CHAPITRE- QUATRIÈME
Monnaies.
Les légendes et les types variés qu’on rencontre sur les monnaies impé riales romaines n’y ont pas été placés au hasard ou au caprice du graveur : leur choix parait avoir été déterminé par les événements contemporains de l’émission et intéressant soit P État, *>it son chef. C’est ainsi que le dépan de Rome de l’empereur est signalé par le mot : prrfee.w : son arrivée, par : adventns; fults mililum , indique que l’on a voulu constater ou encourager la fidélité de l’armée, etc. Le type qui accompagne 1a légende et parfois la marque de l’atelier monétaire précisent davantage le fait qu’on a voulu rappeler. C’est en suivant cette voie féconde et périlleuse que des numismatistes ont essayé de retracer, au moyen des médailles, la vie de quelques souverains et aussi de déterminer par les faits historiques du règne la date de diverses émissions du numéraire. Les inscriptions relatives à la santé n’y sont point rares. Nous trouvons : Saisis, Sains t**ns!a. c’est la santé personnifiée, divinisée ; Sains Auçusti, la santé de l’empereur; Salus publica, la santé publique. Ces expressions ont, comme les autres droit à une interprétation et il n’est pas illogique d’admettre qu’elles se rapportent soit à des vœux faits pour appeler le retour i la santé du prince ou du pays, soit des actions de grices rendues après la fin d’une épidémie. Elles rentreraient ainsi indirectement dans notre sujet.
Pour traiter i fond ce travail d’intérêt local, il nous faudrait réunir un très grand nombre de pièces au Sains, de différents régnes e: frappées 1 Lyon, puis trouver dans les monuments cofiwmporains les causes de leurdiverses émissions. Cette recherche ne peut donner quelque résultat qu’t une époque relativement rapprochée de la fin de l’Empire, bien que la monnaie de notre Ville ait fonctionné presque sans interruption depuis la