un assez grand nombre d'inscriptions et sur un cachet de schiste ardotsicr trouve à Rems.

ANlCETVM. Dérivé du grec ANDCHTON, ieviuahU. Cet adjectif se trouve dans le collyre d'Orihasc et peut être mis pour la prétention sur ie même pied que le collyre ccUste du même Oribase, ïesoùe iavimdhie d’Aclépiadc, les collyres ainirabUs, mervâlleus, d'immoralité ex tant d’autres que Galien lui-meme cite sans faire de remarques sur leurs noms extraordinaires.

5 j. — Cachet d’Huu*umcs PoLrnuus.

Découvert dans le lit de la Saône, à Lyon, en amont de T ancien Pont de pierre. (Ancienne collection Thibaut). D est grevé sur les quatre côtés.

1 DL\GLAYCEV

2 ACHARISTON

t HIRPIDII POLYTLM.

4 DICEXTETVM

Traduction et développement.

I* DIAGLAVCEViu. Le collyre eUaglaunum tire son nom, d’après Sichel, de son ingrédient principal, \c glaueium, suc d’une plante qui croit près d’Hiérapolis, en Syrie, mais qui n’a pas été déterminée. Il était employé au début des affections oculaires à cause de sa vertu réfrigérante.

2° ACHARISTON. A fan marché. L'eLharisIm était Jonc un collyre accessible à toutes les fortunes; il se composait de substances indigènes astringentes sans addition d’aJoucissants ou Je narcotiques. Il semble être l'opposé de ceux que Galien appelle délicats et dans la composi-

tion desquels il entre des narcotiques, des substances gommeuses et féculentes.

3° HIRPIDII POLYTIML M. Sichel interprète ces mots : HIRPIDII POLYTIMETON Collyre précieux ,f HirpiJius. Nous préférons avec M. Je

EkENUÈAE PA*TIE

Boissieu reconnaître ici le nom et le surnom du médecin. Quand le nom d’un oculiste ce trouve accolé li celui du collyre sur l'une des tranches du cachet il se retrouve ordinairement sur les autres tranches uni I l’indication de divers médicaments. Si Hirpidius avait voulu signer de son nom un seul de ses collyres il aurait été réduit à l’étiqueter à la fois achariston et pahtimei ou, bon marché et cher, ce qui est inadmissible. H est probable qu'aprés avoir imprimé sur un bitonnet le nom du remède Hirpidius Polytimus imprimait 1 côté son nom à lui gravé sur la troisième tranche du cachet ; c 'était, il est vrai, une double opération, mais elle avait l’avantage de donner 1 chaque médicament b garantie de son auteur. Nous traduirons donc ainsi : collyre £ Hirpidius Polytimus.

4“ D1CENTETVM. Collyre doublement piquant (/., deux fois ittrui, je pique). D'après l’oculiste Démosthène, il contenait du vert de gris, du misy, du pavot, de la gomme. On peut le rapprocher du collyre de Julius Venalis : bis punctum ad epipboras, efficace contre les ophtalmies et stimu lant contre les amblyopies.

S 4. — Cachet de' Lunaris.

Il appartient 1 M. Danicourt, qui a bien voulu nous le communiquer. Il l’a acheté il Lyon et publié en 1884. On l’aurait trouvé, a-t-on dit, dans le quartier de Vaise.

Cest une stéatite verte, carrée, de 47 millimètres de côté et de 9 railli mètres d'èpaisseu'. Elle est gravée sur les quatre côtés.

r C IVL LVNARIS DI asmYrn AD ASPR

2 C IVL LVNARIS TRI PYNCTAD ASERI

3 C IVL LVNARIS CYNON AD CLAR

4 LVNARIS REGIVM OPOBA AD ASPRET CAL

E et T liés.

Traduction et développement.

1" Caii lulü Lunaris diasmyrnes ad aspntudtues.

• Collyre i base de myrrhe de Caius Julius Lunaris comte les granulations des paupières. »

Nous avons précédemment expliqué les ter .es DIASMYRNES et ASPRITVDINES.

2* Caii Iulii Lunaris tripunctum ad aspritudines .

« Collyre dont on fait trois piqûres de Caius Julius Lunans contre les granubtions des paupières. *

TRIPVXCTV.M. Voici une expression tout à fait nouvelle. Nous avions déjà le JiunUlcs d’origine grecque; le bis punctum qui en est b traduction latine. Le tripunctum renchérit sur le tout. D serait intéressant de connaître b composition exacte de ces collyres et de les comparer entre eux.

3* Caii Iulii Lunaris cynon ad claritaicm.

« Collyre commun de Caius Julius Lunans pour éclaircir b vue. »

CYNON. Ce mot est nouveau. Nous l’avons traduit par commun (i plusieurs maladies), parce qu’il semble se rapprocha de cjinem qui a cette signification.

AD CLARITATEM. Pour éclaircir b vue. L’expression est donc prise dans le même sens que ad caligincs que l'on rencontre plus bas a nous faisons remarquer que AD peut s’interpréter de deux manières : pour êdaicir la eue ou pour combattre C obscurcissement de la tue, ce qui se ressemble («R.

4° Lunaris rigium opobalsamalum ad asprilnatncs et caligints.

« Collyre de Lunaris au baume royal de Judée contre les granulations des paupières et les obscurcissements de b vue. »

REGIVM. Ce qualificatif est sinon nouveau, do moins bien rare, puisqu’on ne l’a rencontré que dernièrement sur le cachet de Mémorial u

La richesse de ce cachet en indications pharmaceutiques rares ou nouvelles a excité le scepticisme du savant épigraphiste M. Robert Movrat. Il

est certain que, depuis quelque temps, on trouve bien des cachets de ce genre renfermant des expressions dont les éléments se retrouvent chez les auteurs anciens, mais qui n’avaient pas encore paru sur les cachets connus. Cette considération émanant d’un homme aussi autorisé que M. Mowat donne à réfléchir; cependant, en ce qui concerne le petit monument de Lunaris, remarquons que ses légendes sont conformes au langage sigillographique des oculistes romains; que, s’il renferme des expressions nouvelles ou rares, on a pu adresser le même reproche à grand nombre de pièces dont on n’a pas suspecté l'authenticité ; qu’enfin il ne présente, dans les deuils de sa fabrication, dans b structure de sa pierre, dans U forme de ses lettres, rien qui ait éveillé les craintes de M. Danicourt et d’autres experts également sérieux. Admettons-le donc comme vni jusqu’à preuve du contraire.

Nous avions regardé comme nôtre et même fait graver un très intéressant cachet du Musée de Lyon dont voici le développement et la traduction : CLAVDIORVM GALBANVM AD CICATRICES. Collyre au S.tlbanum des Claude contre les cicatrices de la comie transparente : Nous savions aussi qu’on en avait signalé à Nîmes un semblable sur lequel nous cherchions des renseignements. Nous avons appris au dernier moment que le cachet de Nimes et celui de Lyon ne font qu’un et comme, par son lieu de découverte, - il ne nous appartient point, nous nous contentons de le signaler, sans pouvoir penser que les associés Claude aient jamais exercé leur an dans notre Ville.

Il en est de même de Caius Atticus Latinus, dont le cachet se voit sous les vitrines de notre Musée, mais qui a été trouvé dans la Côte-d’Or, près

de Beaune.

troqt-E amuia

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