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CHAPITRE DEUXIÈME

Sociftfs médicales.

J 1*'. — Cotisât vtiox des Chiivrciens.

Rappelons brièvement qu’a l’époque de la fondation de l’Université de Paris, l’art de guérir se divisa en deux branches : la médecine, qui fut agrégée à l’Université et la chirurgie, qui en fut exclue, marcha dès lors au second rang et forma une corporation dont les statuts furent donnes par Philippe le Bel, en 1 31 1. Entre les anciens conifères, les hostilités ne tardèrent pas i commencer. La Faculté de Médecine les ouvrit en accordant i des gens pauvres et illettrés le droit de panser les plates et herses. Ce droit fut, malgré quelques édits, exercé avec une extension de plus en plus envahissante, et il y eut ainsi deux catégories de chirurgiens : ceux qui faisaient les grandes opérations et ceux qui faisaient les petites. Les barbiers appartenaient i cette dernière classe. Ils se multiplièrent, suivirent les armées, on les trouva partout; quelques-uns devinrent célèbres.

Par lettres patentes en date du 31 août 1758, Louis XV accorda aux chirurgiens du royaume la qualité de notables et ordonna « qu’ils jouissent des honneurs, distinctions et privilèges accordés aux arts libéraux ». Ces lettres rappellent que la protection accordée à la chirurgie i Paris a relevé la profession de l’avilissement où elle était tombée et signalent les heureux résultats obtenus par les écoles établies \ Paris, Montpellier, Toulon Bordeaux et Rouen.

Louis XVI érigea le corps des chirurgiens de la ville de Lyon en Cvllège royal, par des Lettres patentes en tonne de Déclaration, ponant réglement, données i Versailles le 6 juillet 1775, et enregistrées au Parlement le IS du même mois.

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