‹ Documents pour servir a l'histoire de la médecine a LyonChapitre 15 sur 45 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

fondation de Lugdunum, 43 ans avant J.-C. jusqu’en 1857. Pendant les trois premiers siècles de son activité, aucun indice ne fait connaître ses produits, si l’on excepte les pièces frappées par Marc-Antoine en 43, par Auguste pendant son dixième ggjtoral.it, les monnaies Municipales au type •' . vaisseau, les monnaies provinciales au type de i’autcl d’Auguste, ci 1 toutes portent des légeudes autres que celle qui nous occupe. Ce n'est qu'à partir de la seconde moitié du troisième siècle que les quatre officines de notre atelier monétaire sont indiquées par les chiffres I, II, 111, IHI, placées à l'exergue ou par les lettres A, B, C, D, placées soit à l’exergue, soit dans le champ du revers. A partir du régne de Numérien, nous voyons apparaitre les lettres LVG, initiales de Lugdunum, SML, Sacra Manda Lugdunensis, etc., qui accompagnent parfois ou remplacent les signes précités.

Dans son Étude historique sur Probus, un de nos confrères en numismatique, M. Lcpaulle, a fait observer que les émissions des monnaies de cet empereur, au type de Salus, coïncident pendant toute la durée du règne avec la présence des armées dans- les contrées voisines du lieu d’émission. Il rencontre, notamment à l’époque de la guerre des Gaules (276), une suite de nombreuses pièces au revers de Salus slug. frappées à Lyon et il ne doute pas que le choix de cette légende ne soit dû à la peste qui, depuis quinze ans, venait de ravager l’Empire romain et que les armées traînaient après elles comme d’autres épidémies autrefois plus encore qu'aujourd’hui.

11 serait intéressant de faire 'e même travail pour les autres règnes et même de déterminer dans ces émissions la part de chaque officine; malheureusement les matériaux que nous avons pu réunir ne sont pas assez nombreux pou- nous permettre de résoudre la question. Nous ne faisons donc aujourd'hui qu'en poser les indications.

Ce qui nous console un peu de n’ètrc pas allé plus loin, c’est que si nous parvenions à connaître par les monnaies la date des épidémies qui ~ ont sévi sur notre Ville, nous ne serions joint éclairés sur leur nature, ni sur leur intensité. Nous avons pourtant tenu à rappeler cette source d'in-~ formation pour ne rien oublier de ce qui intéresse la santé publique à Lyon sous la domination romaine.

-DEUXIÈME TAKJ1E

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