‹ Documents pour servir a l'histoire de la médecine a LyonChapitre 26 sur 45 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

En ce qui concerne notre Cité, si nous recherchons dans les œuvres du Pire Ménestrier les « noms et surnoms Jos mai sires de métier nommés en f Hôtel :omm un Je la Fille de Lion, depuis Tan t y£ jusqu'à la Saint Thomas tboj », nous voyons les barbiers apparaître pour la première fois sur cette liste en 1535. A partir de 1367, leur nom n’est plus cité et il est remplace par celui de chirurgien. Il est évident que la corporation existe toujours, mais qu’elle a changé d’étiquette.

Ses armoiries étaient :

D’azur au lion £ or accompagné de trois boites £ onguent du tué me.

Supports : deux anges.

Devise : consilioque manuque.

Nous sommes ici en léger désaccord avec le savant auteur de l 'Armorial Ju Lyonnais, qui signale le lion et les boites comme étant d'argent. Nous avons suivi le texte du Recueil des réglements concernant la chirurgie. Cal. Cosle. Notre Collège de chirurgie comprenait :

Le lieutenant du premier chirurgien du roi, lequel avait autorité sur tous les chirurgiens du royaume.

Deux prévôts.

Un receveur.

Un doyen.

Deux greffiers.

MOYEN -AGE ITT TEMPS MODTRVEs

Six professeurs démonstrateurs.

Six professeurs adjoints.

Huit conseillers.

Tous les maitres reçus pour la Ville, à l'exclusion de ceux reçus pour les faubourgs. Leur nombre était considérable. L’almanach de 1789 ne donne pas moins de quatre- vingt -cinq maitres attaches au College de chirurgie de Lvon et cent trente autres répartis dans mute l’ctcaduc de la sénéchaussée.

C'est dans le local du Collège qu'on passait les examens ; on exigeai: de* candidats une ou deux années de cours, des droits 1 payer et un stage dans les hôpitaux.

Nous verrons, en parlant de ces derniers, quelles causes assurèrent à la chirurgie Ivonnaisc la réputation de bon aloi Jont elle iouit depuis slongtemps.

La corporation des chirurgiens a été dissoute en 1792 ÿ J. — Cnt-IÉCE DE MEDECINE.

Le Collège de médecine de Lvon fut érigé sous le légne d’Hemi TTI. le 19 juin 1576. Scs statuts en furent lus et publiés au présidial. le 6 juillet suivant, et confirmés par lettres patentes du mois d'octobre 1 > 77 . St' premiers membres furent : Jacques Pons, doyen ; Louis Thorel. Lauren: Paye, Isaac Connau, Ange Fournier, Laurent Kichard, Jean Marquis, Jérémie Lagnicr, Pancrace Marcellin, dont nous avons parle précédemment, et Michel Ribier. En t6oo, le Collège eut beaucoup de peine à faire vérifier scs statuts au Parlement de Paris, notamment l'article porunt un droit d’agrégation de cent écus (Guy Patin, lettre 71*). Ce droit fut. depuis, beaucoup augmenté, comme dans la ptupan des autres agrégations. Pour y être admis, il fallait encore être docteur d'une Université de France, avoir pratiqué la médecine pendant au moins quatre ans et subir plusieurs examens. En 1791, le Collège comptait trente et un membres qui devaient enseigner tout ce qui avait trait la médecine, 1 la chirurgie et à la pharmacie. Il fut supprimé en 1 79a par le même décret qui renversa

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